I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), 20 décembre 2011, ROJ ATSJAD 182/2011
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (ROJ ATSJAD 182/2011 ; ECLI:AD:TSJADAD:2011:182A ; recours n° 129/11) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le litige oppose une société, désignée dans la décision par la lettre « Peña », à M. Ribes, titulaire administratif d'un commerce dénommé « A ». La société, agissant par l'intermédiaire d'un agent, a formé une demande en paiement de factures de fourniture de peinture. Un embargo préventif avait été ordonné par une ordonnance du 13 décembre 2006. La demande initiale portait sur la somme de 6 763,08 euros, avec intérêts et dépens.
Dans sa réponse du 3 mars 2008, le défendeur reconnaissait avoir reçu la marchandise mais contestait le montant réclamé. Il soutenait avoir déjà réglé certaines sommes, contestait certaines factures et affirmait que le solde réellement dû était de 489,19 euros, somme consignée à la Batllia.
Par jugement du 8 mars 2011, le Tribunal unipersonnel, Section civile, a accueilli partiellement la demande et condamné M. Ribes à payer 5 385,60 euros, avec intérêts à compter de la date de fermeté de la décision, ainsi que la totalité des dépens, honoraires d'avocat et de procureur compris.
M. Ribes a interjeté appel. Il demandait la révocation du jugement et le rejet intégral de la demande. La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia, sous la présidence de M. Jean Louis Vuillemin, le magistrat rapporteur étant Mme Eulàlia Amat Llari, a rendu l'arrêt commenté.
Question de droit
L'appelant soulevait deux moyens.
Le premier concernait la réalité même de la commande. Il soutenait que la marchandise facturée, relative à un bon de livraison daté du 10 février 2006 pour un montant de 4 896 euros, n'avait jamais été commandée. Selon lui, elle avait seulement été laissée en dépôt chez lui. La question était donc de savoir si la preuve d'une fourniture
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 20 de desembre del 2011 - ROJ: ATSJAD 182/2011 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- Prèvia demanda d'embargament preventiu que va ser acordat per l'Aute de data 13 de desembre del 2006, la representació processal de la societat "Peña" va formular demanda contra el Sr. Ribes, titular del negoci "A", sol·licitant que es dictés Sentència condemnant al defenent a abonar al seu mandant la suma 6.763,08 euros, juntament amb els interessos de l'esmentada quantitat a comptar a partir de la data de la contesta a la demanda, imposant al defenent les costes del procediment. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 20 décembre 2011 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-129/11
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 20 de desembre de 2011.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- Prèvia demanda d'embargament preventiu que va ser acordat per l'Aute de data 13 de desembre del 2006, la representació processal de la societat "Peña" va formular demanda contra el Sr. Ribes, titular del negoci "A", sol·licitant que es dictés Sentència condemnant al defenent a abonar al seu mandant la suma 6.763,08 euros, juntament amb els interessos de l'esmentada quantitat a comptar a partir de la data de la contesta a la demanda, imposant al defenent les costes del procediment.
II.- En data 3 de març del 2008 la representació processal del Sr. Ribes, en tant que titular administratiu del negoci "A", va contestar a la demanda reconeixent haver rebut la mercaderia que fonamentava les factures que li reclamava l'agent, però argumentant que en algunes ocasions havia abonat un import superior al que es derivava d'elles, en altres estava disconforme amb la suma reclamada, mentre que entenia que les restants responien a material que no havia sol·licitat, de tal manera que el deute real amb l'agent era de 489,19 euros, suma que havia dipositat a la Batllia, raons per les quals demanava que es desestimés en tots els seus extrems la demanda formulada contra la seva mandant, condemnant a l'adversa al pagament de les costes generades pel procediment.