ATSJAD, Civil, 18 juin 2009 (ROJ : ATSJAD 118/2009 ; ECLI:AD:TSJADAD:2009:118A)
Décision commentée : ATSJAD 118/2009, Tribunal Superior de Justicia d'Andorra, Sala Civil, 18 juin 2009, recours A060/09 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La société « Daza » avait consenti un prêt à M. Arcos pour l'acquisition d'un véhicule de marque Mercedes-Benz (modèle SLK 350). Le débiteur n'ayant pas remboursé l'intégralité des sommes dues, la créancière a formé, par écrit du 12 septembre 2008, une demande d'embargament preventiu (saisie conservatoire). Elle réclamait le paiement de 48 269,76 euros en principal, majoré des intérêts et des dépens, dont une clause pénale de 965,39 euros prévue au contrat en cas d'inexécution. Elle sollicitait en outre le séquestre du véhicule et la saisie de tous les comptes bancaires et de l'ensemble des biens meubles et immeubles du défendeur.
Par un Aute du 19 septembre 2008, le tribunal unipersonnel, section civile (Batllia), a rejeté la demande. Il a retenu que le demandeur avait établi le fumus boni iuris, en produisant le contrat signé entre les parties ainsi que les échéances impayées du prêt. Il a en revanche jugé que le periculum in mora n'était pas démontré, condition exigée par le Décret du 1er mai 1922 pour ordonner la mesure conservatoire.
La société « Daza » a interjeté appel, demandant la révocation de la décision et l'admission intégrale de sa demande. La Sala Civil du Tribunal Superior de Justicia, siégeant sous la présidence de M. Jean Louis Vuillemin, avec pour magistrats rapporteurs Mme Eulàlia Amat Llari et M. Joan Manel Abril Campoy, a rendu la décision commentée. Mme Amat Llari a été désignée magistrate rapporteur.
Question de droit
La décision pose deux questions principales.
Première question. La partie qui sollicite une mesure d'embargament preventiu doit-elle rapporter, au moins par des indices, la preuve du periculum in mora, à savoir l'existence d'un risque que le débiteur fasse disparaître ses biens en vue de se soustraire à son créancier, alors même que cette preuve peut s'avérer difficile à obtenir pour un particulier ?
Seconde question. La réserve de propriété stipulée au profit du vendeur d'un véhicule, financé par le prêt litigieux, dispense-t-elle le créancier de justifier les conditions de la saisie conservatoire, ou permet-elle de fonder à elle seule le séquestre du bien ?
Solution et dispositif
La Sala Civil répond à la première question par l'affirmative. Elle retient que « si aquell que demana un embargament preventiu no prova, encara que sigui per indicis, que el deutor pot fer fonedissos els seus béns per tal de no respond
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-060/09
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, a 18 de juny de 2009 Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- Per escrit de data 12 de setembre del 2008 la representació processal de la societat "Daza" va formular demanda d'embargament preventiu contra el Sr. Arcos, per tal de garantir el pagament de la suma principal de 48.269,76 euros, més interessos i costes, quantitat que comprenia aquella que la defenent li devia com a conseqüència del préstec que la seva mandant li va atorgar per la compra d'un vehicle i que la defenent no va retornar íntegrament, més la quantitat de 965,39 euros corresponent a la clàusula penal fixada al contracte pel supòsit d'incompliment, sol·licitant que s'embargués i es segrestés el vehicle marca "Mercedes Benz", model SLK 350, matrícula andorrana XXXX, i que s'embarguessin tots els comptes bancaris i els béns mobles o immobles dels quals fos titular el Sr. Arcos..
II.- L'Aute que ara es recorre va desestimar la demanda considerant que l'agent havia provat l'existència de fumus boni iuris, ja que aportava el contracte signat entre les parts i els rebuts de les quotes del préstec impagades, però no havia acreditat la concurrència del periculum in mora, que exigia, com a segon requisit per tal de decretar l'embargament preventiu, el Decret de 1 de maig del 1922.