ATSJAD, Civil, 24 mai 2007, recours n° 291/06 (ROJ : ATSJAD 20/2007)
Décision commentée : Juridiction andorrane, — ; ATSJAD, Civil, 24 mai 2007, recours n° 291/06 (ROJ : ATSJAD 20/2007 ; ECLI:AD:TSJADAD:2007:20A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Les époux, dont la séparation est demandée, ont des enfants communs, Manzanares et Soriano, âgés à la date de la décision de 13 et 10 ans. Par demande du 28 juillet 2005, le père sollicite la séparation, l'attribution de l'autorité parentale conjointe et une garde partagée. La mère, dans sa réponse du 29 septembre 2005, demande l'exercice conjoint de l'autorité parentale mais la fixation de la garde chez elle, avec un droit de visite au père.
Par sentence du 16 novembre 2006, le Batlle maintient l'autorité parentale conjointe, attribue la garde et la tutelle au profit de la mère et organise un droit de visite au père : un jour par semaine, des fins de semaine en alternance, et un partage des vacances, des anniversaires et des fêtes.
Le père interjette appel. À titre préliminaire, il demande que soient administrées en appel plusieurs mesures d'instruction refusées en première instance par ordonnance du 12 octobre 2006 : une expertise psychologique, une audition de témoins (cinq personnes, dont des amis de la famille) et l'audition des mineurs. Il avait formulé en première instance la protestation prévue par l'article 73 de la Llei transitòria de procediments judicials du 21 décembre 1993, ce qui est rappelé dans les motifs.
La Sala Civil du Tribunal superior de justícia rend un aute (décision de nature interlocutoire) statuant sur cette demande préliminaire. La date de saisine et l'issue définitive du recours au fond ne figurent pas dans la décision (non précisé dans la décision).
Question de droit
La décision soulève une question procédurale précise : en matière de séparation, la juridiction d'appel doit-elle réadmettre, au stade de l'appel, des preuves refusées en première instance dont le refus a été protesté ? Elle pose en outre une question de fond incidente : dans quelle mesure l'audition d'enfants mineurs peut-elle être ordonnée pour éclairer une décision relative à la garde et au droit de visite ?
Le texte distingue en réalité trois mesures, que la Cour apprécie séparément :
- la preuve testimoniale des amis de la famille, destinée à établir la manière dont le père exerce ses obligations parentales ;
- la preuve pericial psychologique portant sur les capacités de dialogue des deux parents ;
- l'exploration judiciaire des mineurs, qui vise à recueillir leur avis sur les décisions qui les concernent.
Le raisonnement tient donc à la nécessité de chaque mesure, non à son principe.
Solution et dispositif
La Sala Civil rejette les deux premières demandes pour inutilité. S'agissant du témoignage, elle relève que les amis, « per molta relació que tinguin am
Aute
TSJC-291/06
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, a 24 de maig de 2007.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 28 de juliol del 2005 la representació processal del Sr. Vara va formular demanda de separació matrimonial contra la Sra. Pino, sol·licitant que es donés lloc a la separació dels esposos i es confiessin els fills nascuts del matrimoni a la pàtria potestat i a la custòdia compartida d'ambdós progenitors, de forma que els nens romanguessin en el domicili patern la meitat del temps i, com a mínim, cas que sorgissin divergències en l'execució, dos períodes d'una setmana per mes, coincident amb els dies de descans del Sr. de la T. , la primera meitat de totes les vacances escolars dels menors, passant en companyia del pare o la mare que ho celebressin les respectives Diades del Pare o de la Mare així com les seves onomàstiques i aniversaris, i la meitat de la jornada amb cada un d'ells en les celebracions pròpies dels fills, decidint conjuntament tots els aspectes relatius a la vida dels fills.
II.- La representació processal de la senyora Pino va contestar a la demanda en data 29 de setembre del 2005, sol·licitant pel que s'establís l'exercici conjunt de la pàtria potestat sobre els menors per part dels dos progenitors i s'atribuís la guarda i custòdia dels mateixos a la Sra. C. amb un règim de visites a favor del seu pare de un dia a la setmana entre la sortida de l'escola i l'hora de sopar i els caps de setmana alterns, distribuint les vacances escolars, aniversaris i onomàstiques entre tots dos.