ATSJAD 9/1998 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 20 avril 1998)
Décision commentée : ATSJAD 9/1998, ECLI:AD:TSJADAD:1998:9A, recours AD-109-2/97 (Lire sur source officielle)
Note de référence : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte intégral a été retenue.
Faits et procédure
Par demande formée le 17 septembre 1997 devant le Tribunal de Batlles, les époux Romeu i Suárez (ci-après « les agents ») sollicitaient contre le Gouvernement (M.I. Govern) l'annulation d'un acord du 7 mai 1997 et la déclaration de l'existence d'une responsabilité administrative à raison des dommages causés par une avalanche à un immeuble dont ils sont titulaires, situé à l'adresse indiquée dans la décision (« XXXX »).
Dans sa contestation, le Gouvernement a soulevé l'exception de litispendance. Il fondait celle-ci sur l'existence d'une action antérieure que les mêmes agents avaient introduite contre le Comú de La Massana, reposant sur les mêmes faits et tendant aux mêmes fins. Par aute du 22 janvier 1998, le Tribunal de Batlles a accueilli l'exception, au motif que le Gouvernement et le Comú sont l'un et l'autre des composantes de l'Administration publique, « entesa com un ens abstracte i únic ».
Les agents ont interjeté appel le 4 février 1998, en soutenant que les conditions de la litispendance n'étaient pas réunies, et particulièrement l'identité subjective entre les deux instances. Le Gouvernement a conclu à la confirmation de l'aute attaqué et à la condamnation des appelants aux dépens.
Question de droit
La question posée au Tribunal supérieur était de savoir si deux actions en responsabilité dirigées, pour les mêmes faits et avec le même objet, l'une contre l'Administration générale (le Gouvernement) et l'autre contre une administration communale (le Comú de La Massana), présentent une identité de sujets suffisante pour caractériser la litispendance.
Le Tribunal rappelle d'abord, dans son premier fondement, que l'exception suppose une « absoluta identitat de persones, causa petendi i petitum ». Le débat se concentrait donc sur le premier élément, l'identité de personnes, les deux autres étant tenus pour acquis par le Tribunal de Batlles et non contestés en appel.
Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur de Justícia, Sala Administrativa, infirme l'aute entrepris. Son raisonnement repose sur trois étapes.
En premier lieu, il relève que, bien que le chapitre II du Codi de l'Administració se réfère à l'Administration publique au singulier, il convient de lire le texte comme visant plusieurs administrations énumérées à son article 13, chacune dotée de la personnalité juridique et, partant, titulaire de droits
Aute
AUTE 98-09 DE 20 D'ABRIL DE 1998
LITISPENDÈNCIA. Requisits. ACCIÓ DE RESPONSABILITAT ADMINISTRATIVA. Desestimació. ACUMULACIÓ DE PROCESSOS. Evitar la duplicitat de litigis en relació a un mateix objecte.
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- Els Srs. Romeu i Suárez van formular demanda contra el M.I. Govern en data 17 de setembre de 1997, en la qual demanaven l'anul·lació de l'acord de 7 de maig del mateix any i que es declarés l'existència de responsabilitat administrativa en relació amb els danys produïts per un allau en l'immoble de que són titulars, ubicat a l'XXXX.
2.- En la seva contestació a la demanda, el M.I. Govern va invocar l'excepció de litispendència, basada en el fet de que els agents ja havien interposat una anterior demanda contra l'Hble. Comú de La Massana, fonamentada en els mateixos fets que la present i en la que es formulaven les mateixes pretensions. Aquesta excepció fou estimada pel Tribunal de Batlles en el seu Aute de 22 de gener de 1998, en considerar que hi ha identitat de subjectes entre ambdós processos, ja que tant el Govern com el Comú de La Massana són integrants de l'Administració pública, entesa com un ens abstracte i únic.
3.- Els agents interposaren recurs d'apel·lació davant d'aquest Tribunal Superior de Justícia el 4 de febrer de 1998, en considerar que no concorrien els requisits de la litispendència i, en especial, la identitat subjectiva entre ambdós processos. D'aquest recurs se'n va donar trasllat a la representació del M.I. Govern, que el va contestar mitjançant escrit presentat el 17 del mateix mes i any, en que demana la confirmació de l'aute impugnat i la imposició de costes als recurrents.