ATSJAD ANDORRA, a 29 de novembre del 2011 - ROJ: ATSJAD 164/2011
Rejet du pourvoi
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé29 novembre 2011
NuméroA153/11
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 164/2011 (ECLI:AD:TSJADAD:2011:164A)
> Décision commentée : ATSJAD 164/2011, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), 29 novembre 2011, recours n° A153/11 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par acte du 12 décembre 2008, la société Ferreras a assigné la société Azorin en remboursement de la somme de 208 283,16 euros, avec demande de dommages-intérêts, d'intérêts et de dépens. Dans le cadre de la duplique, la défenderesse a soulevé, le 24 septembre 2010, une exception de préjudicialité civile, qu'elle a réitérée les 22 décembre 2010 et 14 février 2011.
Par un premier aute (ordonnance) du 21 janvier 2011, le Tribunal de batlles a rejeté la demande tendant à faire droit à l'exception, notamment en levant l'accumulation de certaines causes et en suspendant l'une d'elles pour préjudicialité avec une autre affaire, la décision précisant par ailleurs que la suspension produirait effet à la clôture de l'administration de la preuve. La défenderesse a formé appel contre cet aute le 28 février 2011.
Par providence (ordonnance de procédure) du 25 mars 2011, le tribunal a refusé d'admettre cet appel. La société Azorin a alors formé un recours en réformation (*recurs de reposició*) contre cette providence. Un aute du 5 avril 2011 a confirmé la providence. La société Azorin a interjeté appel de cet aute devant le Tribunal supérieur, qui est saisi au fond de la question de la recevabilité de ce recours.
Le texte de la décision ne précise pas la date exacte de la notification de la providence du 25 mars 2011 ni les motifs développés dans les conclusions des parties au-delà de la demande de révocation formulée par l'appelante et de la demande de non-admission soulevée par l'intimée à titre principal.
## Question de droit
La Sala civil devait déterminer si l'itinéraire procédural suivi, qui a conduit à l'examen d'un recours en réformation contre une providence refusant d'admettre un appel, était conforme à l'ordonnancement processuel andorran. La question était donc double : d'une part, l'emploi du recours en réformation dans cette hypothèse était-il régulier ; d'autre part, cette irrégularité emportait-elle une atteinte au droit fondamental à la juridiction, susceptible de fonder une nullité au sens de l'article 18 bis de la Llei transitòria de procediments judicials du 21 décembre 1993.
Le texte de l'article 18 bis, alinéa 2, cité par la Sala, dispose que le juge ou le tribunal peut, d'office ou à la demande d'une partie intéressée et après audition préalable des parties, déclarer la nullité des actes accomplis au cours de la procédure qui ont porté atteinte au droit fondamental à la juridiction, avec renvoi de la procédure au moment où cette atteinte s'est produite.
## Solution et dispositif
La Sala considère que les actes accomplis portent atteinte au droit à la juridiction. Elle relève trois éléments :
- le recours en réformation n'était pas la voie appropriée contre une providence refusant l'admission d'un recours, la voie adéquate étant le recours de plainte (*recurs de queixa*), comme le Tribunal l'avait déjà jugé dans un aute du 14 juin 2007 ;
- le recours en réformation, traité comme un recours ordinaire, a été instruit sans que la partie adverse en reçoive communication, ce qui méconnaît le principe du contradictoire ;
- la procédure a ainsi emprunté un canal processuel non prévu par l'ordonnancement, de sorte que la partie désireuse de contester l'aute du 21 janvier 2011 a été conduite à former un recours contre un aute qui n'était pas celui qui convenait.
La Sala en déduit que la nullité doit être prononcée jusqu'à la providence du 25 m
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 29 de novembre del 2011 - ROJ: ATSJAD 164/2011
ATSJAD 164/2011 (ECLI:AD:TSJADAD:2011:164A)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 164/2011, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), 29 novembre 2011, recours n° A153/11 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par acte du 12 décembre 2008, la société Ferreras a assigné la société Azorin en remboursement de la somme de 208 283,16 euros, avec demande de dommages-intérêts, d'intérêts et de dépens. Dans le cadre de la duplique, la défenderesse a soulevé, le 24 septembre 2010, une exception de préjudicialité civile, qu'elle a réitérée les 22 décembre 2010 et 14 février 2011.
Par un premier aute (ordonnance) du 21 janvier 2011, le Tribunal de batlles a rejeté la demande tendant à faire droit à l'exception, notamment en levant l'accumulation de certaines causes et en suspendant l'une d'elles pour préjudicialité avec une autre affaire, la décision précisant par ailleurs que la suspension produirait effet à la clôture de l'administration de la preuve. La défenderesse a formé appel contre cet aute le 28 février 2011.
Par providence (ordonnance de procédure) du 25 mars 2011, le tribunal a refusé d'admettre cet appel. La société Azorin a alors formé un recours en réformation (recurs de reposició) contre cette providence. Un aute du 5 avril 2011 a confirmé la providence. La société Azorin a interjeté appel de cet aute devant le Tribunal supérieur, qui est saisi au fond de la question de la recevabilité de ce recours.
Le texte de la décision ne précise pas la date exacte de la notification de la providence du 25 mars 2011 ni les motifs développés dans les conclusions des parties au-delà de la demande de révocation formulée par l'appelante et de la demande de non-admission soulevée par l'intimée à titre principal.
Question de droit
La Sala civil devait déterminer si l'itinéraire procédural suivi, qui a conduit à l'examen d'un recours en réformation contre une providence refusant d'admettre un appel, était conforme à l'ordonnancement processuel andorran. La question était donc double : d'une part, l'emploi du recours en réformation dans cette hypothèse était-il régulier ; d'autre part, cette irrégularité emportait-elle une atteinte au droit fondamental à la juridiction, susceptible de fonder une nullité au sens de l'article 18 bis de la Llei transitòria de procediments judicials du 21 décembre 1993.
Le texte de l'article 18 bis, alinéa 2, cité par la Sala, dispose que le juge ou le tribunal peut, d'office ou à la demande d'une partie intéressée et après audition préalable des parties, déclarer la nullité des actes accomplis au cours de la procédure qui ont porté atteinte au droit fondamental à la juridiction, avec renvoi de la procédure au moment où cette atteinte s'est produite.
Solution et dispositif
La Sala considère que les actes accomplis portent atteinte au droit à la juridiction. Elle relève trois éléments :
le recours en réformation n'était pas la voie appropriée contre une providence refusant l'admission d'un recours, la voie adéquate étant le recours de plainte (recurs de queixa), comme le Tribunal l'avait déjà jugé dans un aute du 14 juin 2007 ;
le recours en réformation, traité comme un recours ordinaire, a été instruit sans que la partie adverse en reçoive communication, ce qui méconnaît le principe du contradictoire ;
la procédure a ainsi emprunté un canal processuel non prévu par l'ordonnancement, de sorte que la partie désireuse de contester l'aute du 21 janvier 2011 a été conduite à former un recours contre un aute qui n'était pas celui qui convenait.
La Sala en déduit que la nullité doit être prononcée jusqu'à la providence du 25 m
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-153/11
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 29 de novembre de 2011.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 12-12-2008 la representació processal de la mercantil Ferreras va interposar demanda envers la mercantil Azorin, segons la qual sol·licitava que es condemnés a la defenent al reemborsament de la quantitat de 208.283,16 euros, amb més danys i perjudicis, interessos i imposició de les costes processals.
En el tràmit de dúplica, la part defenent, per escrit de data 24-09-2010, va articular excepció de prejudicialitat civil. Per escrit, de data 22-12-2010, va insistir en la resolució de l'excepció de prejudicialitat civil.
II.- Per Aute de 21-01-2011, l'Hble. Tribunal de Batlles va resoldre: "DECIDEIX: 1.- Deixar sense efecte l'acumulació processal de les causes 0202-5/2009 i 0562- 5/2008;
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A153/11 — Décision commentée
2.- Suspendre la tramitació de la causa 0202-5/2009 per prejudicialitat civil amb la causa 0124-5/2009, amb efectes al tancament de la pràctica de la prova;
3.- Ordenar la continuació de la tramitació de les causes 0202-5/2009 i 0562-5/2008;
4.- Reservar la decisió relativa a l'acumulació de les causes 0427-2/2009 i 0762-3/2009 fins que en aquestes quedin definitivament resolts els incidents dilatoris".
Per escrit, de data 14-02-2011, la representació processal de la mercantil Azorin insistia de nou en la resolució de l'excepció de prejudicialitat civil.
En data 28-02-2011, la representació processal de la mercantil Azorin va interposar recurs d'apel·lació contra l'Aute de 21-01-2011.
Per Providència de 25-03-2011 es va decidir "No admetre a tràmit el recurs d'apel·lació de l'Aute de data 21 de gener de 2011, lliurat per la representació processal de l'entitat Azorin, en data 28 de febrer del 2011".
Interposat recurs de reposició contra la Providència, de data 25-03-2001, es va dictar Aute de 5-04-2011, essent la part decisòria d'aquest la següent: "DECIDEIX: Confirmar el pronunciament de la providència de data 25 de març del 2011".
Contra aquest Aute de 5-04-2011 es va interposar recurs d'apel·lació per la representació processal de la mercantil Azorin.
III.- Així, en data 20-09-2011, aquesta darrera representació processal va articular el seu escrit de conclusions, segons el qual i amb fonament en els motius continguts en el mateix, demana la revocació de la resolució dictada a la instància.
Per el contrari, la part recorreguda, per escrit de data 11-10-2011, demana que, en primer terme, el recurs no sigui admès, i, subsidiàriament, que si s'analitza l'excepció de prejudicialitat civil, s'escau donar lloc a la seva desestimació. En tot cas, demana la desestimació del recurs, amb imposició a la part recurrent de les costes processals.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy.
FONAMENTS DE DRET
I.- L'article 18 bis de la llei Transitòria de Procediments judicials, en el seu apartat segon, preveu que: "2. Sense perjudici del previst en l'apartat anterior, el jutge o el tribunal, abans de dictar sentència o resolució que finalitzi el procés, pot declarar, d'ofici o a instància de part interessada, i després d'audiència prèvia de les parts del procés, la nul·litat de les actuacions realitzades en el curs del procediment que hagin vulnerat el dret fonamental a la jurisdicció, i la retroacció del procediment al moment en què es va produir aquesta vulneració. Els terminis són els previstos en el proper apartat d'aquest article".
En el present supòsit, resta acreditat que a les actuacions que s'han seguit, que la part que va promoure l'excepció de prejudicialitat civil va obtenir una resposta judicial contrària a la seva pretensió per Aute, de data 21-01-2011. Contra aquest Aute es va interposar recurs d'apel·lació i el mateix no fou admès per Providència, de data 25-03-2011. I contra aquesta Providència es va interposar un recurs de reposició que fou tramitat inaudita parte i va donar lloc a l'Aute, de data 5-04-2011, contra el qual ara s'interposa de nou recurs d'apel·lació.
Entén aquesta Sala que les actuacions portades a terme vulneren el dret a la jurisdicció, no solament per quan s'ha tramitat un recurs, el de reposició, que no esdevé el procedent quan un òrgan judicial determina la no admissió d'un recurs, atès que en aquest cas el recurs que correspon és el recurs de queixa, com ja va tenir ocasió aquest Tribunal de declarar en el seu Aute, de data 14-06-2007, sinó a més, perquè en la tramitació del recurs de reposició, considerat com a recurs ordinari, no s'ha donat trasllat del mateix a la part contrària. Consegüentment amb aquestes consideracions, resta comprovat que s'han infringit les normes essencials del procediment i s'ha articulat un canal processal diferent al previst a l'ordenament jurídic processal que ha conduït a la part que volia recórrer a presentar un recurs contra un Aute, el de 5-04-2011, que no corresponia, sinó que el que esdevenia adient era el plantejament del recurs de queixa, per tal que la Sala pogués determinar si l'Aute, de 21-01-2011, esdevenia o no recurrible, sense incardinar en aquest itinerari processal un recurs ordinari, com ho és el de reposició.
II.- Les anteriors consideracions justifiquen la declaració de la nul·litat d'actuacions fins el dictat de la Providència de 25-03-2011, segons la qual no s'admet el recurs interposat contra l'Aute de 21-01-2011, devent- se des d'aquell moment, si interessa a la part recurrent, plantejar recurs de queixa contra la referida Providència, per tal que la Sala determini si procedeix o no el recurs contra l'Aute de data 21-01-2011.
III.- La declaració de la present nul·litat d'actuacions al moment processal indicat no s'ha de traduir en la imposició de les costes processals a cap de les parts litigants.
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas.-
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
DECLARAR la nul·litat d'actuacions i retrotraure les mateixes fins el moment de la notificació de la Providència, de data 25-03-2011, per tal que si la part que va interessar la interposició del recurs contra l'Aute de 21-01-2011 ho considera convenient, pugui interposar el recurs de queixa contra la referida Providència. No s'escau efectuar imposició de les costes d'aquesta alçada.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.