jurisprudence · v1.0.0
ATSJAD ANDORRA, a 24 d'abril del 2003 - ROJ: ATSJAD 16/2003
Résumé
# ATSJAD 16/2003 (ECLI:AD:TSJADAD:2003:16A) > Décision commentée : ATSJAD 16/2003, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), Aute du 24 avril 2003, recours A190/02, ECLI:AD:TSJADAD:2003:16A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure Par une demande déposée devant la Batllia, Mme Tejera a introduit contre M. Villegas une action déclarative de domaine (*acció declarativa de domini*). Le défendeur a soulevé l'exception dilatoire de défaut de qualité pour défendre (*manca de legitimació passiva*). Pour répondre à cette exception, la demanderesse s'est désistée de son action, désistement accepté par la partie adverse avec imposition des dépens à la demanderesse, selon l'énoncé du deuxième antécédent. Par un Aute du 16 octobre 2002, le Tribunal de Batlles (section civile) a donné acte du désistement de Mme Tejera et a mis à la charge de M. Villegas les dépens de première instance. Le texte présente ici une incohérence : le deuxième antécédent indique que les dépens étaient imposés à la demanderesse, alors que le troisième et le dispositif de la décision attaquée les mettent à la charge du défendeur. La Cour s'appuie sur le troisième antécédent, qui décrit la décision de première instance telle qu'elle a été frappée d'appel. M. Villegas a interjeté appel. Il soutenait n'avoir pas agi de mauvaise foi, que les conséquences de l'erreur de la demanderesse ne devaient pas peser sur lui, et qu'il avait subi des désagréments ainsi que des frais qu'il n'aurait pas exposés si la demanderesse avait agi avec exactitude. La formation de jugement était composée de MM. Jean Louis Vuillemin (magistrat rapporteur et président), Antoni Bruguera Manté et Joan Manel Abril Campoy. ## Question de droit La question posée était de savoir si le demandeur qui a assigné une personne étrangère au litige, puis s'est désisté après que celle-ci a soulevé l'exception de défaut de qualité pour défendre, doit supporter les dépens de la procédure, alors que le défendeur n'a commis aucune faute, notamment de mauvaise foi. La Cour devait ainsi déterminer le fondement de la mise à la charge des dépens, et en particulier si l'attribution des frais suppose une faute du défendeur ou si elle découle de la seule erreur commise par le demandeur dans la désignation de son adversaire. ## Solution et dispositif La Sala Civil retient, dans les fondements, trois éléments : - l'absence de tout élément au dossier établissant une conduite de mauvaise foi de M. Villegas, qui avait agi « légalement conforme à ses intérêts » et avait rompu son contrat de location lorsque sa situation était devenue incertaine ; - le principe selon lequel « si s'équivoque l'actor, ha de suportar les conseqüències del seu error » (si le demandeur se trompe, il doit supporter les conséquences de son erreur) ; - l'inclusion, dans les frais à supporter par le demandeur fautif, des honoraires d'avocat et de procureur exposés par le défendeur pour sa défense. Le dispositif est reproduit ci-dessous dans sa traduction fidèle : > « Estimar el recurs del Sr. ENTITY_5 ; reformar l'Aute de data 16
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