ATSJAD ANDORRA, a 11 d'octubre del 2004 - ROJ: ATSJAD 85/2004
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé11 octobre 2004
Numéro197/03
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 85/2004 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 11 octobre 2004)
> Décision commentée : ATSJAD 85/2004, ECLI:AD:TSJADAD:2004:85A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre a rendu, le 30 juin 2004, un arrêt rejetant l'appel formé par M. Araujo contre le jugement du Tribunal de Batlles du 23 septembre 2003. Le dispositif de cet arrêt confirmait la décision de première instance et condamnait l'appelant aux dépens d'appel.
M. Araujo a ensuite formé un incident de nullité d'actuacions (*incident de nul·litat d'actuacions*) contre cet arrêt. Il soutenait que la décision avait porté atteinte à son droit à la juridiction, garanti par l'article 10 de la Constitution de la Principauté d'Andorre. La partie adverse, M. Raya, s'est opposée à l'incident et a demandé la condamnation de l'auteur de l'incident aux frais qu'il avait générés.
Le moyen de l'incident reposait sur trois griefs :
1. le refus du juge de première instance de réitérer une commission rogatoire, qui aurait placé le requérant en situation d'indéfense, dès lors que le résultat de la preuve aurait pu démontrer des erreurs de gestion imputables à M. Raya ;
2. l'admission, au stade des conclusions, d'un document produit tardivement, malgré une protestation alléguée ;
3. l'absence de preuve que les opérations de vente d'actions litigieuses aient été autorisées par le requérant, la juridiction ayant retenu la version de la partie adverse.
L'affaire a été examinée par la Sala Civil, composée de MM. Jean Louis Vuillemin (président), Antoni Bruguera Mantecó et Joan Manel Abril Campoy (magistrat rapporteur). Le recours est enregistré sous le numéro 197/03.
## Question de droit
La question posée était de savoir si un incident de nullité d'actuacions peut prospérer lorsque la partie qui l'invoque allègue une violation du droit à la juridiction (art. 10 CA) sans avoir préalablement dénoncé le grief devant la juridiction saisie. Subsidiairement, il fallait déterminer si la critique de l'appréciation des preuves par le juge relève de ce mécanisme.
Le cadre normatif est fourni par l'article 18 bis, alinéa 3, de la loi transitoire de procédures judiciaires, telle que modifiée (la décision mentionne une réforme du 22 avril 1999). Selon le texte rappelé par la Cour, l'incident permet de demander à la juridiction ayant rendu une décision définitive de l'annuler pour violation du droit fondamental à la juridiction, à condition que cette violation n'ait pu être dénoncée auparavant. La Cour renvoie également à l'article 73 de la même loi, relatif à la demande de mesures probatoires.
## Solution et dispositif
La Sala Civil rejette l'incident pour les motifs suivants.
**Sur le premier grief (refus de nouvelle commission rogatoire).** La Cour relève que l'appelant n'a jamais soulevé, dans son recours d'appel, une éventuelle indéfense ou un déni du droit à la juridiction, et qu'il n'a pas demandé la réalisation de preuves non effectuées en première instance. Il a au contraire fondé son appel sur l'appréciation des preuves déjà produites. Le requérant ne peut donc invoquer une indéfense née de la décision d'appel alors qu'il n'a élevé aucune protestation à l'époque.
**Sur le deuxième grief (document admis tardivement).** La Cour constate que le recours d'appel ne fait aucune allusion à l'admission de ce document ni à une protest
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 11 d'octubre del 2004 - ROJ: ATSJAD 85/2004
ATSJAD 85/2004 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 11 octobre 2004)
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre a rendu, le 30 juin 2004, un arrêt rejetant l'appel formé par M. Araujo contre le jugement du Tribunal de Batlles du 23 septembre 2003. Le dispositif de cet arrêt confirmait la décision de première instance et condamnait l'appelant aux dépens d'appel.
M. Araujo a ensuite formé un incident de nullité d'actuacions (incident de nul·litat d'actuacions) contre cet arrêt. Il soutenait que la décision avait porté atteinte à son droit à la juridiction, garanti par l'article 10 de la Constitution de la Principauté d'Andorre. La partie adverse, M. Raya, s'est opposée à l'incident et a demandé la condamnation de l'auteur de l'incident aux frais qu'il avait générés.
Le moyen de l'incident reposait sur trois griefs :
le refus du juge de première instance de réitérer une commission rogatoire, qui aurait placé le requérant en situation d'indéfense, dès lors que le résultat de la preuve aurait pu démontrer des erreurs de gestion imputables à M. Raya ;
l'admission, au stade des conclusions, d'un document produit tardivement, malgré une protestation alléguée ;
l'absence de preuve que les opérations de vente d'actions litigieuses aient été autorisées par le requérant, la juridiction ayant retenu la version de la partie adverse.
L'affaire a été examinée par la Sala Civil, composée de MM. Jean Louis Vuillemin (président), Antoni Bruguera Mantecó et Joan Manel Abril Campoy (magistrat rapporteur). Le recours est enregistré sous le numéro 197/03.
Question de droit
La question posée était de savoir si un incident de nullité d'actuacions peut prospérer lorsque la partie qui l'invoque allègue une violation du droit à la juridiction (art. 10 CA) sans avoir préalablement dénoncé le grief devant la juridiction saisie. Subsidiairement, il fallait déterminer si la critique de l'appréciation des preuves par le juge relève de ce mécanisme.
Le cadre normatif est fourni par l'article 18 bis, alinéa 3, de la loi transitoire de procédures judiciaires, telle que modifiée (la décision mentionne une réforme du 22 avril 1999). Selon le texte rappelé par la Cour, l'incident permet de demander à la juridiction ayant rendu une décision définitive de l'annuler pour violation du droit fondamental à la juridiction, à condition que cette violation n'ait pu être dénoncée auparavant. La Cour renvoie également à l'article 73 de la même loi, relatif à la demande de mesures probatoires.
Solution et dispositif
La Sala Civil rejette l'incident pour les motifs suivants.
Sur le premier grief (refus de nouvelle commission rogatoire). La Cour relève que l'appelant n'a jamais soulevé, dans son recours d'appel, une éventuelle indéfense ou un déni du droit à la juridiction, et qu'il n'a pas demandé la réalisation de preuves non effectuées en première instance. Il a au contraire fondé son appel sur l'appréciation des preuves déjà produites. Le requérant ne peut donc invoquer une indéfense née de la décision d'appel alors qu'il n'a élevé aucune protestation à l'époque.
Sur le deuxième grief (document admis tardivement). La Cour constate que le recours d'appel ne fait aucune allusion à l'admission de ce document ni à une protest
Aute
AUTE DE 11 D'OCTUBRE DE 2004
Nul·litat d'actuacions : finalitats.- No escau interposar l'incident de nul·litat d'actuacions si no es va recórrer la resolució judicial que denegava una nova comissió rogatòria.- Nul·litat d'actuacions : no escau quan s'al·lega una valoració inadequada de la prova.- Dret a la jurisdicció.- Indefensió
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra va dictar sentència, de data 30 de juny de 2004, per la qual refusava el recurs d'apel·lació interposat pel Sr. Araujo contra la sentència de l'Honorable Tribunal de Batlles de 23 de setembre de 2003. La part dispositiva de la sentència d'aquesta Sala establia el que segueix: "DECIDEIX DESESTIMAR el recurs d'apel·lació formulat per la representació processal del Sr. Araujo contra la sentència de l'Honorable Tribunal de Batlles, dictada en data 23-9-2003, i confirmar la seva part dispositiva. S'escau imposar a la part recurrent les costes d'aquesta alçada".
II.- La representació processal del Sr. Araujo va formular incident de nul·litat d'actuacions contra la sentència d'aquesta Sala, de data 30 de juny de 2004, i, en data de registre 16-7-2004, va presentar llur escrit de conclusions, on pels arguments continguts en el mateix sol·licitava l'anul·lació de l'esmentada resolució per infracció del dret fonamental a la jurisdicció contingut a l'article 10 de la Constitució del Principat d'Andorra.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 197/03 — Décision commentée
III.- La representació processal de la part apel·lada, Raya, va oposar-se a l'incident de nul·litat d'actuacions promogut per la representació processal del Sr. Araujo i va sol·licitar que es desestimés l'incident de nul·litat, per entendre que la sentència d'aquesta Sala no vulnerava cap dret constitucional, a la vegada que demanava que li fossin imposades a la part instant de l'incident les costes derivades del mateix.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy.
FONAMENTS DE DRET
I.- L'incident de nul·litat d'actuacions, introduït per la reforma de la Llei de modificació de la Llei transitòria de procediments judicials de 22-4-1999, es preveu a l'article 18 bis, tercer, com un instrument per demanar a l'òrgan judicial que va dictar una resolució ferma la seva anul·lació per considerar el promotor de l'incident que aquesta vulnera el dret fonamental a la jurisdicció. Per tant, l'èxit o el refús del mateix exigeix examinar les al·legacions de l'instant de l'incident i posar-les en relació amb la resolució dictada per poder determinar si s'ha produït o no la vulneració del dret fonamental a la jurisdicció, que es contempla a l'article 10 CA, en el qual s'estableix que "1. Es reconeix el dret a la jurisdicció, a obtenir d'aquesta una decisió fonamentada en Dret, i a un procés degut, substanciat per un tribunal imparcial predeterminat per la llei.
Es garanteix a tothom el dret a la defensa i a l'assistència tècnica d'un lletrat, a un judici de durada raonable, a la presumpció d'innocència, a ésser informat de l'acusació, a no confessar-se culpable, a no declarar en contra d'ell mateix i, en els processos penals, al recurs.
La llei regularà els supòsits en què, per garantir el principi d'igualtat, la justícia ha d'ésser gratuïta".
En aquest ordre d'idees, entén la part que promou el present incident de nul·litat d'actuacions que la Sala ha infringit el dret a la jurisdicció, contemplat a l'article 10 de la C.A, per les raons següents. En primer terme, entén que la decisió de l'organisme judicial de primera instància de no tramitar de nou una comissió rogatòria l'ha situat en indefensió, perquè amb el resultat de la prova es podria demostrar els errors de gestió de Raya. En segon terme, malgrat l'oposició de la part instant de l'incident de nul·litat, es va admetre a la primera instància un document aportat en el tràmit de conclusions i que es va fer l'oportuna protesta, I, en darrer terme, considera que no va restar provat que les operacions de compra-venda d'accions fossin autoritzades per la part que promou l'incident, sinó que es va acceptar la versió de l'altra part litigant.
II.- El primer dels motius o greuges que s'articulen en l'incident de nul·litat d'actuacions ha de ser refusat. En efecte, si s'examina el recurs d'apel·lació que la part que ara promou l'incident va formular es pot concloure que, en cap moment, es va al·legar sobre una possible indefensió o denegació del dret a la jurisdicció i tampoc es va sol·licitar la pràctica de proves no realitzades a la instància, sense que s'efectués la més mínima protesta al respecte en l'apel·lació davant d'aquesta Sala. I així, si s'examina l'escrit de conclusions, de data 3-2-2004, on s'articulen els motius d'apel·lació, la representació processal del Sr. Araujo explícitament combat la sentència dictada per l'Honorable Tribunal de Batlles perquè entén que la prova practicada demostra i fonamenta les seves pretensions, sense que es porti a terme la més mínima protesta respecte a la manca de pràctica de qualsevol mitjà probatori.
Per consegüent, refusada per la sentència dictada a la instància la pràctica d'una tercera comissió rogatòria, davant del resultat negatiu de les dues primeres (cfr. Considerant III, foli 44), cap protesta o queixa efectua el recurrent davant d'aquest Tribunal Superior, quan l'article 18.3 bis de la Llei Transitòria de procediments judicials exigeix que l'incident de nul·litat es pot interposar sol·licitant al Tribunal que ha dictat una resolució ferma la seva anul·lació sempre que la vulneració del dret a la jurisdicció no s'hagi pogut denunciar amb anterioritat. En canvi, en el supòsit que ara ens ocupa, es palès que la part recurrent podia haver denunciat aquesta presumpta disminució o limitació del seu dret a la jurisdicció davant d'aquesta Sala i no ho va fer, per la qual cosa no es pot adduir que s'ha generat indefensió per la sentència dictada per aquesta Sala quan la part recurrent ni tan sols ha protestat o ha demanat a la Sala, en els termes de l'article 73 de la Llei Transitòria dels procediments judicials, que es practiquin aquelles proves que considera necessàries i més si es té en compte, com s'ha afirmat, que en el recurs d'apel·lació aquest es justifica en una inadequada valoració de la prova ja realitzada, entenent el recurrent que de la prova practicada (foli 13) ja es dedueix la viabilitat de les seves pretensions.
III.- I la mateixa sort desestimatòria ha de córrer el següent greuge o motiu en el qual es fonamenta l'incident de nul·litat d'actuacions. En efecte, si s'analitza amb deteniment el recurs d'apel·lació que la part promotora de l'incident de nul·litat d'actuacions va formular davant aquesta Sala es pot constatar com cap al·lusió s'efectua a l'admissió d'una prova documental i a la protesta que va realitzar aquesta part, com exigiria l'article 18.3 bis de la Llei transitòria de procediments judicials abans esmentat, sinó que, com ja s'ha observat, el recurrent, precisament, justifica la viabilitat del seu recurs en una inadequada valoració de la prova, afegint que la prova que es va practicar a la instància fonamenta les seves pretensions. Per tant, tampoc en aquest cas existeix limitació al dret de defensa de la part recurrent i, en tot cas, si hagués considerat que existia havia de denunciar la mateixa tan bon punt s'hagués produït, mitjançant l'oportuna protesta. I, en aquest ordre d'idees, convé afegir que la sentència d'instància (II Considerant) admetia el document contra el qual s'alça la part que promou l'incident perquè entenia que aquest ja es trobava a les actuacions, aportat en el judici de proves, i no a la fase de conclusions. I contra aquesta argumentació de la sentència d'instància no es conté, com hem vist, cap al·legació en l'apel·lació davant d'aquesta Sala ni, en l'incident que ara s'estudia, cap argument o fonament que impugni l'admissió del document per entendre que ja es trobava al procediment i que no havia estat aportat de nou. En conclusió, per tot el que s'ha assenyalat no s'escau tampoc atendre aquest segon motiu o greuge de l'incident de nul·litat d'actuacions.
IV.- I, en darrer terme, afirma la part instant de l'incident de nul·litat d'actuacions que no s'ha provat que les operacions de compra-venda d'accions realitzades per Raya estiguessin autoritzades pel Sr. Araujo. Aquest motiu també es troba destinat al fracàs, tota vegada que la finalitat de l'incident de nul·litat d'actuacions és l'anàlisi d'una possible vulneració del dret a la jurisdicció per part de l'òrgan judicial que ha dictat la resolució que es considera que el vulnera o infringeix, i en aquest cas el que fa el promotor de l'incident, sense més argumentació que l'esmentada, és entendre que la valoració de la prova és errònia o inadequada, quan aquesta fou valorada per les diferents sentències dictades al procediment i, en concret, per la d'aquesta Sala en els seus fonaments de dret, on ja va raonar sobre el rebuig del recurs, posant de relleu que el recurrent tornava a reproduir la mateixa argumentació emprada per a combatre la sentència d'instància i no impugnava els arguments o raonaments de la sentència de l'Honorable Tribunal de Batlles, a la vegada que, en ares del dret a la jurisdicció, s'examinaven les qüestions sotmeses a l'estudi d'aquesta Sala i eren rebutjades pels arguments que s'estructuraven en la sentència de 30 de juny de 2004. Per aquestes raons, s'escau desestimar també aquest motiu o greuge, atès que amb el mateix no es denuncia cap vulneració del dret a la jurisdicció, sinó que l'instant de l'incident pretén imposar la seva apreciació de la prova front a la del Tribunal.
V.- Les consideracions anteriors motiven el refús de l'incident de nul·litat d'actuacions i, per tant, la imposició de les costes processals generades pel mateix a la part que l'ha promogut.
Atesa la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas,
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
DESESTIMAR la pretensió d'anul·lació de La sentència, dictada per aquesta Sala, el dia 30-6-2004 i condemnar a la part instant del present incident de nul·litat d'actuacions al pagament de la totalitat de les costes que ha generat.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.