ATSJAD ANDORRA, a 27 de maig del 2010 - ROJ: ATSJAD 93/2010
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé27 mai 2010
NuméroA318/09
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 27 mai 2010 (ATSJAD 93/2010)
> **Décision commentée :** Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 27 mai 2010, ATSJAD 93/2010, ECLI:AD:TSJADAD:2010:93A, recours TSJC-318/09 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note de méthode : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte intégral (ATSJAD 93/2010, ECLI:AD:TSJADAD:2010:93A) a été retenue. La décision est rédigée en catalan ; les citations sont données dans la langue d'origine puis traduites.*
## Faits et procédure
Par un *Aute* du 5 septembre 2008, le mineur, né d'une mère elle-même mineure à l'époque des faits, a été confié à l'État, représenté par la Direction du Service social, et placé dans un centre d'accueil. La mesure avait été sollicitée par la mère, qui estimait ne pas disposer des conditions professionnelles, sociales et économiques nécessaires pour assurer la prise en charge de son fils. Un rapport de l'équipe spécialisée de protection de l'enfance du 9 février 2009 a proposé un accueil familial en famille d'accueil, proposition acceptée par la Commission technique d'attention au mineur en avril 2009.
Le 19 juin 2009, la grand-mère maternelle a demandé l'attribution de la garde et de la tutelle de l'enfant ou, à titre subsidiaire, un droit de visite étendu. Par *Aute* du 11 novembre 2009, le Batlle de Menors (juge des mineurs) a refusé la demande de garde, tout en habilitant la Direction du Service social à organiser les contacts entre l'enfant et son aïeule. Celle-ci a interjeté appel en sollicitant la révocation de cette décision et, à titre subsidiaire, un droit de visite « ampli ».
Le ministère public a conclu dans le sens du rejet de l'appel. La Sala Civil du Tribunal supérieur de justice a statué le 27 mai 2010, magistrat rapporteur Mme Eulàlia Amat Llari, sous la présidence de M. Jean Louis Vuillemin.
## Question de droit
La question posée à la cour était de savoir si une aïeule maternelle, qui allègue sa capacité à prendre soin de son petit-fils, peut obtenir la garde et la tutelle d'un mineur placé sous la protection de l'État, lorsque la mère n'a pas été privée de l'autorité parentale et que la mesure d'accueil a vocation à être temporaire. Subsidiairement, se posait la question de l'étendue du droit de visite à accorder.
La décision ne cite aucun texte légal précis : elle se réfère à « la législation en vigueur et les usages et coutumes applicables » (*legislació vigent i Usos i Costums aplicables*). Les dispositions relatives à la protection de l'enfance et à la garde ne sont donc pas identifiées dans le texte fourni (non précisé dans la décision). Le raisonnement repose exclusivement sur l'appréciation des faits et sur le principe, énoncé à plusieurs reprises, de la prévalence de l'intérêt de l'enfant (*interès prevalent del menor*).
## Solution et dispositif
La Sala Civil a confirmé l'*Aute* de première instance. Elle a rejeté la demande de garde en se fondant sur quatre séries de motifs :
1. **Un doute sur la capacité éducative** : la manque de capacité de l'aïeule à faire face aux circonstances ayant conduit au placement de sa propre fille, et la persistance de difficultés à accepter la situation de celle-ci, « porten a dubtar, com a mínim en principi » (portent à douter, au moins en principe), de son aptitude à prendre en charge son petit-fils.
2. **Une attitude jugée négative envers les professionnels** : rapports des 15 juillet et 1er octobre 2009, absence aux réunions, accusations portées devant le juge à l'encontre des travailleurs sociaux. Ces éléments émanent de personnes que la Cour qualifie d'« imparcials ».
3. **La tension familiale** : l'hostilité entre l'aïeule et la mère, qui s'était toujours opposée à la garde de l'enfant par sa propre mère, rend
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 27 de maig del 2010 - ROJ: ATSJAD 93/2010
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 27 mai 2010 (ATSJAD 93/2010)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 27 mai 2010, ATSJAD 93/2010, ECLI:AD:TSJADAD:2010:93A, recours TSJC-318/09 (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte intégral (ATSJAD 93/2010, ECLI:AD:TSJADAD:2010:93A) a été retenue. La décision est rédigée en catalan ; les citations sont données dans la langue d'origine puis traduites.
Faits et procédure
Par un Aute du 5 septembre 2008, le mineur, né d'une mère elle-même mineure à l'époque des faits, a été confié à l'État, représenté par la Direction du Service social, et placé dans un centre d'accueil. La mesure avait été sollicitée par la mère, qui estimait ne pas disposer des conditions professionnelles, sociales et économiques nécessaires pour assurer la prise en charge de son fils. Un rapport de l'équipe spécialisée de protection de l'enfance du 9 février 2009 a proposé un accueil familial en famille d'accueil, proposition acceptée par la Commission technique d'attention au mineur en avril 2009.
Le 19 juin 2009, la grand-mère maternelle a demandé l'attribution de la garde et de la tutelle de l'enfant ou, à titre subsidiaire, un droit de visite étendu. Par Aute du 11 novembre 2009, le Batlle de Menors (juge des mineurs) a refusé la demande de garde, tout en habilitant la Direction du Service social à organiser les contacts entre l'enfant et son aïeule. Celle-ci a interjeté appel en sollicitant la révocation de cette décision et, à titre subsidiaire, un droit de visite « ampli ».
Le ministère public a conclu dans le sens du rejet de l'appel. La Sala Civil du Tribunal supérieur de justice a statué le 27 mai 2010, magistrat rapporteur Mme Eulàlia Amat Llari, sous la présidence de M. Jean Louis Vuillemin.
Question de droit
La question posée à la cour était de savoir si une aïeule maternelle, qui allègue sa capacité à prendre soin de son petit-fils, peut obtenir la garde et la tutelle d'un mineur placé sous la protection de l'État, lorsque la mère n'a pas été privée de l'autorité parentale et que la mesure d'accueil a vocation à être temporaire. Subsidiairement, se posait la question de l'étendue du droit de visite à accorder.
La décision ne cite aucun texte légal précis : elle se réfère à « la législation en vigueur et les usages et coutumes applicables » (legislació vigent i Usos i Costums aplicables). Les dispositions relatives à la protection de l'enfance et à la garde ne sont donc pas identifiées dans le texte fourni (non précisé dans la décision). Le raisonnement repose exclusivement sur l'appréciation des faits et sur le principe, énoncé à plusieurs reprises, de la prévalence de l'intérêt de l'enfant (interès prevalent del menor).
Solution et dispositif
La Sala Civil a confirmé l'Aute de première instance. Elle a rejeté la demande de garde en se fondant sur quatre séries de motifs :
Un doute sur la capacité éducative : la manque de capacité de l'aïeule à faire face aux circonstances ayant conduit au placement de sa propre fille, et la persistance de difficultés à accepter la situation de celle-ci, « porten a dubtar, com a mínim en principi » (portent à douter, au moins en principe), de son aptitude à prendre en charge son petit-fils.
Une attitude jugée négative envers les professionnels : rapports des 15 juillet et 1er octobre 2009, absence aux réunions, accusations portées devant le juge à l'encontre des travailleurs sociaux. Ces éléments émanent de personnes que la Cour qualifie d'« imparcials ».
La tension familiale : l'hostilité entre l'aïeule et la mère, qui s'était toujours opposée à la garde de l'enfant par sa propre mère, rend
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-318/09
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, al 27 de maig de 2010.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- Mitjançant l'Aute dictat en data 5 de setembre del 2008 es va confiar el menor Quesada a l'Estat a través de la Direcció del Servei Social, confirmant l'ingrés del nen en un Centre d'Acolliment, mesura sol·licitada per la pròpia progenitora entenent que no gaudia de les condicions laborals, socials i econòmiques per tal de poder garantir l'atenció del seu fill.
II.- L'informe realitzat per l'Equip Especialitzat de Protecció a la Infància i el Centre d'Acolliment d'Infants "La Gavernera" que avaluava el pla de treball amb la Sra. Vives, mare d'en Quesada, de data 9 de febrer del 2009 proposava que el nen pogués gaudir del programa d'acolliment familiar en família aliena, proposta que va acceptar la Comissió Tècnica d'Atenció al Menor el mes d'abril d'aquell any.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A318/09 — Décision commentée
III.- Per escrit presentat en data 19 de juny del 2009 la Sra. Bermudez va sol·licitar que se li atribuís la guarda i custòdia del seu nét, el menor Quesada, o, subsidiàriament, que es fixés a favor seu un règim ampli de visites al nen sota la mesura de protecció a càrrec de l'Estat andorrà.
IV.- L'Aute dictat per l'Hble. Batlle en data 11 de novembre del 2009 va acordar no donar lloc a la petició formulada per la Sra. Bermudez de que li fos atribuïda la guarda i custòdia del seu nét Quesada, facultant a la Direcció del Servei Social per tal que establís un règim de contactes amb el nen i la seva àvia.
V.- Contra l'esmentada resolució formula recurs d'apel·lació la Sra. Bermudez i, en virtut dels arguments que exposa, demana la seva revocació, concedint-li la guarda i custòdia del seu nét o, subsidiàriament, un "ampli" règim de visites al menor.
Ha actuat com a magistrat ponent la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari.
FONAMENTS DE DRET
I.- Les raons per les quals la resolució d'instància no li concedeix a la Sra. Bermudez la guarda i custòdia del seu nét Quesada són compartides per aquesta Sala.
En efecte, malgrat és cert que, en principi, seria millor pel menor estar sota la guarda i custòdia de la seva àvia que no pas que aquesta sigui exercida per una família estranya i també ho és que la Sra. Bermudez aporta a les actuacions testimonis de que està capacitada per tenir cura del seu nét de manera idònia, en el cas present, com a mínim en el moment actual, estimem aquesta decisió no és oportuna per les raons que a continuació s'exposen, tenint en compte l'interès de l'infant que ha de ser prevalent.
II.- En primer lloc, la manca de capacitat de la Sra. Bermudez per fer front a les circumstàncies que es van produir en el seu moment que va propiciar que la seva filla i mare del nen Quesada, la Sra. Vives, fos objecte d'una mesura de protecció quan era menor d'edat que va comportar que fins a la seva majoria romangués ingressada a un Centre d'Acolliment i el fet que en l'actualitat segueixi mantenint una dificultat important per acceptar la situació de la seva filla, relacionar-se normalment amb ella i donar-li un suport positiu, porten a dubtar, com a mínim en principi, de que es pugui fer càrrec de manera idònia del seu nét si no va ser, ni és, capaç de fer-ho amb la seva filla.
III.- Aquest dubte ve confirmat pel fet que l'informe de les Sres. Cañellas i Somoza, membres de l'Equip Especialitzat de Protecció a la Infància, de data 15 de juliol del 2009 posi de relleu que la recurrent presenta una elevada agitació i oposició vers la tasca dels professionals, distorsionant l'informació rebuda i acudint a altres agents socials per intentar que triomfin les seves pretensions, mentre que no compareix a les reunions que es van programar per informar-la del règim de visites que se li proposava, fets que van portar a aquest Equip a entendre que la citada senyora no complia en aquell moment els criteris d'adequació per tal que es realitzés una avaluació prop d'ella (foli 105 i ss). En el mateix sentit a la Diligència de data 17 de setembre del 2009 es fa constar que, al comparèixer davant de l'Hble. Batlle de Menors, la Sra. Bermudez va acusar als professionals del Servei Social de no dir la veritat i no de facilitar-li durant molt temps uns contactes mínims amb el seu nét (folis 117 i ss), fets que confirmen que la seva actitud negativa davant d'ells no va ser puntual.
Aquesta conducta de la recurrent, valorada per unes persones que s'han de considerar imparcials, porta a aquesta Sala a entendre que en el moment present la Sra. Bermudez no és idònia per gaudir de la guarda i custòdia del seu net, perquè no és capaç de respectar els criteris i les normes que emeten els Serveis Socials, de tal manera que si se li atorgués el que sol·licita aquests es trobarien amb greus dificultats per tal de fer el seguiment precís de l'evolució de la guarda i custòdia del menor per part de la seva àvia.
IV.- Cal tenir en compte igualment que la tensa relació existent entre la Sra. Bermudez i la seva filla, que és en general d'hostilitat, que va portar a que aquesta es negués sempre a que la guarda i custòdia del nen li fos confiada a la seva mare, acceptant-ho sols en última instància (foli 106 i 119) i que ha propiciat en ocasions fins i tot intervencions del Servei de Policia, com es posa de relleu a l'informe de la Comissió Tècnica d'Atenció al Menor de data 1 d'octubre del 2009 (foli 134 i ss), dificulta també aquesta atribució, ja que no es pot oblidar que la Sra. Vives no ha estat privada de la pàtria potestat del seu fill, de tal manera que les mesures d'acolliment que s'adoptin sols poden ser, en principi, temporals i tendents a propiciar que el nen pugui tornar amb la seva mare, finalitat que restaria fortament entorpida si era l'àvia materna la que tenia la guarda i custòdia del menor. Altrament, mentre no es pugui obtenir aquesta finalitat, la Sra. Bermudez hauria de protegir al menor davant del conflicte entre ella i la seva filla i imposar a aquesta el compliment de les normes fixades pels Serveis Socials, actitud que sembla també difícil que es produeixi mentre perduri la tensa relació existent entre elles, raó per la qual els Serveis Socials consideren igualment, tant a la compareixença davant de l'Hble. Batlle de Menors de data 17 de setembre del 2009, com al seu informe de data 1 d'octubre, que la Sra. Bermudez no reuneix en aquest moment les aptituds per assumir la guarda i custòdia del menor (foli 119), conclusió que és compartida pel Mgfc. Ministeri Fiscal i a la què aquesta Sala s'adhereix.
V.- Pel que fa al règim de visites ampli que la recurrent sol·licita, aquesta Sala considera procedent que el mateix sigui establert pels Serveis Socials, tal com es disposa a l'Aute recorregut, malgrat insistim en que, en la mesura d'allò possible, aquests contactes s'ampliïn a fi d'aconseguir una més estreta relació entre el nen i la seva àvia, permetent alhora verificar quina és l'actitud de la Sra. Bermudez davant de les normes imposades pels esmentats Serveis i en relació a la seva filla.
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas.-
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la Sra. Bermudez contra l'Aute dictat per l'Hble. Batlle de Menors en data 11 de novembre del 2009 que CONFIRMEM íntegrament, amb la precisió adreçada als Serveis Socials per tal que, en la mesura d'allò possible i preservant l'interès prevalent del menor, incrementin els contactes entre la Sra. Bermudez i el seu nét.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.-