I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 60/2006
Décision commentée : ATSJAD 60/2006, Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, 24 avril 2006, recours A012/06 (ECLI:AD:TSJADAD:2006:60A) (Lire sur source officielle)
Note éditoriale : la référence canonique transmise (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ROJ et l'ECLI figurant dans le texte ont été retenues.
Faits et procédure
Le litige s'inscrit dans un contentieux administratif relatif à la construction d'une résidence gériatrique à Encamp, sur l'emplacement de l'Hôpital de Nostra Senyora de Meritxell (H.R.). Le requérant, M. Catalá, avait sollicité du Gouvernement une licence de construction le 4 septembre 2004. L'administration n'ayant pas répondu, la demande a fait l'objet d'une dénégation par silence, puis d'un rejet implicite du recours formé contre celle-ci.
La Sala Administrativa a rendu, le 24 janvier 2006 (sentence n° 06-2006), une décision estimant l'appel interjeté par le Gouvernement contre le jugement n° 2005-067 du 31 mai 2005 de la Section administrative du Tribunal de Batlles. Selon la décision commentée, cette sentence a déclaré conforme au droit la dénégation par silence de la licence. L'argumentation accueillie en appel reposait, pour l'essentiel, sur l'impossibilité juridique de délivrer valablement une autorisation de construire alors que la démolition préalable de l'existant était manifestement impossible.
M. Catalá a formé, contre cette sentence, un incident de nullité d'actuacions (incident de nul·litat d'actuacions). Il en reprenait les arguments d'un autre incident, dirigé contre la sentence n° 2/2006 du 24 janvier 2006, laquelle avait validé le décret gouvernemental du 18 décembre 2002 suspendant pour un an la démolition et toute intervention sur plusieurs immeubles, dont l'H.R. Le requérant soutenait que la décision attaquée contredisait la sentence de la même Sala du 19 septembre 2002, qui lui avait reconnu le droit de démolir l'édifice.
Le Gouvernement a conclu au rejet de l'incident, au motif que l'écrit ne reposait sur aucun des éléments propres à cette procédure, et a demandé la condamnation de l'auteur aux dépens.
Question de droit
La décision pose deux questions liées :
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, format pels magistrats esmentats. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 24 d'abril del 2006 - ROJ: ATSJAD 60/2006 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« 1.- La sentència d'aquesta Sala número 06-2006, de 24 de gener de 2006, va estimar el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal del Govern contra la sentència número 2005-067 de 31 de maig de 2005 dictada per la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, que va revocar, i estimant la demanda va declarar ajustada al Dret la denegació per silenci de la sol·licitud de llicència formulada al Govern el dia 4 de setembre de 2004 i la desestimació per silenci del recurs interposat en contra.… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« En conseqüència, així ho acorden, manen i signen el Tribunal, en dono fe. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 24 avril 2006 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
Núm. de Protocol: AD-0038-2/04
A U T E 12-2006
PARTS:
Apel·lant: Catalá Representant: Yuste Advocat: Bonet
Apel·lada: M.I. GOVERN Representant : Anaya Advocat : Diez
A la vila d'Andorra la Vella, el 24 d'abril de 2006
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, format pels magistrats esmentats.
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- La sentència d'aquesta Sala número 06-2006, de 24 de gener de 2006, va estimar el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal del Govern contra la sentència número 2005-067 de 31 de maig de 2005 dictada per la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, que va revocar, i estimant la demanda va declarar ajustada al Dret la denegació per silenci de la sol·licitud de llicència formulada al Govern el dia 4 de setembre de 2004 i la desestimació per silenci del recurs interposat en contra.
La sol·licitud de llicència ho era per construir una residència geriàtrica en el lloc que actualment ocupa l'H.R. a Encamp i l'argument estimatori del recurs d'apel·lació fou, substancialment, que no es podia vàlidament atorgar una llicència de construcció quan era notòria la impossibilitat jurídica d'enderrocar prèviament la construcció existent.