I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD, Civil, 14 mai 2004 (ROJ : ATSJAD 57/2004)
Décision commentée : ATSJAD, Civil, 14 mai 2004 (ROJ : ATSJAD 57/2004 ; ECLI:AD:TSJADAD:2004:57A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La décision émane du Tribunal Superior de Justicia d'Andorre, siégeant en Sala civil, et a été rendue le 14 mai 2004 sous le numéro de recours 50/04. Le ponent est le magistrat Jean Louis Vuillemin, qui statue seul en qualité de président de la chambre.
Le litige s'inscrit dans une procédure civile de désahucio (expulsion locative) et de reclamació de quantitat (demande en paiement). La procédure a été engagée par M. Benitez contre M. Benítez selon le procédé prévu par la disposition additionnelle seconde de la Loi sur le bail des biens urbains du 30 juin 1999. Le texte ne précise ni la nature exacte des rapports locatifs, ni le montant réclamé, ni les moyens de fond des parties.
Par écrit du 20 janvier 2004, la représentation processuelle de M. Benitez a sollicité la nullité d'actuacions (nullité de certains actes de procédure). Le Batlle (juge de première instance) a rejeté cette demande par un aute (ordonnance) du 9 février 2004. Le requérant a interjeté appel contre cette décision. Le dossier ne mentionne pas les motifs précis de la demande de nullité ni ceux de l'appel.
Le tribunal ne statue pas au fond. Il examine la recevabilité formelle de l'appel sur le fondement de l'article 70 de la Loi transitoire de procédures judiciaires du 21 décembre 1993. Le ponent propose « in voce » de déclarer le recours irrecevable, et le président constate cette inadmissibilité.
Question de droit
La question posée au tribunal est procédurale et peut être formulée ainsi : un aute rejetant une demande de nullité d'actuacions, rendu en cours d'instance, est-il susceptible d'appel immédiat lorsqu'il n'empêche pas la poursuite de la procédure ?
Le texte se prononce implicitement sur ce point, sans développement étendu. Deux éléments structurent le raisonnement. D'abord, le contrôle de recevabil
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« VIST que en el marc dels autes de jurisdicció civil, en demanda de desnonament i reclamació de quantitat seguits pel procediment previst en la Disposició addicional segona de la Llei d'Arrendament de Finques Urbanes de data 30 de juny de 1999, instat pel senyor Benitez contra el senyor Benítez, la part agent va interposar recurs d'apel·lació contra l'aute dictat per l'Hble. Batlle de data 9 de febrer del 2004.- »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 14 de maig del 2004 - ROJ: ATSJAD 57/2004 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (irrecevabilite), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« VIST que l'aute esmentat acorda no donar lloc a la nul·litat d'actuacions sol·licitada per escrit de data 20 de gener del 2004 per la representació processal del senyor Benitez. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així ho acorda, mana i signa el M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, President del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra i de la seva Sala Civil. En dono fe. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 14 mai 2004 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
AUTE de 14 de maig de 2004
Recurs d'apel·lació : inadmissió
Antecedents de fet
VIST que en el marc dels autes de jurisdicció civil, en demanda de desnonament i reclamació de quantitat seguits pel procediment previst en la Disposició addicional segona de la Llei d'Arrendament de Finques Urbanes de data 30 de juny de 1999, instat pel senyor Benitez contra el senyor Benítez, la part agent va interposar recurs d'apel·lació contra l'aute dictat per l'Hble. Batlle de data 9 de febrer del 2004.-
VIST que l'aute esmentat acorda no donar lloc a la nul·litat d'actuacions sol·licitada per escrit de data 20 de gener del 2004 per la representació processal del senyor Benitez.
Fonaments de dret
ATÈS que l'art. 70 de la Llei transitòria de procediments judicials determina que el President de la Sala haurà de verificar l'admissibilitat formal del recurs a la vista de la proposta del ponent, i si el recurs no és admissible ho declarà.
ATÈS que el magistrat ponent ha proposat "in voce" que es declari la inadmissibilitat del recurs.
ATÈS que l'Aute que es vol fer objecte d'apel·lació no impossibilita la continuació del procediment.