I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 4/1995 : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 15 mars 1995
Décision commentée : ATSJAD 4/1995 (ECLI:AD:TSJADAD:1995:4A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le Tribunal de Corts d'Andorre a rendu, le 20 avril 1994, une sentence dans la cause n° 144-92/EP. Deux recours de suplicació (appel) ont été formés contre cette décision, ce qui a conduit le Tribunal Superior de Justícia, Sala Penal, à statuer par un aute (ordonnance) en date du 15 mars 1995.
Le premier recours a été interposé par Me Cano, avocat de M. Carnero. Selon les termes mêmes de la décision, ce recours exposait « diversos motius sense fonamentar jurídicament cada un d'ells » (plusieurs moyens, sans fondement juridique développé pour chacun d'eux).
Le Ministère public a contesté la recevabilité de ce premier recours, au motif que sa formulation n'était pas conforme à l'article 5 du Décret du 13 juillet 1990. Il a par ailleurs formé son propre recours de suplicació, fondé sur le motif prévu à l'article 3, point 5, du même décret : « error en l'apreciació de la prova » (erreur dans l'appréciation de la preuve).
Les parties Olmo et la Cia. ORG_0, représentées par Me Ayuso, ont déposé un écrit de comparution et de réponse aux deux recours.
Question de droit
La question posée était de savoir si un recours de suplicació peut être déclaré recevable lorsque son acte d'appel ne satisfait pas aux exigences formelles fixées par le Décret du 13 juillet 1990, en particul
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Que el M. I. Tribunal de Corts va dictar sentència en data 20 d’abril de 1994 en la causa núm. 144- 92/EP. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 15 de març del 1995 - ROJ: ATSJAD 4/1995 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« RESULTANT: que notificades les parts, el Lletrat Cano advocat defensor de Carnero va interposar recurs de Suplicació contra l’esmentada sentència del M. I. Tribunal de Corts exposant diversos motius sense fonamentar jurídicament cada un d’ells. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així ho acorden, manen i signen els Magistrats del M.I. Tribunal superior de Justícia Sala Penal, i en el seu nom ho firma la Presidenta, en dono fe. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 15 mars 1995 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
AUTE DE 15 DE MARÇ DE 1995
Recurs de Suplicació: requisits per la seva admissió.
RESULTANT:
Que el M. I. Tribunal de Corts va dictar sentència en data 20 d’abril de 1994 en la causa núm. 144- 92/EP.
RESULTANT: que notificades les parts, el Lletrat Cano advocat defensor de Carnero va interposar recurs de Suplicació contra l’esmentada sentència del M. I. Tribunal de Corts exposant diversos motius sense fonamentar jurídicament cada un d’ells.
RESULTANT: que, emplaçades les parts i el Ministeri Fiscal van comparèixer davant el Tribunal Superior de Justícia Sala Penal dintre del termini legalment concedit; el Ministeri Fiscal, impugna l’admissió del recurs interposat per Carnero per no haver-se observat en la seva formulació el que prescriu l’article 5è del Decret de 13 de juliol de 1990 i interposa recurs de Suplicació fonamentat en el motiu de l’article 3, apartat 5: “error en l’apreciació de la prova”. Les parts: Olmo i la Cia. ORG_0, representats per l’advocat Ayuso, formulen el corresponent escrit de compareixença i contesta als recursos interposats per Carnero i el Ministeri Fiscal.
CONSIDERANT:
que perquè un recurs pugui ésser considerat com a vàlid segons regulacions del Decret de 13 de juliol de 1990, article 5è, l’escrit de recurs haurà de contenir: 1.- els motius de recurs ordenats numèricament; 2.- els fonaments jurídics detallats de cada motiu. Contingut que el recurrent Carnero s’ha abstingut de fer, doncs no ha enumerat cap dels motius relacionats en l’article 3 de l’esmentat Decret, i en conseqüència no ha desenvolupat la seva fonamentació jurídica detallada.