ATSJAD, Penal, 11 juillet 2024 (ROJ : ATSJAD 66/2024 ; ECLI:AD:TSJADAD:2024:66A)
Décision commentée : ATSJAD, Penal, 11 juillet 2024, ROJ ATSJAD 66/2024 (ECLI:AD:TSJADAD:2024:66A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une décision du 7 décembre 2022, le Tribunal de Corts a condamné M. Julián à une peine de trois ans d'emprisonnement pour le délit majeur continué de vente de cocaïne, substance qualifiée de drogue toxique. Au moment des faits de la présente décision, le condamné exécutait cette peine.
Dans le cadre de l'exécution de la sentence (exécutoire 0000038/2023), son conseil a sollicité deux bénéfices : une réduction de peine de 2,5 jours par mois de détention effectivement accomplie, et l'octroi de la libération conditionnelle. Par un aute du 30 mai 2024, le Tribunal de Corts a rejeté ces deux demandes.
Le conseil du condamné a interjeté appel le 19 juin 2024. Il soutenait que les procédures disciplinaires engagées contre son client étaient prescrites, que le dernier dossier avait été ouvert plus d'un an et demi auparavant, que l'intéressé participait aux activités du centre et exerçait des fonctions de confiance comme « ordonnance de module ». À titre subsidiaire, il demandait une réduction de 36 jours et la libération conditionnelle.
Le Ministère public s'est opposé au recours par un rapport du 27 juin 2024. Il invoquait l'article 209.3 du Code de procédure pénale (CPP), qui exclurait tout recours contre la décision refusant la réduction de peine. Il indiquait en outre que les cinq sixièmes de la peine seraient atteints le 26 juillet 2024, de sorte que le condamné pourrait solliciter ultérieurement la libération conditionnelle, sous réserve de démontrer ses perspectives de réinsertion sociale.
La Sala Penal du Tribunal supérieur de justice d'Andorre (composée de Mmes Fátima Ramírez Souto, rapporteure, et Alexandra Cornelia Sola, ainsi que de M. Yves Picod) a statué le 11 juillet 2024.
Question de droit
La décision soulève deux questions distinctes.
En premier lieu, la Cour devait déterminer si une décision du juge de l'exécution refusant une réduction de peine pour bonne conduite ou collaboration du détenu est susceptible d'appel, compte tenu de l'article 209.3 CPP. Cette question touche à la portée du droit au recours consacré à l'article 10.2 de la Constitution andorrane, que le conseil du condamné invoquait implicitement en contestant l'irrecevabilité du recours.
En second lieu, la Cour devait apprécier le bien-fondé du refus de libération conditionnelle, au regard de la condition de durée d'exécution de la peine posée par l'article 230 CPP.
Solution et dispositif
La Cour répond à la première question par la négative : la décision de refus de réduction de peine échappe à tout contrôle en appel. Elle rejette, en conséquence, la contestation de ce chef.
Sur la seconde question, elle considère que le refus de libération conditionnelle est correct, dès lors que la réduction n'ayant pas été accordée, le
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000071/2024 Núm. de Causa: Executòria 0000038/2023
NIG: 5300516220200000420
AUTE 53-2024
PARTS:
Apel·lant: Sr. Julián
Advocada: Sra. Viñas
Apel·lat : MINISTERI FISCAL
Andorra la Vella, onze de juliol de de dos mil vint-i-quatre.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 30 de maig de 2024 dictat pel Tribunal de Corts en el marc de l'execució de la sentència recaiguda en la causa 6000079/22, seguida, entre d'altres, pel delicte major continuat de venda de droga tòxica cocaïna, els components de la Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Fátima Ramírez Souto.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que en mèrits de la sentència dictada pel Tribunal de Corts en data 7 de desembre de 2022 el Sr. Julián es troba complint la pena de tres anys de presó.