ATSJAD 6/1995 (ECLI:AD:TSJADAD:1995:6A)
Décision commentée : ATSJAD 6/1995, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, Aute du 20 mars 1995 (ECLI:AD:TSJADAD:1995:6A) (Lire sur source officielle)
Note éditoriale : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue est celle qui figure dans le texte intégral de la décision (ROJ et ECLI).
Faits et procédure
Le Tribunal de Corts d'Andorre a condamné deux prévenus, Guerrero et Sainz, pour violation de domicile, lésions dolosives et, s'agissant de Sainz seul, menaces. Guerrero, auteur, était condamné à huit mois d'emprisonnement dont six fermes, et Sainz, complice, à six mois dont quatre fermes. Les deux condamnés étaient également tenus aux dépens à parts égales et à indemniser la partie civile Mme Cañete (634.728 pesetas) et la CASS (137.921 pesetas). Le jugement mentionnait l'application, une fois la décision devenue définitive, de l'indult accordé par les Coprinces le 14 mars 1994.
L'avocat Marti a formé un recours de suplicació contre ce jugement, fondé sur les motifs 3.4 et 3.5 du décret du 13 juillet 1990. Le Tribunal de Corts a rendu une providència citant les parties à comparaître par écrit signé d'avocat devant le Tribunal supérieur, puis a transmis les actes à celui-ci.
Devant la Sala Penal du Tribunal supérieur de justice, le ministère public et les parties intimées ont comparu dans le délai légal et ont conclu à la confirmation du jugement. Le recourant, en revanche, n'a produit aucun écrit dans les dix jours du délai de comparution prévu par l'article 8 du décret précité. Une erreur de greffe, qualifiée de « subsanable », a conduit à convoquer les parties à une audience publique, sans que cette circonstance ne modifie la solution retenue.
Question de droit
La question posée à la Sala Penal est de savoir si le défaut de comparution du recourant dans le délai légal emporte, sur le fondement de l'article 13, paragraphes 1 et 2, du décret du 13 juillet 1990, l'obligation de déclarer le recours désert, avec mise des dépens à la charge du recourant, et, par voie de conséquence, si le jugement de première instance devient définitif.
Le problème est donc strictement procédural. La décision n'examine ni la qualification des faits ni la régularité de la peine. Elle ne se prononce pas non plus sur la portée de l'indult, mais seulement sur les conséquences de l'irrecevabilité de la voie de recours sur la situation du condamné.
Solution et dispositif
Le tribunal retient que l'article 13 du décret prévoit, dans les term
Aute
AUTE DE 20 DE MARÇ DE 1995
Recurs de Suplicació: manca de compareixença en el termini legal
RESULTANT:
que la part dispositiva de la sentència del Tribunal de Corts diu: "FALLEM: que hem de condemnar i condemnem als processats Guerrero i Sainz, com a responsables penalment, la primera en concepte d'autora i el segon en el de còmplice, d'un delicte major de violació de domicili aliè i d'un delicte major de lesions doloses i a Sainz també com a responsable penalment d'un delicte major d'amenaces, amb la concurrència en ambdós respecte dels dos primers delictes de l'agreujant d'actuació per dues persones i en Sainz en tots tres delictes de l'atenuant de menor de 21 anys. Imposem a Guerrero la pena de vuit mesos de presó dels quals sis mesos ferms i la resta condicional i a Sainz la pena de sis mesos de presó, dels quals quatre ferms i la resta condicional. els condemnem també al pagament per parts iguals de les despeses processals causades i a que indemnitzin a la Sra. Cañete en la quantitat de 634.728 pts., i a la CASS en la quantitat de 137.921 pts. Atesa la data del delicte objecte d'aquest sumari, un cop ferma aquesta sentència s'aplicaran els beneficis de l'Indult atorgat en data 14 de març de 1994 pels Excms. Ars. Coprínceps d'Andorra".
RESULTANT: que l'advocat Marti va presentar recurs de Suplicació contra l'esmentada sentència, essent el recurs fonamentat en els motius 3.4 i 3.5 del Decret de 13 de juliol de 1990.
RESULTANT: que el Tribunal de Corts va dictar Providència, d'acord amb l'article del 7 al 21 del Decret de 13 de juliol de 1990, per citar a les parts a comparèixer per escrit signat per advocat davant el Tribunal Superior de Corts i elevà els autes a aquest Tribunal.