ATSJAD 10/2009 (Tribunal superior de justice d'Andorre, Sala civil, 12 février 2009)
Décision commentée : ATSJAD, Civil, 12 février 2009 (ROJ : ATSJAD 10/2009 ; ECLI:AD:TSJADAD:2009:10A), recours A250/08 (Lire sur source officielle)
Note méthodologique : la référence canonique fournie dans la fiche d'entrée (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence complète figurant dans le texte intégral a été retenue.
Faits et procédure
Par acte du 20 février 2008, Benitez, agissant par la représentation processuelle de la Communauté des copropriétaires, a assigné le défendeur, M. Castillo, aux fins de restitution d'un espace commun occupé et clos sans autorisation, ainsi que de suppression de la fermeture de la place de stationnement n° 39, cette fermeture faisant obstacle à la ventilation et à la circulation de l'air.
Le défendeur n'a pas conclu au fond. Par une exception dilatoire d'incompétence de juridiction, présentée le 14 mai 2008, il a soutenu que les statuts de la copropriété imposaient de soumettre tout différend entre copropriétaires à une procédure d'amiable composition devant trois arbitres en équité. Le demandeur s'y est opposé le 28 mai 2008, au motif que la procédure arbitrale prévue par les statuts ne s'appliquait pas au litige.
Par un Aute du 30 juillet 2008, le Tribunal de Batlles a fait droit à l'exception et a condamné le demandeur aux dépens. Celui-ci a interjeté appel. Il sollicitait, à titre préalable, l'admission de moyens de preuve sollicités en première instance mais non administrés (par une Providència du 25 juin 2008, la production avait été refusée), afin d'établir que les normes méconnues étaient de ius cogens et excluaient tout recours à l'arbitrage. Il demandait en outre à être déclaré compétent pour les juridictions ordinaires.
La Sala civil du Tribunal superior de justice a rendu sa décision le 12 février 2009, sous la présidence de M. Jean Louis Vuillemin, avec pour magistrats M. Joan Manel Abril Campoy et Mme Eulàlia Amat Llari, cette dernière étant magistrate rapporteure.
Question de droit
La décision soulève deux questions connexes.
- Question probatoire : le juge d'appel peut-il rejeter une demande d'administration de preuves destinée à établir le caractère impératif d'une règle de droit ?
- Question de l'arbitrabilité : une clause statutaire de la copropriété imposant le recours à l'amiable composition par des arbitres d'équité couvre-t-elle un litige opposant la communauté, représentée par son président, à un copropriétaire, et les règles impératives relatives à la propriété horizontale font-elles obstacle à cette clause ?
Solution et dispositif
Sur la première question, la Cour écarte la demande au motif que, « en vertu du principe iura novit curia », il n'est pas nécessaire d'établ
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-250/08
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, 12 de febrer de 2009 Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 20 de febrer del 2008 la representació processal de Benitez va formular demanda contra el Sr. Castillo en petició de restitució a Benitez de l'aquell espai comunitari ocupat i tancat indegudament per ell sense autorització i que estava en possessió del defenent, reposant l'indret a l'estat en què es trobava als plànols oficials de l'edifici i de supressió del tancament de la plaça d'aparcament número 39, si el mateix constituïa obstacle a les ventilacions i circulació d'aire, alliberant les mateixes i reposant-les en l'estat que constava als plànols oficials de l'edifici.
II.- La representació processal del Sr. Castillo, sense contestar a la demanda, va formular qüestió prèvia d'excepció processal dilatòria d'incompetència de jurisdicció en data 14 de maig del 2008, atès que, d'acord amb els Estatuts de la Comunitat, per a la resolució de totes les qüestions o litigis que poguessin sorgir entre els copropietaris seria obligatori acudir al procediment d'amigable composició de tres àrbitres d'equitat. Per aquesta raó, sol·licitava que es declarés la incompetència de la jurisdicció pública de la Batllia i es condemnés als agents al pagament de les costes del procediment.