I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 148/2011 (ECLI:AD:TSJADAD:2011:148A)
Décision commentée : ATSJAD 148/2011 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue est celle figurant dans le texte intégral : ATSJAD 148/2011, ROJ ATSJAD 148/2011, recours A268/10.
Faits et procédure
Par une sentence du 6 novembre 2009, le Tribunal unipersonnel, section civile, a homologué un convenu de mesures paternofiliales conclu entre les parents d'une enfant née de leur relation, prévoyant une autorité parentale conjointe, la garde et la tutelle confiées à la mère, un droit de visite au profit du père et une contribution alimentaire mensuelle de 300 euros à la charge de ce dernier.
Le 15 juin 2010, le père a sollicité, en urgence et à titre provisoire, l'attribution de la garde de l'enfant ainsi que la suspension de tout droit de visite de la mère, dans l'attente d'une demande au fond de modification des mesures. Par un aute du 29 juillet 2010, le juge de première instance a ordonné le retrait provisionnel et urgent de la mineure du domicile maternel, confié la garde au père, imposé à l'enfant un suivi et/ou un traitement psychiatrique ou psychologique, fixé à la charge de la mère une contribution mensuelle de 150 euros et placé les contacts maternels sous le contrôle du service compétent en matière d'enfance.
La mère a interjeté appel. Elle demandait la révocation de l'aute et qu'il soit enjoint au père de respecter scrupuleusement le convenu homologué en 2009, par la remise de l'enfant, au moins jusqu'à ce qu'une décision définitive soit rendue dans la procédure déclarative alors pendante.
Le tribunal supérieur de justice, Sala Civil, a statué le 27 octobre 2011. Le rapporteur est désigné différemment selon les passages de la décision : les métadonnées mentionnent M. Jean
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« A la vila d'Andorra la Vella, el 27 d'octubre de 2011. Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 27 d'octubre del 2011 - ROJ: ATSJAD 148/2011 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- En data 6 de novembre del 2009 l'Hble. Tribunal Unipersonal, Secció Civil, va dictar Sentència estimant la demanda conjunta promoguda pels Srs. Mercader i Espada i homologant el conveni privat de mesures paternofilials de data 7 d'octubre del 2009 subscrit pels demandants. En el citat conveni s'havia acordat que la pàtria potestat sobre la filla nascuda de la relació sentimental de la parella, de nom Gibert, correspondria als dos progenitors i la seva guarda i custòdia se li atribuïa a la Sra. Espada, fixant un règim de visites a favor del pare que es descrivia, i estab… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 27 octobre 2011 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-268/10
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 27 d'octubre de 2011. Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 6 de novembre del 2009 l'Hble. Tribunal Unipersonal, Secció Civil, va dictar Sentència estimant la demanda conjunta promoguda pels Srs. Mercader i Espada i homologant el conveni privat de mesures paternofilials de data 7 d'octubre del 2009 subscrit pels demandants. En el citat conveni s'havia acordat que la pàtria potestat sobre la filla nascuda de la relació sentimental de la parella, de nom Gibert, correspondria als dos progenitors i la seva guarda i custòdia se li atribuïa a la Sra. Espada, fixant un règim de visites a favor del pare que es descrivia, i establint l'obligació del Sr. Mercader d'abonar mensualment la suma de 300 euros en concepte d'aliments en favor de la seva filla.
II.- En data 15 de juny del 2010 el Sr. Mercader va presentar un escrit sol·licitant que, atesos els esdeveniments que havien tingut lloc els dies precedents, es dictés resolució judicial amb caràcter urgent i provisional atribuint-li a ell la guarda i custòdia de la seva filla Gibert i suspenent qualsevol règim de visites a favor de la seva mare fins que es dictés nova resolució arrel de la demanda que pretenia interposar de modificació de mesures paterno-filials adoptades en el seu dia per la Sentència de 6 de novembre del 2009.