ATSJAD ANDORRA, a 17 de gener del 2024 - ROJ: ATSJAD 11/2024
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé17 janvier 2024
NuméroA003/22
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, aute du 17 janvier 2024 (ROJ : ATSJAD 11/2024 ; ECLI:AD:TSJADAD:2024:11A)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, aute du 17 janvier 2024, recours A003/22, ROJ : ATSJAD 11/2024 ; ECLI:AD:TSJADAD:2024:11A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note de méthode : la référence canonique fournie dans la requête (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir des seules mentions figurant dans le texte intégral. La décision est rédigée en catalan ; les citations sont des traductions libres.*
## Faits et procédure
Le litige naît de l'exécution d'une transaction judiciaire conclue le 20 décembre 2012 entre une société créancière, B2 SA, et trois débiteurs, MM. Benitez et Téllez et Mme Almansa, qui reconnaissaient devoir la somme de 1 200 000 euros. Le montant de la dette fut actualisé le 3 septembre 2018 à 485 187,75 euros.
Le 5 juillet 2021, M. Benitez demanda la suspension de la vente aux enchères publiques d'une parcelle dénommée « Terra DC ». Il sollicitait qu'elle soit déclarée insaisissable, au motif qu'elle constituait la seule source de revenus propres à lui-même et à sa famille, et contestait en outre en être le titulaire. La banque s'opposa à cette demande le 9 septembre 2021. Elle faisait valoir que la propriétaire était Mme Téllez, elle aussi partie exécutée, qui avait accepté sous bénéfice d'inventaire la succession de sa mère, et que le débiteur n'avait produit aucune preuve de l'insaisissabilité alléguée.
Par aute du 3 décembre 2021, la juge de première instance rejeta la demande de déclaration d'insaisissabilité et ordonna une nouvelle expertise de valorisation des parcelles. Les consorts Benitez et Téllez interjetèrent appel. Par aute du 7 novembre 2022, la Cour admit partiellement la mesure probatoire sollicitée par le créancier, limitée à la production de la copie de l'acte de saisie du terrain. Par aute du 9 juin 2023, la suspension de la procédure fut levée, la banque ayant été remplacée processuellement par la société Somoza SA.
## Question de droit
La Cour devait trancher trois questions :
1. **L'exception d'insaisissabilité** prévue à l'article 6, a), de la loi sur la saisie (*Llei de l'embargament*) peut-elle être accueillie lorsque le bien constitue, selon les débiteurs, l'unique source de revenus du foyer ? Plus précisément, sur qui pèse la charge de la preuve de cette situation ?
2. **Le moyen tiré de l'incongruence** *infra petita* : le premier juge a-t-il omis de statuer sur la titularité du bien, question que les appelants estimaient préalable ?
3. **La titularité du bien saisi** : cette question peut-elle être opposée à des débiteurs qui contestent être propriétaires du terrain ?
La décision ne précise pas le texte exact de l'article 6 de la loi applicable. Le titre de la décision renvoie à la « Llei 22/2014 », tandis que la rubrique « Legislació relacionada » mentionne une loi distincte relative à la création du Col·legi Oficial de Dietistes Nutricionistes d'Andorra. Cette divergence ne peut être résolue à partir du seul texte fourni : le contenu normatif de l'article 6, a), n'est donc pas reproduit ici (*non précisé dans la décision*).
## Solution et dispositif
La Cour rejette le recours sur les trois moyens.
**Sur l'insaisissabilité.** La Cour relève qu'« il est de toute évidence que la partie appelante n'a produit aucune preuve que ce terrain constitue sa seule source de revenus ». Les seuls éléments produits étaient des photograph
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 17 de gener del 2024 - ROJ: ATSJAD 11/2024
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, aute du 17 janvier 2024 (ROJ : ATSJAD 11/2024 ; ECLI:AD:TSJADAD:2024:11A)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, aute du 17 janvier 2024, recours A003/22, ROJ : ATSJAD 11/2024 ; ECLI:AD:TSJADAD:2024:11A (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence canonique fournie dans la requête (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir des seules mentions figurant dans le texte intégral. La décision est rédigée en catalan ; les citations sont des traductions libres.
Faits et procédure
Le litige naît de l'exécution d'une transaction judiciaire conclue le 20 décembre 2012 entre une société créancière, B2 SA, et trois débiteurs, MM. Benitez et Téllez et Mme Almansa, qui reconnaissaient devoir la somme de 1 200 000 euros. Le montant de la dette fut actualisé le 3 septembre 2018 à 485 187,75 euros.
Le 5 juillet 2021, M. Benitez demanda la suspension de la vente aux enchères publiques d'une parcelle dénommée « Terra DC ». Il sollicitait qu'elle soit déclarée insaisissable, au motif qu'elle constituait la seule source de revenus propres à lui-même et à sa famille, et contestait en outre en être le titulaire. La banque s'opposa à cette demande le 9 septembre 2021. Elle faisait valoir que la propriétaire était Mme Téllez, elle aussi partie exécutée, qui avait accepté sous bénéfice d'inventaire la succession de sa mère, et que le débiteur n'avait produit aucune preuve de l'insaisissabilité alléguée.
Par aute du 3 décembre 2021, la juge de première instance rejeta la demande de déclaration d'insaisissabilité et ordonna une nouvelle expertise de valorisation des parcelles. Les consorts Benitez et Téllez interjetèrent appel. Par aute du 7 novembre 2022, la Cour admit partiellement la mesure probatoire sollicitée par le créancier, limitée à la production de la copie de l'acte de saisie du terrain. Par aute du 9 juin 2023, la suspension de la procédure fut levée, la banque ayant été remplacée processuellement par la société Somoza SA.
Question de droit
La Cour devait trancher trois questions :
L'exception d'insaisissabilité prévue à l'article 6, a), de la loi sur la saisie (Llei de l'embargament) peut-elle être accueillie lorsque le bien constitue, selon les débiteurs, l'unique source de revenus du foyer ? Plus précisément, sur qui pèse la charge de la preuve de cette situation ?
Le moyen tiré de l'incongruenceinfra petita : le premier juge a-t-il omis de statuer sur la titularité du bien, question que les appelants estimaient préalable ?
La titularité du bien saisi : cette question peut-elle être opposée à des débiteurs qui contestent être propriétaires du terrain ?
La décision ne précise pas le texte exact de l'article 6 de la loi applicable. Le titre de la décision renvoie à la « Llei 22/2014 », tandis que la rubrique « Legislació relacionada » mentionne une loi distincte relative à la création du Col·legi Oficial de Dietistes Nutricionistes d'Andorra. Cette divergence ne peut être résolue à partir du seul texte fourni : le contenu normatif de l'article 6, a), n'est donc pas reproduit ici (non précisé dans la décision).
Solution et dispositif
La Cour rejette le recours sur les trois moyens.
Sur l'insaisissabilité. La Cour relève qu'« il est de toute évidence que la partie appelante n'a produit aucune preuve que ce terrain constitue sa seule source de revenus ». Les seuls éléments produits étaient des photograph
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000003/2022 ORIGEN: 1100524/2012 - 0
NIG: 5300542120150004687
PARTS:
Apel·lant: Srs. Benitez i Téllez
Advocat: Porras
Apel·lat: Somoza
Representant: Plaza
Advocat: Duque
OBJECTE: EXECUCIÓ: pretesa aplicació de l'excepció prevista a l'article 6 de la Llei 22/2014 de l'embargament per evitar l'embargament i subsegüent execució d'un bé que es considera necessari per a la subsistència de la persona executada. Necessitat de prova. Titularitat del bé que es pretén executar.
AUTE 000010/2024
Andorra la Vella, el 17 de gener del 2024. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A003/22 — Décision commentée
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent la magistrada Sra. Alexandra Cornella Sola, la qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
1.- En el marc de l'execució de la Transacció judicial atorgada en data 20 de desembre de 2012 entre l'entitat B2, SA i els senyors Benitez, Téllez i Almansa, per la que aquests darrers varen reconèixer deure i voler pagar a la primera la suma de 1.200.000 EUR, havent-se procedit a actualitzar l'import endeutat en data 3 de setembre de 2018 per part de l'entitat bancària creditora en la suma de 485.187,75 EUR; el dia 5 de juliol de 2021 el senyor Benitez va sol·licitar la suspensió de la venda en pública subhasta de la finca coneguda per "Terra DC", demanant que la mateixa fos declarada com a bé inembargable ja que constituïa la única font d'ingressos pròpia i de la seva família, a banda d'afirmar que la mateixa no era de la seva titularitat.
2.- L'entitat bancària, en data 9 de setembre de 2021, es va oposar a les pretensions esgrimides per la part executada tot posant de relleu que la titular de la finca és la senyora Téllez, que també és part executada, en haver acceptat a benefici d'inventari l'herència de la seva mare, senyora Almansa. Oposa, a més, que la part executada no va aportar cap prova de la pretesa inembargabilitat del terreny per constituir la seva única font d'ingressos disposant, a més, de molts altres terrenys que permetrien el conreu de tabac que afirmen que és la seva única font de subsistència; tot sol·licitant que es fixés urgentment un nova data per a procedir a la subhasta de l'esmentada parcel·la de terreny.
3.- En data 3 de desembre de 2021, la senyora Batlle d'instància dictà Aute amb, entre altres, la següent part dispositiva:
"ACORDA:
Primer.- No donar lloc a la petició adduïda pel Sr. Benitez, mitjançant escrit de data 05 de juliol del 2021, en el sentit de declarar el terreny "Terra DC" com a bé inembargable.
Segon.- Nomenar com a perit definitiu l'arquitecte Sra. Esparza, per l'obtenció de la valoració de les unitats immobiliàries següents:
terreny anomenat TERRA BS confrontat respectivament Sol ixent amb Terra BN, a Migidia amb Terra BN, a ponent amb Terra CS i Tramuntana amb comunal, tenint una superfície de 2CA. 11 Gar. de 3a;
terreny anomenat TERRA BS, confrontant respectivament Sol ixent amb Terra CS, a Migdia amb comunal, tenint una superfície de 2Ca. I 11 Gar. de 3a;
terreny anomenat TERRA BS, confrontant respectivament Sol ixent amb Comunal, a Ponent amb Comunal i a Tramuntana amb Comunal, tenint una superfície de 3 Ca. de 3a. 6 .
Tercer.- Notificar la present resolució a les parts interessades."
4.- Contra l'esmentada resolució han interposat recurs d'apel·lació els senyors Benitez i Téllez en considerar, en síntesi, que la parcel·la anomenada "Terra DC" ha de ser declarada inembargable ja que la seva alienació provocaria l'abocament del senyor Benitez i de la seva família a la insolvència de facto. Considera també que la resolució d'instància incorre en incongruència infra petita en no haver-se pronunciat sobre la seva manca de titularitat respecte del bé embargat, que es pretén subhastar i que també determina la impossibilitat de què es pugui procedir a la seva execució; tot sol·licitant que es declari inembargable el terreny "Terra DC" en no ser de propietat de la part executada i ser necessari per la subsistència digna de la persona embargada i dels familiars que en depenen econòmicament.
5.- La representació processal de l'entitat Somoza s'oposa al recurs interposat, demanant la seva desestimació, amb condemna dels apel·lants al pagament de les costes processals ocasionades. Sol·licita també que es requereixi a la Pombo per a què aporti l'expedient d'execució en el que consti tota la informació referent als ingressos que percep la part executada.
6.- Per Aute de 7 de novembre de 2022, vam admetre parcialment a tràmit la pràctica probatòria interessada per la part recorreguda, en el sentit de què la Pombo aportés només còpia de l'acord d'embargament del terreny "Terra DC", titularitat de la senyora ENTITY_5; en considerar, entre altres, que la prova de què el terreny era la única font d'ingressos de la part apel·lant havia de ser aportada per la mateixa i no per la part apel·lada.
7.- Per Aute de data 9 de juny de 2023 es va deixar sense efecte la suspensió del procediment per quant es va declarar que l'entitat bancària B2 havia quedat substituïda processalment per Somoza, SA.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- Pel que fa a la pretesa inembargabilitat de la finca "Terra DC" en constituir l'única font d'ingressos de la part executada i avui apel·lant, per aplicació de l'article 6.a) de la llei de l'embargament.
Poc més es pot afegir a l'argumentació continguda en la resolució recorreguda, ja que resulta de tota evidència que la part recurrent no va aportar cap prova de què aquest terreny constitueixi la seva única font d'ingressos. En autes només aporta fotografies de què el terreny es procedeix a conrear amb tabac, però cap altra evidència que pugui confirmar la realitat de les seves afirmacions. Era a la part apel·lant a qui li corresponia acreditar la realitat de la seva situació financera i de la seva pretesa única font d'ingressos però cap prova ha aportat al respecte.
En conseqüència, procedeix denegar aquesta pretensió i confirmar aquest extrem de la resolució recorreguda.
Segon.- En relació a la pretesa incongruència infra petita en què hauria incurregut la resolució d'instància per no haver-se pronunciat sobre la titularitat del terreny de constant referència, cal posar de relleu que la determinació de la seva titularitat no constituïa una pretensió, ja que només demanava que es declarés inembargable per aplicació del mencionat article 6.a) de la Llei de l'embargament i, subsidiàriament, que s'efectués una nova valoració pericial del terreny. Vegi's al respecte la pètita de l'escrit de data 5 de juliol de 2022 efectuat únicament pel senyor Benitez.
En conseqüència, la resolució d'instància no incorre en incongruència omissiva infra petita, ja que el propi senyor Benitez es limita a afirmar que el terreny era d'un avantpassat seu, sense derivar cap pretensió d'aquest extrem.
En tot cas, obren en autes indicis suficients per entendre que el dit terreny és a data d'avui propietat de la senyora Téllez, que també ostenta la condició de part executada. Noti's com el terreny de constant referència forma part de l'inventari de l'herència efectuat en el seu dia per la senyora Almansa -mare de la senyora ENTITY_5- (pàgina 6 de la còpia simple de inventari d'herència atorgat per la mateixa, i adjuntat de document número 1 a l'escrit de la part executant. I vegi's també el document 2 adjuntat per la mateixa part executant i avui recorreguda al seu calendat escrit i consistent en un certificat emès per la Notaria, senyora Viñas, pel que manifesta que la senyora Téllez acceptà a benefici d'inventari l'herència de la seva mare, senyora Almansa -qui la instituí hereva universal-).
I tot, encara, sense perjudici de què de pertànyer el bé objecte d'execució a un tercer aliè al present procés -recordem als efectes escaients que la senyora Téllez és part en el mateix i no ha desmentit les afirmacions de l'entitat bancària i derivades dels documents suara referenciats-, disposa de mecanismes jurídics per fer valer els seus drets.
Tercer.- Procedeix, en conseqüència, la desestimació del recurs d'apel·lació interposat i la confirmació de la resolució recorreguda.
Quart.- La desestimació del recurs d'apel·lació ha de comportar la imposició del pagament de les costes processals ocasionades a la part recurrent.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
DECIDEIX
Primer.- DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat pels senyors Benitez i Téllez contra l'Aute dictat en data 3 de desembre de 2021 per la senyora Batlle d'instància, que confirmem.
Segon.- Imposar el pagament de les costes processals generades en aquesta alçada a la part recurrent.
Aquest aute és ferm i executiu.
Així, per aquest nostre aute, definitivament jutjant, ho manem i signem.