ATSJAD 68/2004, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 30 juin 2004
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, ATSJAD 68/2004 du 30 juin 2004 (ECLI:AD:TSJADAD:2004:68A) (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus reprend les identifiants figurant dans le texte intégral de la décision.
Faits et procédure
Par demande du 16 juin 2003, Mme Sainz a saisi le Tribunal de Batlles d'une action en paiement de sommes d'argent fondée sur l'inexécution d'un convenio regulador (convention de séparation) conclu le 2 avril 2002 avec M. Espada. Elle sollicitait la condamnation de celui-ci aux dépens.
Le 28 juillet 2003, M. Espada a soulevé une exception dilatoire de défaut de procédure. Selon lui, la voie appropriée n'était pas la procédure déclarative, ordinaire ou abrégée, mais l'exécution des résolutions juridictionnelles en matière civile, prévue à l'annexe III du décret du 4 février 1986.
Par un Aute du 24 novembre 2003, le Tribunal de Batlles a accueilli l'exception. Il a mis les dépens de l'incident à la charge de la demanderesse, y compris les honoraires d'avocat et de procureur, à faire valoir pendant la phase d'exécution.
Mme Sainz a interjeté appel. Elle soutenait, en premier lieu, que l'indication de la procédure ordinaire au lieu de la procédure abrégée constituait une simple erreur matérielle, la procédure choisie étant selon elle correcte au regard de l'article 86 de la loi transitoire de procédures judiciaires. En second lieu, elle contestait l'existence de l'autorité de la chose jugée, faute d'identité d'objet et de cause, et soutenait qu'une sentence de séparation, en tant que résolution constitutive, ne pouvait fonder directement une exécution. Elle invoquait enfin l'intérêt que présentait pour le défendeur une procédure déclarative, qui lui offrait davantage de moyens de défense.
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia a rejeté l'appel, confirmé l'Aute attaqué et mis les dépens d'appel à la charge de l'appelante. Le magistrat rapporteur était M. Joan Manel Abril Campoy.
Question de droit
La décision soulève deux questions connexes :
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La voie procédurale : une créance alimentaire ou pécuniaire résultant de l'inexécution d'un convenio regulador homologué par une sentence ferme de séparation matrimoniale doit-elle être recouvrée par la voie de l'exécution de sentence ou par la voie d'une action déclarative ?
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L'autorité de la chose jugée : la sentence de séparation, passée en force de chose jugée, produit-elle un effet à l'égard des procédures postérieures portant sur l'exécution de ses mesures, et sous quelles conditions d'identité ?
Une troisième question, incidente, porte sur la portée d'une erreur de dénomination de la procédure dans la résolution de première instance.
Solution et dispositif
Sur le premier point
Aute
AUTE de 30 de juny de 2004
Sentència ferma de separació matrimonial : el pagament de les quantitats que resulten del conveni regulador homologat per resolució judicial es poden reclamar en el procediment d'execució de la sentència.- Cosa jutjada : modalitats i efectes.- Error material sobre denominació del procediment: intranscendència
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La representació processal de la Sra. Sainz va formular demanda de reclamació de quantitat, de data 16-6-2003, envers el Sr. Espada, derivada de l'incompliment del conveni regulador de separació de 2- 4-2002 i amb imposició de les costes processals.
La representació processal del Sr. Espada va presentar, en data 28-7-2003, escrit pel qual formulava excepció dilatòria de manca o defecte de procediment, atès que no s'esqueia el procés declaratiu ordinari o abreujat, sinó el d'execució de resolucions jurisdiccionals en matèria civil, previst a l'annex III del Decret de 4-2-1986. Així, sol·licitava que s'estimi l'excepció i es condemni a la part agent al pagament de les costes processals.
II.- L'honorable Tribunal de Batlles va dictar Aute, de data 24-11-2003, essent la seva part decisòria la que segueix: "DECIDEIX: Que ha d'estimar i estima l'excepció dilatòria de defecte de procediment oposada per la representació processal del Sr. Espada a la demanda instada per la Sra. Sainz, imposant a aquesta darrera les costes processals de l'incident, inclosos honoraris d'advocat i procurador de la part demandant incidental, a acreditar en període d'execució de sentència".