ATSJAD ANDORRA, a 22 de març del 2024 - ROJ: ATSJAD 43/2024
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé22 mars 2024
NuméroTSJP 0000002/2024
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 43/2024 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 22 mars 2024)
> Décision commentée : ATSJAD 43/2024, 22 mars 2024 (ECLI:AD:TSJADAD:2024:43A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 11 juillet 2020, M. Castilla a été déclaré coupable d'un délit mineur de conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l de sang, prévu par l'article 268.1 du Code pénal. Il a été condamné à un mois d'arrêt nocturne avec sursis, le délai de sursis étant fixé à deux ans. Cette ordonnance est devenue définitive faute d'opposition.
Le ministère public a sollicité, par écrit du 1er février 2022, la révocation totale du sursis. Le juge d'instruction (*Batlle instructor*) a, par un aute du 28 novembre 2022, révoqué partiellement le sursis en convertissant le mois d'arrêt nocturne en vingt jours d'arrêt nocturne ferme. La décision mentionne que cet aute a été notifié au ministère public le 29 novembre 2022, puis au condamné et à sa défense le 30 novembre 2023 ; l'incohérence de ces dates n'est pas relevée par la juridiction.
Le conseil du condamné a formé appel le 22 décembre 2023, en reconnaissant la nouvelle condamnation intervenue pendant le délai d'épreuve, mais en sollicitant une révocation limitée à sept jours au plus. Le ministère public a conclu à la confirmation.
Il ressort de l'arrêt que le condamné a été condamné une seconde fois, pour des faits commis le 27 janvier 2022, pour un délit de même nature (conduite sous l'empire d'un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l), à la peine d'un mois d'arrêt nocturne avec sursis, assortie d'une obligation de suivi (le détail de cette obligation n'est pas précisé dans la décision). Le tribunal relève que l'intervalle entre les deux condamnations est d'environ un an et demi.
## Question de droit
Le litige porte sur l'étendue de la révocation du sursis, plus précisément sur la durée de la peine ferme devant être substituée au sursis lorsque la révocation est partielle. Il s'agissait, pour la Cour, de déterminer si la durée de vingt jours retenue par le juge d'instruction était proportionnée au regard de la commission d'une nouvelle infraction pendant le délai d'épreuve, et de la situation personnelle du condamné.
Le texte soulève implicitement la question du rapport entre l'obligation de révoquer le sursis en cas de nouvelle condamnation à une peine privative de liberté (art. 64.3 du Code pénal) et le pouvoir d'appréciation du juge quant à l'exécution totale ou partielle de la peine suspendue.
## Solution
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 22 de març del 2024 - ROJ: ATSJAD 43/2024
ATSJAD 43/2024 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 22 mars 2024)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 43/2024, 22 mars 2024 (ECLI:AD:TSJADAD:2024:43A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 11 juillet 2020, M. Castilla a été déclaré coupable d'un délit mineur de conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l de sang, prévu par l'article 268.1 du Code pénal. Il a été condamné à un mois d'arrêt nocturne avec sursis, le délai de sursis étant fixé à deux ans. Cette ordonnance est devenue définitive faute d'opposition.
Le ministère public a sollicité, par écrit du 1er février 2022, la révocation totale du sursis. Le juge d'instruction (Batlle instructor) a, par un aute du 28 novembre 2022, révoqué partiellement le sursis en convertissant le mois d'arrêt nocturne en vingt jours d'arrêt nocturne ferme. La décision mentionne que cet aute a été notifié au ministère public le 29 novembre 2022, puis au condamné et à sa défense le 30 novembre 2023 ; l'incohérence de ces dates n'est pas relevée par la juridiction.
Le conseil du condamné a formé appel le 22 décembre 2023, en reconnaissant la nouvelle condamnation intervenue pendant le délai d'épreuve, mais en sollicitant une révocation limitée à sept jours au plus. Le ministère public a conclu à la confirmation.
Il ressort de l'arrêt que le condamné a été condamné une seconde fois, pour des faits commis le 27 janvier 2022, pour un délit de même nature (conduite sous l'empire d'un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l), à la peine d'un mois d'arrêt nocturne avec sursis, assortie d'une obligation de suivi (le détail de cette obligation n'est pas précisé dans la décision). Le tribunal relève que l'intervalle entre les deux condamnations est d'environ un an et demi.
Question de droit
Le litige porte sur l'étendue de la révocation du sursis, plus précisément sur la durée de la peine ferme devant être substituée au sursis lorsque la révocation est partielle. Il s'agissait, pour la Cour, de déterminer si la durée de vingt jours retenue par le juge d'instruction était proportionnée au regard de la commission d'une nouvelle infraction pendant le délai d'épreuve, et de la situation personnelle du condamné.
Le texte soulève implicitement la question du rapport entre l'obligation de révoquer le sursis en cas de nouvelle condamnation à une peine privative de liberté (art. 64.3 du Code pénal) et le pouvoir d'appréciation du juge quant à l'exécution totale ou partielle de la peine suspendue.
Solution
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000002/2024 Núm. de Causa: 5080074/2020
NIG: 5300516220200000279
AUTE 23-2024
PARTS:
Apel·lant: Sr. Castilla
Advocada: Sra. Badía
Apel·lat: MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Fátima Ramírez Souto
Sra. Anna Estragués Armengol
Andorra la Vella, vint-i-dos de març de dos mil vint-i-quatre.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 28 de novembre de 2022 dictat pel Batlle Instructor en la causa de referència, seguida per un delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior al 0'8 grams d'alcohol per litre de sang, els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió. És ponent la magistrada Sra. Anna Estragués Armengol.
I.- RESULTANT: Per Ordenança Penal de data 11 de juliol del 2020, es condemnà Castilla, com autor responsable d'un delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior al 0'8 grams d'alcohol per litre de sang a, entre altres, la pena d'un mes d'arrest nocturn condicional, amb un termini de suspensió de la condemna per un període de 2 anys.
Aquesta resolució va esdevenir ferma el dia en què es va dictar, en no haver formulat les parts oposició a la mateixa.
II.- RESULTANT: Per escrit de data 1 de febrer del 2022, presentat el dia 2 de febrer següent, el Ministeri Fiscal interessà la revocació total de la suspensió de la pena de privació de llibertat imposada amb caràcter condicional a Castilla, dictant el Batlle instructor aute en data 28 de novembre del 2022, amb la següent part dispositiva:
"DECIDEIX: Primer. Revocar parcialment la suspensió de la condemna privativa de llibertat condicional imposada per Ordenança Penal de data 11 de juliol de 2020 a Castilla, en el marc de la present causa, acordant la revocació d'un mes d'arrest nocturn condicional el qual passarà a ser de vint (20) dies d'arrest nocturn ferm."
Dit aute fou notificat al Ministeri Fiscal en data 29 de novembre del 2022 i al condemnat i la seva defensa, el 30 de novembre del 2023.
III.- RESULTANT: Per escrit de data 22 de desembre del 2023, l'advocada del condemnat, Sra. Badía, formulà recurs contra aquest aute. Reconeix que el seu defensat va ser novament condemnat durant el període de suspensió però posa de relleu d'una part, el temps transcorregut entre la condemna objecte de la present causa: el 11 de juliol del 2020 i la següent, del 28 de gener del 2022 (més d'un any i mig) i entre la petició de revocació efectuada pel Ministeri Fiscal de data 1 de febrer del 2022 i la resolució de la mateixa pel batlle instructor en data 28 de novembre del 2023 (1 any i 10 mesos), el que posat en relació amb la finalitat de prevenció especial de la pena, i la situació personal del seu mandant, que treballa des del mes d'abril del 2019 a la mateixa empresa i es troba totalment inserit a la societat, justifica que la revocació sigui parcial i com a màxim de set dies d'arrest nocturn.
IV.-RESULTANT: En el seu informe de data 11 de gener del 2024, el Ministeri Fiscal s'oposa al recurs.
Exposa que Castilla ha estat condemnat novament a una pena privativa de llibertat, dins del termini de suspensió de la condemna, en el marc de la causa amb núm. d'executòria 2080013/2022.
Afegeix que quan va acceptar l'Ordenança Penal i per tant la mateixa va esdevenir ferma, era coneixedor que si en el termini de suspensió de la condemna cometia un nou delicte i resultava condemnat a una pena privativa de llibertat, podria haver de complir 1 mes d'arrest nocturn ferm.
Igualment, indica que la part ferma de la pena ha de tenir l'entitat suficient per a que el recurrent prengui consciència de les conseqüències de l'incompliment de les condicions de la suspensió, el que justifica que la revocació no hagi de ser inferior a 20 dies per tal de complir amb aquesta finalitat.
Així mateix, remarca que el model de compliment de pena imposat al condemnat C. no impedeix el normal desenvolupament de la seva tasca laboral .
I en base a l'anteriorment exposat, interessa la confirmació de l'Aute recorregut per ésser ajustat a Dret.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: L'objecte del present recurs d'apel·lació és l'extensió de la revocació parcial de la suspensió de l'execució de la pena d'un mes d'arrest nocturn imposada a Castilla per ordenança penal de data 11 de juliol del 2020, que el batlle, per aute de data 28 de novembre del 2022, decidí fixar en vint dies, i que la part recurrent demana sigui fixada en un màxim de set dies, tenint en compte el temps transcorregut i la reinserció social assolida pel seu defensat.
II.- CONSIDERANT: De l'examen de les actuacions resulta acreditat que Castilla va ser condemnat:
per fets ocorreguts en data 11 de juliol de 2020, mitjançant Ordenança Penal de mateixa data, com autor responsable d'un delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 grams per litre de sang, previst i penat en l'article 268.1 del Codi penal, a, entre altres, la pena d'un mes d'arrest nocturn condicional, amb un termini de suspensió de la condemna per un període de 2 anys, en el marc de la causa amb núm. d'executòria 5080074/2020.
-per fets ocorreguts en data 27 de gener de 2022, mitjançant Ordenança Penal de data 28 de gener de 2022, com autor responsable d'un delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 grams per litre de sang, previst i penat en l'article 268.1 del Codi penal, a la pena, entre altres, d'un mes d'arrest nocturn condicional, qualificat a una primera visita a l'UCA i, si escau, al seguiment d'un tractament per un període de dos anys, amb un termini de suspensió de la condemna per un període de 2 anys, en el marc de la causa amb núm. de guàrdia 0000059/2022.
En aquestes circumstàncies, és obvi que Castilla ha estat condemnat a una altra pena de privació de llibertat per raó d'un delicte comès dins el període de suspensió de la pena imposada en el marc de la present causa, motiu pel quin, en aplicació de l'article 64.3 del Codi penal, s'havia d'ordenar que s'executés totalment o parcialment la pena suspesa.
III.- CONSIDERANT: Per decidir sobre l'extensió de la revocació, és constant la jurisprudència d'aquest Tribunal segons la qual s'ha de valorar el nombre de delictes comesos durant el període de suspensió, la seva naturalesa i també el temps transcorregut entre la seva comissió i la data de concessió de la suspensió, perquè aquestes circumstàncies posen de manifest que l'expectativa en què es va fonamentar la suspensió de l'execució de la pena -la reinserció social del condemnat- ja no pot ser mantinguda i revelen la perillositat criminal de l'autor per la seva tendència a la repetició de fets delictius. També constitueix un element a considerar, l'actual situació del condemnat, sobre tot en aquells supòsits en què ha transcorregut molt de temps entre el fet que motiva la revocació i la resolució en què s'acorda, per determinar si el pronòstic sobre el seu comportament futur que pot efectuar-se pel seu historial delictiu, es pot o no confirmar per les seves actuals circumstàncies personals, socials i familiars.
En el present cas, per decidir una revocació parcial de la condemna, fixant el termini de compliment de la pena en vint dies, el batlle instructor ha tingut en compte d'una part, que Castilla ha estat condemnat en una única altra ocasió durant el termini de suspensió, per un delicte de mateixa naturalesa (conducció de vehicle automòbil amb una grau d'alcoholèmia superior a 0,8 grams per litre de sang) i per altra part, el temps transcorregut entre una i altra condemna: aproximadament un any i mig.
Aquest termini de compliment apareix adequat a les circumstàncies dels fets i del seu autor, i suficient per a que el recurrent prengui consciència de les conseqüències de l'incompliment de les condicions de la suspensió.
Fixar un termini més curt de compliment suposaria deixar pràcticament sense efecte aquestes conseqüències.
Per raó de l'exposat, escau la desestimació del recurs i la confirmació íntegra de l'aute recorregut.
No obstant, tenint en compte que el recurrent ha acreditat que treballa a la mateixa empresa des de l'abril del 2019, precisant davant del Tribunal el dia de la vista oral, sense acreditar-ho, que el seu horari laboral és de les 03H00 a les 14H00, la pena imposada li haurà de permetre comptabilitzar el compliment de la pena amb el desenvolupament de la seva feina, ja que, de conformitat amb el que disposa l'article 41 del Codi penal, l'arrest nocturn o arrest parcial diari, s'executa dins un establiment penitenciari especial o en unitat separada, durant deu hores seguides diàries, segons l'horari fixat pel tribunal, tot a fi de facilitar la reinserció.
IV.- CONSIDERANT: La desestimació del recurs determina la imposició a la part recurrent de les despeses processals causades en aquesta segona instància.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació de Castilla contra l'aute de data 28 de novembre del 2022 dictat pel Batlle Instructor.
2.- CONFIRMAR l'aute objecte de recurs.
3.- IMPOSAR a la part recurrent de les despeses processals causades en aquesta segona instància.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.