I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD, Civil, 21 octobre 2004 (ROJ : ATSJAD 92/2004 ; ECLI:AD:TSJADAD:2004:92A)
Décision commentée : ATSJAD, Civil, 21 octobre 2004 (ROJ : ATSJAD 92/2004 ; ECLI:AD:TSJADAD:2004:92A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La présente décision est un aute rendu par la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, à Andorra la Vella, le 21 octobre 2004, dans le recours n° 138/04. Elle porte sur la fixation du montant des honoraires d'avocat dont la partie condamnée aux dépens doit supporter la charge, dans le cadre d'un incident d'exécution.
La procédure trouve son origine dans l'arrêt rendu par la même Sala le 23 mai 2002, dans le cadre du recours d'appel n° 08/02. Par aute du 21 juin 2004, le Batlle, saisi en phase d'exécution, a décidé de renvoyer au Tribunal Superior de Justícia l'incident relatif à la détermination du montant des dépens de la seconde instance.
La décision présente une incohérence d'identification des parties. Dans les antécédents de fait, les dépens sont présentés comme réclamés par la société « ORG_1 » à la société « IMMOBILIÀRIA VIVA SOL VACANCES ». Dans les fondements de droit et le dispositif, la créance porte sur les honoraires de l'avocat de la société « CONFORT RECEPTIU S.L. », qui a exercé pour le compte de la partie condamnée en seconde instance. La dénomination « ORG_1 » paraît être une anonymisation de la plateforme, mais la décision ne l'indique pas expressément : l'identité exacte du créancier n'est donc pas établie avec certitude par le seul texte.
Le Col·legi d'Advocats a été consulté et a émis un dictamen sur les honoraires. Le magistrat rapporteur est M. Antoni Bruguera Manté, la formation étant présidée par M. Jean Louis Vuillemin, avec M. Joan Manel Abril Campoy.
Question de droit
La question soumise au tribunal est la suivante : comment déterminer le montant des honoraires d'avocat qu'une partie condamnée aux dépens doit rembourser à la partie qui l'a obtenue, lorsque ce montant est contesté en phase d'exécution ?
Le tribunal ne formule pas explicitement cette question et ne discute aucune controverse doctrinale ou jurisprudentielle. Son raisonnement est réduit à deux éléments : l'examen des actuations de la procédure d'appel et des écrits des parties, ainsi que le dictamen du Col·legi d'Advocats. Le fondement juridique précis n'est pas identifié dans les motifs : le texte
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Determinació de l'import de la minuta d'honoraris de l'advocat en el cas de condemna en costes »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 21 d'octubre del 2004 - ROJ: ATSJAD 92/2004 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent: »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.- »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 21 octobre 2004 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
AUTE DE 21 D'OCTUBRE DE 2004
Determinació de l'import de la minuta d'honoraris de l'advocat en el cas de condemna en costes
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
ÚNIC.- En Aute de 21 de juny de 2004,l'Hble. Batlle, en la fase d'execució de la Sentència d'aquesta Sala de 23 de maig de 2002 dictada en el recurs d'apel·lació 08/02, va acordar elevar a aquest Tribunal l'incident d'execució per a la determinació de l'import de les costes de la segona instància reclamades per la mercantil ORG_1 a "IMMOBILIÀRIA VIVA SOL VACANCES".
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté.
FONAMENTS DE DRET
ÚNIC.- Examinades les actuacions produïdes en el Rotlle d'apel·lació núm. 08/02; els escrits presentats per les parts referents a les costes que "CONFORT RECEPTIU S.L." reclama a "IMMOBILIÀRIA VIVA SOL VACANCES" per raó de les seves actuacions en tal Rotlle (en les quals aquesta darrera va ser condemnada en costes); i vist també el dictamen de l'Iltre. Col·legi d'Advocats, escau aprovar tal dictamen i el seu import de 848'56 euros en considerar-lo la Sala ajustat al treball desenvolupat pel lletrat de "CONFORT RECEPTIU S.L." en aquest Rotlle i conforme amb les normes orientadores per a l'aplicació dels honoraris professionals dels advocats.