I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 68/2024 (ECLI:AD:TSJADAD:2024:68A)
Décision commentée : ATSJAD 68/2024 (ECLI:AD:TSJADAD:2024:68A) (Lire sur source officielle)
Note de vérification : la référence fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence canonique retenue est celle figurant dans le texte intégral (ROJ ATSJAD 68/2024, ECLI:AD:TSJADAD:2024:68A).
Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 10 mai 2020, M. Durán a été condamné, comme auteur d'un délit majeur de lésions dolosives commises avec des moyens ou objets susceptibles de causer la mort ou des lésions plus graves à la victime (article 115.2 du Code pénal), à une peine de quinze mois d'emprisonnement, dont cinq mois ferme et le surplus en peine conditionnelle qualifiée. Le sursis était assorti d'un délai d'épreuve de quatre ans, d'une obligation de suivre avec aprovechamiento le programme de promotion de conduites non violentes, et d'une interdiction de contact avec la victime pendant quatre ans. Les peines complémentaires comprenaient également une interdiction de contact, une privation du permis de conduire de vingt-quatre mois, ainsi que le paiement des frais, de la responsabilité civile et la confiscation du véhicule.
Cette décision est devenue ferme le jour même, les parties n'ayant pas formé opposition. Le condamné a été informé de ses conditions de sursis en présence de son conseil et a déclaré y consentir.
Saisi par le Ministère public, le batlle instructor a rendu, le 17 janvier 2024, un aute (ordonnance) révoquant partiellement la peine conditionnelle. Après avoir constaté que le condamné avait méconnu à deux reprises, les 20 mai et 9 juin 2021, l'interdiction de contacter la victime, il a fixé le temps d'exécution à deux mois d'emprisonnement, en régime de semi-liberté, sans contrôle électronique. Cet aute a été notifié au condamné le 1er mars 2024.
Le condamné a formé appel le 25 mars 2024. Il soutenait que la révocation, totale ou partielle, serait facultative et non obligatoire ; que sa situation personnelle n'aurait pas été rigoureusement appréciée, notamment l'impossibilité de voir son épouse et ses quatre enfants ; qu'il n'avait été condamné qu'une seule fois pendant le délai d'épreuve, pour des faits anciens de trois ans ; qu'il avait suivi le programme gouvernemental, exerçait un emploi stable de serveur et était socialement intégré. Il demandait la révocation totale de l'aute, ou à défaut la non-révocation du sursis. Le Ministère public, dans son rapport du 19 avril 2024, a conclu au rejet de l'appel.
Il convient de relever que le texte présente une incohérence sur le quantum de la peine conditionnelle : le résumé et les faits mentionnent quinze mois dont cinq fermes, soit dix mois conditionnels, tandis que le fondement I évoque une condamnation de « sis (6) mesos » conditionnels et que le dispositif de l
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Núm. de Rotlle: TSJP 0000035/2024 Núm. de Causa: 2080076/2020 NIG: 5300516220200000177 »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 25 de juliol del 2024 - ROJ: ATSJAD 68/2024 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 17 de gener del 2024 dictat pel Batlle Instructor en la causa de referència, seguida per un delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0'8 grams d'alcohol per litre de sang, els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió. És ponent la magistrada Sra. Fátima Ramírez Souto. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 25 juillet 2024 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000035/2024 Núm. de Causa: 2080076/2020 NIG: 5300516220200000177
AUTE 56-2024
PARTS:
Apel·lant: Sr. Durán
Advocat: Sr. Ricart
Apel·lat: MINISTERI FISCAL
Presidenta: Sra. Anna Estragués Armengol
Andorra la Vella, vint-i-cinc de juliol de dos mil vint-i-quatre.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 17 de gener del 2024 dictat pel Batlle Instructor en la causa de referència, seguida per un delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0'8 grams d'alcohol per litre de sang, els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió. És ponent la magistrada Sra. Fátima Ramírez Souto.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: Per Ordenança Penal de data 10 de maig de 2020, es condemnà Durán, com a autor responsable del delicte major de lesions amb mitjans o objectes amb perill de causar la mort o lesions més greus a la víctima, tipificat i penat a l'article 115.2 del Codi penal, a la pena de quinze mesos de presó, dels quals cinc mesos ferms i la resta condicionals qualificats al seguiment amb aprofitament del programa per a la promoció de relacions no violentes i a no entrar en contacte amb, durant quatre anys, amb un termini de suspensió de la condemna de quatre anys,