I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 24/2000 : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Ple), aute du 18 décembre 2000
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Ple), aute du 18 décembre 2000, ROJ ATSJAD 24/2000, ECLI:AD:TSJADAD:2000:24A (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une demande déposée le 19 juillet 2000 devant le Ple du Tribunal Superior de Justícia, M. Pera, représenté, sollicitait le paiement d'une indemnité de 3 813 867 pesetas, assortie des intérêts légaux. Il fondait sa prétention sur le préjudice résultant d'un « anormal fonctionnement de l'Administration de la justice » survenu dans le cadre de la procédure civile n° 75-3/96.
Par résolution de la présidence du 27 juillet 2000, la demande a été admise, un magistrat ponent a été désigné, le dossier de la procédure civile a été réclamé à la Batllia, et le Gouvernement ainsi que le Ministère public ont été cités à comparaître pour répondre dans un délai de treize jours. Le Ministère public a déposé son mémoire en réponse le 1er septembre 2000.
Le 14 septembre 2000, les représentations respectives de l'agent et du Gouvernement ont sollicité d'un commun accord la suspension de la procédure. Cette suspension a été ordonnée par une ordonnance du magistrat ponent du 18 septembre 2000.
Le 7 novembre 2000, la partie demanderesse a fait connaître qu'elle se désistait de l'instance, en sollicitant l'archivage des actes, « en ayant conclu un accord extrajudiciaire avec le M.I. Gouvernement ». Son écrit du 17 novembre 2000, auquel renvoie le second fondement de la décision, est l'acte formalisant cette demande.
Question de droit
La décision pose une question de procédure : quel effet emporte le désistement du demandeur sur une action en responsabilité fondée sur l'anormal fonctionnement de l'Administration de la justice, dont le régime procédural est celui de la juridiction administrative ?
Le Tribunal relève, dans son premier fondement, que la Llei transitòria de procediments judicials du 21 décembre 1993 renvoie, en ses articles 25 et 68 b), à la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal (LJAF) pour la régularité de la procédure applicable aux prétentions nées d'une erreur judiciaire ou d'un anormal fonctionnement de l'Administration de la justice. Cette solution avait été énoncée antérieurement par un aute du Ple
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« 1r.- En data 19 de juliol de 2000, la representació del Sr. Pera va formular demanda davant del Ple d'aquest Tribunal Superior de Justícia, en que sol·licitava l'abonament d'una indemnització de 3.813.867 pessetes, més els corresponents interessos legals, com a reparació dels perjudicis derivats de l'anormal funcionament de l'Administració de Justícia, que li havien estat causats en el marc del procediment civil núm. 75-3/96. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 18 de desembre del 2000 - ROJ: ATSJAD 24/2000 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« 2n.- Mitjançant resolució de la Presidència de 27 de juliol de 2000, es va admetre a tràmit la demanda i es va acordar la designació de ponent, la reclamació de les actuacions a la Batllia i la citació a compareixença del Govern i del Ministeri Fiscal, per tal de que contestessin la demanda en el termini de tretze dies. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« En conseqüència, així ho acorden, manen i signen els membres del Tribunal, en dono fe. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 18 décembre 2000 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
AUTE PLE P-1/2000 DE 18 DE DESEMBRE DE 2000
RECURS D'APEL·LACIÓ. DESISTIMENT
ANTECEDENTS DE FET
1r.- En data 19 de juliol de 2000, la representació del Sr. Pera va formular demanda davant del Ple d'aquest Tribunal Superior de Justícia, en que sol·licitava l'abonament d'una indemnització de 3.813.867 pessetes, més els corresponents interessos legals, com a reparació dels perjudicis derivats de l'anormal funcionament de l'Administració de Justícia, que li havien estat causats en el marc del procediment civil núm. 75-3/96.
2n.- Mitjançant resolució de la Presidència de 27 de juliol de 2000, es va admetre a tràmit la demanda i es va acordar la designació de ponent, la reclamació de les actuacions a la Batllia i la citació a compareixença del Govern i del Ministeri Fiscal, per tal de que contestessin la demanda en el termini de tretze dies.
3r.- L'1 de setembre de 2000 es va presentar el corresponent escrit de contestació per part del Ministeri Fiscal.
4t.- En data 14 de setembre, les respectives representacions de l'agent i del Govern van sol·licitar de comú acord la suspensió del procediment, la qual fou acordada mitjançant providència del Magistrat Ponent de 18 del mateix mes i any.
5è.- El 7 de novembre de 2000, la part agent va desistir del procés sol·licitant l'arxiu de les actuacions, en haver arribat a un acord extrajudicial amb el M.I. Govern.