Juridiction andorrane, —
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La décision commentée est un auto de la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, rendu à Andorra la Vella le 30 mars 2007. Elle est référencée ATSJAD 8/2007 (ECLI:AD:TSJADAD:2007:8A) et porte le numéro de recours 42/07. Le rapporteur est M. Jean Louis Vuillemin, assisté de MM. Joan Manel Abril Campoy et M^me^ Eulàlia Amat Llari.
Le litige oppose, dans le cadre d'un judicium civil ordinaire (procédure n° 0155-1/2003), M. Arcos, demandeur en première instance, à M. Suárez. M. Arcos avait interjeté appel contre le jugement du Tribunal de batlles (section civile) en date du 8 janvier 2007.
Le batlle a ensuite ordonné la transmission des actes originaux au Tribunal Superior de Justícia et a cité les parties à comparaître devant celui-ci pour formaliser le recours dans un délai de quinze jours. Dans ce délai, le représentant processuel de M. Arcos a déposé un écrit sollicitant qu'il soit tenu pour désisté de son appel. Cet écrit a été communiqué à la partie adverse, qui a accepté le désistement.
Le texte ne précise pas les dispositions légales précises fondant la procédure de désistement (non précisé dans la décision). Le second fondement se borne à viser « la législation en vigueur et les usages et coutumes applicables ».
Question de droit
La question posée à la Sala Civil était de savoir si le désistement d'un appel, formé par l'appelant avant la formalisation du recours devant le Tribunal Superior et accepté par l'intimé, peut être donné acte, et quelles conséquences en tirer quant aux dépens de la seconde instance.
Cette question combine deux aspects. Le premier relève du pouvoir de disposition des parties sur l'instance d'appel : l'appelant peut-il abandonner son recours et mettre fin à l'instance sans que le juge statue sur le fond ? Le second porte sur la charge des dépens, et plus précisément sur la partie qui doit les supporter lorsque le désistement intervient en cours d'instance d'appel.
Solution et dispositif
Le Tribunal retient, au considérant unique de fond, que « la partie appelante, principale intéressée à la poursuite de la présente procédure, et les parties intimées sont d'accord sur le désistement ». L'acceptation de l'intimé et la volonté concordante de l'appelant suffisent donc, dans le raisonnement du juge, à fonder l'admission du désistement.
Le dispositif, dans la langue originale (catalan), est ainsi rédigé :
« Donar lloc al desistiment en l'instància en curs a les parts, i condemnar en costes de segona instància a la part desistida. »
Traduction française fidèle :
« Faire droit au désistement d'instance en cours formé par les parties, et condamner la partie désistée aux dépens de la seconde instance. »
Le juge se prononce « définitivement jugeant » et ordonne la transmission de la décision au président de la Batllia pour exécution.
Portée et enseignement pratique
Un désistement d'appel consensuel met fin à l'instance sans examen au fond. La décision illustre le principe selon lequel l'appelant peut, par un acte de désistement, renoncer à son recours, et que l'instance d'appel prend fin lorsque ce désistement est accepté. Le texte ne précise pas si l'acceptation de l'intimé est une condition nécessaire ou si la seule volonté de l'appelant aurait suffi (non précisé dans la décision). Il est toutefois notable que le juge relève expressément l'accord de la partie adverse, ce qui pourrait suggérer que cet accord est un élément déterminant de sa décision.
Les dépens de la seconde instance sont mis à la charge de la partie désistée. Cette solution est conforme au raisonnement classique selon lequel celui qui abandonne sa prétention supporte les frais que son recours a fait naître. La décision ne développe toutefois pas les fondements de cette condamnation, qui ne sont pas explicités dans le texte.
Une portée limitée au regard de la motivation. Le raisonnement est très bref. Les seules références normatives sont générales (« législation en vigueur », « usages
Aute
TSJC-042/07
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, a 30 de març de 2007.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. senyor Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. senyor Joan Manel Abril Campoy, i a. M.I. senyora Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
Antecedents de fet
VIST que en el marc del judici civil ordinari, amb el número 0155-1/2003, instats pel senyor Arcos contra el senyor Suárez la part agent va interposar recurs d'apel.lació contra la sentència de data 8 de gener del 2007, dictada per l'Hble. Tribunal de Batlles, Secció Civil.
VIST que l'Hble.Batlle va dictar una providència, en la qual s'acordava "...remetre els autes originals al Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, i emplaçar les parts perquè compareguin davant l'esmentat Tribunal a formalitzar el recurs en el termini de QUINZE DIES".
VIST que la representació processal del senyor Arcos dins l'esmentat termini, va aportar un escrit en el qual sol.licitava es volgués tenir per desistit al seu representat del recurs d'apel.lació que havia interposat.
VIST que es va donar trasllat d'aquest escrit de desistiment a l'altra part litigant, la qual va acceptar el present desistiment.