Résumé éditorial
# ATSJAD 147/2004 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala administrativa, 17 novembre 2004)
> Décision commentée : ATSJAD 147/2004, ECLI:AD:TSJADAD:2004:147A, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala administrativa, Aute du 17 novembre 2004, recours n° E04-0407 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par acte authentique du 10 mars 1983, une contribuable acquiert un local commercial à Andorre-la-Vieille. L'acquisition est communiquée à la commune (le Comú) en janvier 1999, et un reçu correspondant aux droits d'acquisition des biens immeubles, prévu par l'Ordonnance générale tributaire, reste impayé. Le texte ne précise pas la date exacte de la liquidation ni le montant initialement réclamé.
Le 1er juin 2001, le Comú notifie la dette, majorée d'une pénalité, à une employée d'une gestoría située à la même adresse que le bien. Le titulaire de cette gestoría est le frère de la contribuable. L'employée refuse de signer la notification, ce que l'agent notificateur consigne. La notification mentionne un recours d'alzada devant le Gouvernement, que la contribuable n'exerce pas.
Le 26 avril 2004, la commune saisit la Sección administrativa du Tribunal de Batlles aux fins d'exécution du mandement de paiement. L'obligée est notifiée de l'ordonnance d'exécution le 18 mai 2004, et le paiement, d'un montant de 2 039,96 EUR, intervient le 4 juin 2004.
Le 10 juin 2004, la contribuable forme devant la Sala administrativa un incident d'exécution. Elle invoque, d'une part, la violation du principe de légalité, l'opération d'acquisition n'étant selon elle pas soumise à l'ordonnance tributaire applicable, et, d'autre part, la prescription du droit de l'Administration à liquider la dette et de son droit à en exiger le paiement. Elle sollicite l'annulation du mandement et la restitution des sommes versées. La commune conclut au rejet, en soulevant à titre subsidiaire la prescription du droit de la contribuable à contester la liquidation.
## Question de droit
Le juge devait trancher trois questions successives :
1. La notification du 1er juin 2001, faite à une employée d'une gestoría tenue par le frère de la contribuable, est-elle régulière et productive d'effets ?
2. Dans le cadre de l'incident d'exécution, peut-on encore discuter le bien-fondé matériel de la liquidation (absence de soumission du négoce à l'impôt, prescription du droit de liquider) lorsque l'acte n'a pas été contesté dans les délais ?
3. L'action en recouvrement est-elle prescrite au moment de l'ordonnance d'exécution, compte tenu de la règle de l'article 40 de la Llei de bases de l'ordenament tributari du 19 décembre 1996 et de l'interruption prévue à l'article 41.2 ?
## Solution et dispositif
Le Tribunal répond successivement :
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