Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 30 d'agost del 2005 - ROJ: ATSJAD 110/2005
Sources citées
1 référenceJurisprudence (1)
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Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 36/05 — Décision commentée
🏛 Tribunal Superior de Justícia d’Andorra
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Doctrine juridique scientifique
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5 novembre 2026
Jurisprudence
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Résumé éditorial
# ATSJAD 110/2005 (ECLI:AD:TSJADAD:2005:110A) > Décision commentée : ATSJAD 110/2005, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 30 août 2005, recours n° 36/05 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) *Note : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte de la décision a été retenue.* ## Faits et procédure Par un jugement du 14 avril 2005, rendu à l'issue d'un procès pour menaces (*amenaces*), M. Canals fut condamné. Par un arrêt du 12 juillet 2005, la Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia rejeta son appel et confirma l'ordonnance (*Aute*) du Tribunal de Corts du 17 juin 2005. Celle-ci prononçait la révocation définitive de la peine de prison conditionnelle qualifiée (*pena de presó condicional qualificada*) qui lui avait été imposée, et son incarcération immédiate au centre pénitentiaire. L'intéressé, par l'intermédiaire de sa défense, forma alors un incident de nullité d'actuacions (*incident de nul·litat d'actuacions*) contre cet arrêt confirmatif. Il soutenait que deux droits avaient été méconnus : le droit à la juridiction (*dret a la jurisdicció*) et la présomption d'innocence (*presumpció d'innocència*). Il faisait valoir qu'il n'existait pas de preuve « évidente, claire et réelle », dès lors que les deux parties, témoin compris, étaient parties directes à la cause. Selon lui, les accusations ne reposaient sur aucun autre témoignage que celui de l'amie de la victime présumée, laquelle avait déjà témoigné pour l'accusation lors du procès pour menaces ayant abouti à la condamnation du 14 avril 2005. Le ministère public conclut au rejet, en se référant à la jurisprudence habituelle du Tribunal Constitucional. Il relevait que la preuve avait été normalement débattue et appréciée par les différentes juridictions de l'ordre judiciaire andorran. La décision est un *Aute* (ordonnance), non une sentence. Elle est rendue par la Sala Penal sur l'incident de nullité, et non sur le fond de l'affaire. ## Question de droit La Sala Penal devait déterminer si l'arrêt confirmatif du 12 juillet 2005, qui entérinait la révocation de la peine de prison conditionnelle, était entaché d'une nullité d'actuacions pour atteinte au droit à la juridiction ou à la présomption d'innocence. Deux sous-questions en découlaient : 1. Le droit à la juridiction était-il méconnu alors que le requérant avait pu accéder au juge avec une prétention légitime ? 2. La présomption d'innocence était-elle violée lorsque la culpabilité avait été établie à l'issue d'un débat contradictoire, sur la base d'éléments de preuve appréciés par les juridictions précédentes, et que le requérant contestait la valeur probante des témoignages ? ## Solution et dispositif La Sala Penal écarte successivement les deux moyens. **Sur le droit à la juridiction**, elle relève qu'il n'y a pas de violation dès lors que l'intéressé a pu saisir la juridiction avec une prétention légitime et obtenir une décision motivée et fondée en droit. Le raisonnement est fondé sur la seule accessibilité du juge et sur la motivation de la décision, sans examen approfondi de la notion. **Sur la présomption d'innocence**, la Cour considère qu'il n'y a pas davantage de violation. Elle motive sa position en trois temps :
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Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 36/05 — Décision commentée
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