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ATSJAD ANDORRA, a 24 d'abril del 2008 - ROJ: ATSJAD 59/2008
Sources citées
1 référenceJurisprudence (1)
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Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 201/07 — Décision commentée
🏛 Tribunal Superior de Justícia d’Andorra
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Doctrine juridique scientifique
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5 novembre 2026
Jurisprudence
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Résumé éditorial
# ATSJAD 59/2008 (ECLI:AD:TSJADAD:2008:59A) > Décision commentée : ATSJAD 59/2008, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 24 avril 2008 (ECLI:AD:TSJADAD:2008:59A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)). *La référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, elle a été complétée à partir des mentions figurant dans le texte intégral.* ## Faits et procédure Par une sentence du 14 février 2008, le Tribunal Superior de Justícia (ci-après « TSJ ») d'Andorre, statuant en appel, a estimé en partie le recours des époux Pombo et Noguées, à l'encontre d'une décision rendue le 5 juin 2007 par le Tribunal de Batlles, Section civile. Il a condamné les défendeurs à payer à la société Amador la somme de 189 714 euros, assortie des intérêts légaux à compter du 9 octobre 2000. Cette somme devait être diminuée des fonds prélevés par Amador sur le compte n° 31219 et sur d'autres comptes des défendeurs, la compensation opérée le 13 décembre 2000 ayant porté sur le solde débiteur du compte n° 31639. Aucune condamnation aux dépens n'avait été prononcée pour les deux instances. Amador a formé un incident de nullité d'actuacions (nullité des actes de procédure) contre cette sentence. Elle soutenait qu'elle avait porté atteinte à son droit à la juridiction, au motif qu'elle n'était pas fondée en droit ni suffisamment motivée. La Sala Civil du TSJ, composée des magistrats Jean Louis Vuillemin (ponent), Joan Manel Abril Campoy et Eulàlia Amat Llari, a rejeté l'incident par une décision du 24 avril 2008 (Aute). ## Question de droit La question posée était de savoir si une sentence civile, dont la validité est contestée par la voie de l'incident de nullité d'actuacions, méconnaît le droit à la juridiction garanti par l'article 10 de la Constitution andorrane, lorsqu'elle est alléguée comme dépourvue de motivation ou de fondement juridique. Cette question se décomposait en deux branches : 1. le juge a-t-il statué sur la prétention dont il était saisi, compte tenu des moyens de défense invoqués (droit à la juridiction) ; 2. la décision est-elle suffisamment motivée et fondée en droit (droit à une décision motivée) ? ## Solution et dispositif Le TSJ rejette l'incident sur les deux branches. Sur le premier point, il rappelle la jurisprudence du Tribunal Constitucional selon laquelle le droit à la juridiction, consacré par l'article 10 de la Constitution, reconnaît à tout citoyen le droit de provoquer l'activité juridictionnelle sur ses prétentions, sans que la décision doit nécessairement lui être favorable. Il relève que la sentence attaquée a résolu la problématique posée par la demande, en tenant compte des moyens de défense de la partie défenderesse. Sur le second point, le TSJ énonce que la motivation exigée n'a pas à être exhaustive. Un raisonnement minimal suffisant suffit, dès lors qu'il permet d'écarter le caractère arbitraire de la décision. Il retient que la sentence repose sur une appréciation de la compensation au regard de la bonne foi contractuelle. Selon ce raisonnement, la banque ne pouvait pas compenser à tout moment : elle devait, compte tenu des intérêts du client et non seulement des siens, procéder à la compensation avant que la situation d'
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Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 201/07 — Décision commentée
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