I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD, Civil, 27 de gener del 2010 (ROJ ATSJAD 27/2010)
Décision commentée : ATSJAD, Civil, 27 de gener del 2010, ROJ ATSJAD 27/2010, ECLI:AD:TSJADAD:2010:27A (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par acte du 13 juillet 2009, la représentation processuelle de Mme Catalá a formé contre M. Morales une demande d'attribution de la garde et de la custodie de leur enfant mineur, Vilar, né de leur relation de couple. Dans le même acte, et « altressí » (« par ailleurs »), elle sollicitait à titre de mesure conservatoire une aide économique de cinq cents euros mensuels à la charge du défendeur, au profit du mineur, pendant la durée de l'instance. Le fondement invoqué était l'analogie avec l'article 64 de la Llei qualificada del matrimoni du 30 juin 1995 (LQM).
Par un Aute du 28 juillet 2009, le Batlle a déclaré cette demande irrecevable (inadmetre) en tant que demande de mesures conservatoires formulée par voie incidente dans la demande principale. Mme Catalá a interjeté appel. Elle demandait la révocation de l'Aute et l'admission de sa demande de mesures.
La Sala Civil du Tribunal superior de justícia, composée de Mme Eulàlia Amat Llari (magistrate rapporteur), M. Jean Louis Vuillemin (président) et M. Joan Manel Abril Campoy, a rendu le présent Aute le 27 janvier 2010 (recours A244/09, TSJC-244/09).
Question de droit
Le litige posait deux questions connexes :
- Une demande de mesure provisoire d'aide économique fondée sur les articles 51 et 64 LQM peut-elle être présentée « altressí » dans le cadre d'une demande principale d'attribution de la garde, sans ouverture d'une procédure spécifique ?
- Quelle
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« A la vila d'Andorra la Vella, a 27 de gener de 2010 Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 27 de gener del 2010 - ROJ: ATSJAD 27/2010 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- En data 13 de juliol del 2009 la representació processal de la Sra. Catalá va formular demanda contra el Sr. Morales d'atribució de guarda i custòdia del menor Vilar, nascut de la relació de parella mantinguda pels litigants, sol·licitant per "Altressí" que s'establís com a mesura cautelar un auxili econòmic imprescindible de cinc-cents euros mensuals a càrrec del defenent i en benefici del menor mentre es substanciés la causa, per analogia amb el que disposava l'article 64 LQM. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 27 janvier 2010 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-244/09
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, a 27 de gener de 2010 Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 13 de juliol del 2009 la representació processal de la Sra. Catalá va formular demanda contra el Sr. Morales d'atribució de guarda i custòdia del menor Vilar, nascut de la relació de parella mantinguda pels litigants, sol·licitant per "Altressí" que s'establís com a mesura cautelar un auxili econòmic imprescindible de cinc-cents euros mensuals a càrrec del defenent i en benefici del menor mentre es substanciés la causa, per analogia amb el que disposava l'article 64 LQM.
II.- L'Aute de 28 de juliol va acordar inadmetre la sol·licitud d'adopció de mesures cautelars d'auxili econòmic efectuada per "Altressí dic" per la representació processal de la Sra. Catalá.
III.- Contra l'esmentada resolució formula recurs d'apel·lació la representació processal de la Sra. Catalá i, pels arguments recollits a les seves conclusions, demana la seva revocació i l'estimació de la seva demanda de mesures cautelars d'auxili econòmic.