ATSJAD, Civil, 22 juillet 2010 (ROJ : ATSJAD 126/2010 ; ECLI:AD:TSJADAD:2010:126A)
Décision commentée : ATSJAD, Civil, 22 juillet 2010, ROJ : ATSJAD 126/2010, ECLI:AD:TSJADAD:2010:126A, recours n° A073/10 (TSJC-073/10) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une demande déposée le 8 février 2010, Mme Canals a assigné la société Morell devant le Tribunal des Batlles. Elle sollicitait, à titre principal, le remboursement du coût de la réfection totale de travaux de réforme de son habitation, estimé à 25 103,71 euros, ainsi que la restitution de 11 683,01 euros versés à la société, sur le fondement de l'enrichissement sans cause. À titre subsidiaire, elle demandait l'indemnisation de son préjudice, incluant les honoraires de techniciens (520 et 603,20 euros) et les frais d'hébergement de sa famille.
Parallèlement, et selon une procédure qualifiée d'urgente, la demanderesse sollicitait une inspection oculaire du logement et l'adoption de mesures conservatoires autorisant un technicien à appliquer du silicone ou un autre matériau sur le jointoiement des carreaux posés par la défenderesse, afin d'empêcher leur chute, le coût de l'intervention étant mis à la charge de la société.
Par un Aute du 17 février 2010, le Tribunal des Batlles a refusé d'accorder la mesure sollicitée. Mme Canals a interjeté appel. La Sala Civil du Tribunal supérieur de justice, réunie sous la présidence de M. Jean Louis Vuillemin, avec pour magistrat rapporteur Mme Eulàlia Amat Llari et M. Joan Manel Abril Campoy, a eu à statuer sur ce seul recours interlocutoire.
Question de droit
La question posée était double. D'une part, la demande d'inspection oculaire, présentée par la demanderesse comme une simple mesure de préconstitution de preuve, pouvait-elle être regardée comme une mesure cautelaire ? D'autre part, la mesure spécifique tendant à la pose de matériau sur le jointoiement des carreaux satisfaisait-elle aux conditions d'octroi des mesures conservatoires, à savoir l'apparence de bon droit (fumus boni iuris) et le péril en la demeure (periculum in mora) ?
Solution et dispositif
La Cour refuse d'accorder la mesure. Elle relève d'abord que l'inspection oculaire pourrait utilement servir à apprécier la nécessité d'une mesure cautelaire, et pas seulement à préconstituer une preuve, sans toutefois trancher la qualification. Elle juge ensuite que la mesure sollicitée ne peut être accordée, en se fondant sur l'analyse des deux conditions.
Sur le fumus boni iuris, la Cour estime qu'il est établi « en principe », au vu des rapports figurant au dossier, que les travaux réalisés par la défenderesse ont pu être exécutés de manière défectueuse. Sur le periculum in mora, elle considère en revanche qu'il n'a « en aucun moment » été démontré. Elle relève qu'un rapport de la société Guerrero du 14 mai 2009 signale que les carreaux présentent un « risque de chute », mais estime que la question pertinente n'est pas celle du danger matériel, qui appelait des mesures de remédiation imméd
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-073/10
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, al 22 de juliol de 2010. Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 8 de febrer del 2010 la representació processal de la Sra. Canals va formular demanda contra la societat "Morell" en reclamació de la quantitat de 25.103,71 euros en concepte de refecció total dels treballs de reforma de l'habitatge de la seva mandant incorrectament efectuats per la demandada, més 11.683,01 euros que havia cobrat indegudament enriquint-se per tant injustament, i, subsidiàriament, en concepte de danys i perjudicis, més les quantitats de 520 i 603,20 euros pels honoraris dels tècnics que havia hagut de contractar per detectar els defectes de l'obra, més les despeses d'allotjament i estada de la seva família en un altre vivienda, si fos precís, més les costes del procediment. Per altressí, i amb caràcter urgent, demanava que es realitzés la corresponent inspecció ocular de la vivenda de la seva propietat a fi de constatar i aixecar acta de l'estat de la mateixa i que s'adoptessin mesures cautelars consistents en autoritzar un tècnic a posar celo i/o silicona, o qualsevol altre material que considerés oportú i idoni, sobre el rejuntat de les peces de rajola instal·lades per la defenent, a fi d'evitar que es desprenguessin de la paret i caiguessin, condemnant a "Morell" a assumir el cost de la intervenció del referit tècnic, mà d'obra i material inclosos, així com les costes generades pel procediment.