jurisprudence · v1.0.0
ATSJAD ANDORRA, a 26 d'abril del 2007 - ROJ: ATSJAD 33/2007
Résumé
# ATSJAD civil, 26 avril 2007, n° 193/06 (ROJ : ATSJAD 33/2007 ; ECLI:AD:TSJADAD:2007:33A) > Décision commentée : ATSJAD civil, 26 avril 2007, n° 193/06 (ROJ : ATSJAD 33/2007 ; ECLI:AD:TSJADAD:2007:33A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) *Note de méthode : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir de l'en-tête de la décision elle-même. Le texte source est rédigé en catalan ; les passages cités sont traduits par nos soins.* ## Faits et procédure La société ORG_2, S.L. a introduit, le 6 juin 2006, une action en paiement contre la société ORG_0, S.L., réclamant la somme de 112 211,08 euros, majorée des intérêts légaux à compter du 14 octobre 2004, ainsi que des dépens. Par écrit du 27 juin 2006, la défenderesse ORG_0, S.L. a demandé l'intervention processuelle du Comú de La Massana et de la société D. Le Tribunal de batlles a rendu, le 20 juillet 2006, un *aute* (ordonnance interlocutoire) qui refusait cette demande d'intervention (premier chef), ordonnait la communication à la demanderesse de l'écrit de la défenderesse (deuxième chef) et fixait une audience de contestation de la demande au 5 septembre 2006 (troisième chef). ORG_0, S.L. a interjeté appel contre cette ordonnance et, par conclusions du 20 décembre 2006, a sollicité sa révocation. ORG_2, S.L. a conclu à sa confirmation, avec condamnation de l'appelante aux dépens (écrit du 29 janvier 2007). La Sala Civil du Tribunal superior de justícia d'Andorre, composée du président Jean Louis Vuillemin et des magistrats Joan Manel Abril Campoy (rapporteur) et Eulàlia Amat Llari, a statué le 26 avril 2007. ## Question de droit Le litige pose la question de savoir si la *litis denuntiatio*, c'est-à-dire la notification à un tiers de la pendance d'un procès afin qu'il puisse, s'il le juge utile, y intervenir, doit être admise lorsque ce tiers est lié aux parties par une relation contractuelle dans le cadre d'un même ouvrage. Plus précisément, il s'agit de déterminer si l'existence d'intérêts juridiques et patrimoniaux connexes entre le maître de l'ouvrage (le Comú de La Massana), l'entrepreneur principal (D.) et les sous-traitants justifie la mise en cause de ces tiers. La juridiction devait également trancher la question accessoire des dépens d'appel. L'appelante soutenait, en substance, que le maître de l'ouvrage et l'entrepreneur principal avaient exigé de la défenderesse la reprise et l'achèvement des travaux exécutés par la demanderesse, et qu'à défaut de leur intervention, un jugement pourrait retenir que ces travaux étaient correctement exécutés et que leur reprise était inutile. Elle en déduisait un intérêt juridique et patrimonial évident de ces tiers à intervenir. ## Solution et dispositif La Sala Civil retient le raisonnement suivant. Elle rappelle que la *litis denuntiatio* consiste en « la notification à un tiers de la pendance d'un procès, de manière que, si ce tiers le juge convenable, il puisse intervenir », et qu'elle s'inscrit dans la garantie du droit à la juridiction prévue à l'article 10 de la Constitution andorrane. Elle constate ensuite une « connexion évidente » entre les intérêts juridiques et patrimoniaux des intervenants à un même ouvrage. Elle relève enfin que des actions directes des sous-traitants, ainsi que des actions visant à « l'équilibrage patrimonial » entre intervenants, peuvent exister en dehors du rapport contractuel direct, ce qui rend la mise en cause « adéquate ».
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