I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 36/2009 (Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala Civil, 26 mars 2009)
Décision commentée : ATSJAD 36/2009, Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala Civil, 26 mars 2009, recours n° A255/08 (ECLI:AD:TSJADAD:2009:36A) (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue ci-dessus est celle figurant dans le texte intégral de la décision.
Faits et procédure
Par un contrat du 7 juillet 2003, le promettant, M. Capellà, s'engageait irrévocablement à vendre à M. Ferrer et à Mme Gaya, qui promettaient irrévocablement d'acheter, une unité immobilière située au troisième étage, porte 2, escalier B, d'un immeuble en cours de construction dans l'ensemble résidentiel « Edificis Beth », à Sant Julià de Lòria. Pour en préciser la description, deux annexes étaient incorporées au contrat : un plan (annexe n° 1) et une mémoire technique et d'achèvements (annexe n° 2).
Saisi par les acquéreurs, le Tribunal de batlles, par jugement du 14 juillet 2006, confirmé par le Tribunal superior de justícia le 30 mars 2007, a ordonné au promettant de s'exécuter, en livrant l'appartement une fois l'ouvrage achevé, et l'a condamné aux dépens.
Les bénéficiaires ont ensuite saisi le juge de l'exécution (demande du 18 septembre 2007). Ils sollicitaient, outre la livraison de l'appartement, la vente d'une place de stationnement et d'un cellier au prix de 2003, leur acte conjoint, la livraison de la cuisine « achevée selon la distribution » et avec les meubles figurant aux plan et mémoire, ainsi que le retrait du revêtement en bois du plafond.
Par une providence du 28 mars 2008, le juge a rejeté la demande relative à la place de stationnement et au cellier, mais a enjoint au promettant de livrer l'appartement dans un délai de quinze jours avec la cuisine et les éléments mobiliers des annexes, et de retirer le revêtement de bois. Le promettant a formé un incident d'exécution tendant à la suppression de ces injonctions, se déclarant prêt à livrer le bien en l'état. Par un aute du 10 juin 2008, le batlle a rejeté les prétentions des acquéreurs et a reformé la providence en ne maintenant que l'obligation de livrer l'appartement, dans un délai de quinze jours. Les acquéreurs ont interjeté appel de cette décision.
Question de droit
La Sala Civil était saisie de deux questions principales :
- Le juge de l'exécution d'une décision ordonnant l'exécution d'une promesse de vente peut-il imposer au débiteur des prestations non expressément visées par le jugement, au motif qu'elles résulteraient des annexes du contr
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« A la vila d'Andorra la Vella, a 26 de març de 2009 Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 26 de març del 2009 - ROJ: ATSJAD 36/2009 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_partielle), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- La Sentència del Tribunal de Batlles de data 14 de juliol del 2006, confirmada per la del Tribunal Superior de Justícia de 30 de març del 2007, va estimar la demanda formulada en data 29 de juliol del 2005 per la representació processal dels Srs. Ferrer i Gaya contra el Sr. Capellà, condemnant a aquest darrer a complir el contracte de promesa irrevocable de compravenda signat per les parts en data 7 de juliol del 2003, lliurant als agents, quan l'obra estigués acabada, l'apartament planta 3ª, porta 2ª, escala B, del XXXX, imposant al defenent la totalitat de l… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 26 mars 2009 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-255/08
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, a 26 de març de 2009 Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La Sentència del Tribunal de Batlles de data 14 de juliol del 2006, confirmada per la del Tribunal Superior de Justícia de 30 de març del 2007, va estimar la demanda formulada en data 29 de juliol del 2005 per la representació processal dels Srs. Ferrer i Gaya contra el Sr. Capellà, condemnant a aquest darrer a complir el contracte de promesa irrevocable de compravenda signat per les parts en data 7 de juliol del 2003, lliurant als agents, quan l'obra estigués acabada, l'apartament planta 3ª, porta 2ª, escala B, del XXXX, imposant al defenent la totalitat de les costes judicials.
II.- El dia 18 de setembre del 2007 la representació processal dels Srs. Ferrer i Gaya va presentar un escrit sol·licitant l'execució de la citada Sentència, obligant al Sr. Capellà a vendre als consorts ENTITY_4-Gaya la plaça d'aparcament i traster de l'immoble al mateix preu que es van vendre les altres places d'aparcament l'any 2003, a escripturar conjuntament la venda de l'apartament i la plaça d'aparcament i traster corresponents, a lliurar l'apartament d'autes amb la cuina acabada segons la distribució i els mobles que figuraven en el plànol i la memòria que acompanyaven el contracte de compravenda i retirant el revestiment de fusta del sostre que en aquell moment existia i a pagar les costes del procediment.