I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD, Sala Civil, 29 avril 2010 (ROJ : ATSJAD 86/2010)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justicia d'Andorra, Sala Civil, 29 avril 2010, ATSJAD 86/2010, ECLI:AD:TSJADAD:2010:86A, recours A296/09 (Lire sur source officielle)
Note de référence : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir des métadonnées du texte intégral.
Faits et procédure
Une société (ORG_3) a assigné une société commerciale (ORG_1) le 9 juillet 2009 en paiement de la somme de 143 314,37 EUR, outre intérêts légaux et dépens. Selon la demanderesse, la défenderesse s'était engagée à lui livrer 53 026 t-shirts (« samarretes ») pour un montant total de 286 340,40 EUR, commande de juin 2006 dont la livraison n'a jamais eu lieu. Le contrat a été résolu d'un commun accord et une somme de 143 026,03 EUR a été restituée en octobre 2006, le solde restant dû.
La défenderesse a appelé en garantie deux autres sociétés commerciales, qui lui auraient fourni la marchandise. Par un Aute du 22 octobre 2009, le juge de première instance a rejeté l'incident de crida en garantia et a condamné la société appelante en garantie aux dépens, honoraires d'avocat et de procureur inclus.
La défenderesse a interjeté appel. Elle a conclu à la révocation de la décision et a soutenu, en substance, que la marchandise avait été acquise auprès des sociétés appelées, qu'une condamnation lui ouvrirait une action en répétition contre elles, et que l'appel en garantie permettait d'éviter des décisions contradictoires. La demanderesse a conclu à la confirmation.
La formation était composée de MM. Jean Louis Vuillemin (président), Joan Manel Abril Campoy (magistrat rapporteur) et de Mme Eulàlia Amat Llari.
Question de droit
La question posée à la Sala Civil était double.
En premier lieu, il s'agissait de déterminer si l'appel en garantie est recevable lorsque les contrats conclus entre la défenderesse et les sociétés appelées sont étrangers aux rapports entre la demanderesse et la défenderesse, et lorsque l'action en répétition envisagée par la défenderesse ne repose sur aucun lien de solidarité ou d'indivisibilité entre déb
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 29 d'abril del 2010 - ROJ: ATSJAD 86/2010 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- La representació processal de la mercantil ORG_3 va interposar demanda, de data 9-07- 2009, envers la mercantil ORG_1, segons la qual sol·licitava la condemna de la defenent a la satisfacció de l'import de 143.314,37 EUR, amb més els interessos legals i les costes processals. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 29 avril 2010 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC- 296/09
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, al 29 d'abril de 2010.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La representació processal de la mercantil ORG_3 va interposar demanda, de data 9-07- 2009, envers la mercantil ORG_1, segons la qual sol·licitava la condemna de la defenent a la satisfacció de l'import de 143.314,37 EUR, amb més els interessos legals i les costes processals.
La representació processal de la part defenent va interessar la crida en garantia de dues mercantils.
II.- Per Aute, de data 22-10-2009, es va acordar: "ACORDA Denegar l'incident de crida en garantia formulat per la representació processal de la societat "E.R. SL" mitjançant escrit del 9 de setembre de 2009. Condemnar l'esmentada societat a satisfer les costes judicials, inclosos honoraris d'advocat i de procurador".