jurisprudence · v1.0.0
ATSJAD ANDORRA, a 23 de setembre del 2010 - ROJ: ATSJAD 139/2010
Résumé
# ATSJAD 139/2010 > Décision commentée : ATSJAD 139/2010 (ECLI:AD:TSJADAD:2010:139A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure Le 18 novembre 2009, M^me^ Castillo a introduit devant la Batllia une demande tendant à la condamnation de la société Morell au paiement de la somme de 10 174 euros, assortie d'intérêts et des dépens. La défenderesse s'est opposée à la demande le 2 décembre 2009. Par écrit du 11 février 2010, la société Morell a fait valoir l'existence d'une autre instance pendante devant la Batllia, enregistrée sous le numéro B-1560-1/2009, qu'elle estimait connexe à la présente. Elle sollicitait en conséquence l'acumulation des procédures. Les deux affaires portaient, selon elle, sur la détermination de la responsabilité de l'incendie survenu le 15 mars 2009 dans un camping. Par Aute du 16 mars 2010, le Batlle a rejeté la demande d'acumulation, sans condamnation aux dépens. La société Morell a interjeté appel. Le recours a été examiné par la Sala Civil du Tribunal superior de justícia d'Andorre, le magistrat ponent étant M. Joan Manel Abril Campoy. Les pièces ne permettent pas de vérifier le contenu exact de la demande dans l'instance B-1560-1/2009, dont la partie demanderesse est identifiée comme M. Escolano, lequel aurait également subi des dommages à la suite de l'incendie (non précisé dans la décision, s'agissant notamment de la nature précise de ses prétentions). ## Question de droit La question posée à la Sala Civil était de savoir si deux instances en responsabilité, introduites par deux personnes physiques distinctes contre une même société à raison d'un même sinistre, doivent faire l'objet d'une acumulation au sens du droit andorran de la procédure civile. Le débat portait plus précisément sur le critère applicable. L'appelante soutenait que la jurisprudence de la Sala n'exigeait qu'une simple connexité entre les procès, tandis que le premier juge avait retenu l'absence d'identité des causes *petendi*. La question était donc de savoir si l'acumulation suppose une identité des éléments constitutifs (parties, objet, cause) ou si une connexité suffit. ## Solution et dispositif La Sala rappelle, d'une part, que l'acumulation d'instances trouve son fondement dans le principe d'économie processuelle et dans la nécessité d'éviter le prononcé de décisions contradictoires. Elle précise, d'autre part, que l'acumulation se justifie « en aquells casos en els quals existeix una identitat entre els seus elements constitutius », renvoyant à la doctrine exposée dans l'Aute du 24 avril 2008. Appliquant ces principes, la Sala retient que la société Morell a été attraite par deux personnes physiques différentes dans deux procédures distinctes, que ces procédures suivent la voie abrégée et sont au stade de la première instance, et que leur objet et leurs causes *petendi* dérivent du même incendie du 15 mars 2009. Elle en déduit l'existence d'une « connexió o vinculació » entre les instances, suffisante pour justifier l'acumulation. Le dispositif est reprodu
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