I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 24/2012 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 28 février 2012)
Décision commentée : ATSJAD 24/2012, ECLI:AD:TSJADAD:2012:24A, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 28 février 2012, recours n° 349/11 (Lire sur source officielle)
Note méthodologique : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la présente fiche utilise les identifiants ROJ et ECLI figurant dans le texte intégral. La décision est rendue en catalan ; les extraits sont traduits en français.
Faits et procédure
Le 18 décembre 2008, une fuite d'eau survient dans un immeuble situé dans la paroisse de Canillo. Elle endommage quatre logements de l'immeuble, pour un montant de 10 349,59 euros. La société d'assurance « X SA », assureur de l'immeuble, indemnise ses assurés. Elle indemnise ensuite la Communauté des propriétaires, ce qui la conduit à agir en son nom propre à l'encontre des responsables du sinistre.
Les causes de la fuite sont établies par deux expertises. La première, réalisée à la demande de la demanderesse, retient la rupture d'une pièce située dans un boîtier de regroupement de vannes de la circuiterie de chauffage. La seconde, menée par un expert de la société « D I », conclut qu'il est impossible de déterminer si la rupture résulte d'un défaut de fabrication des vannes ou d'une mauvaise manipulation. Elle écarte en revanche le gel comme cause.
L'assureur assigne la société « C SL », entreprise constructrice, et la société « E SA », qui a réalisé l'installation du réseau d'eau sous-traitée par la première. Il se désiste de l'instance à l'égard d'une troisième société, « Y SA ». Par jugement du 5 septembre 2011, le tribunal unipersonnel de la Sección Civil rejette l'exception de défaut de qualité à agir soulevée par « E SA » et condamne solidairement « E SA » et « C SL » au paiement de la somme réclamée, majorée des intérêts et des dépens.
Seule « C SL » interjette appel. Elle demande la réformation du jugement et le rejet intégral de la demande. Elle fait valoir, en substance, que la charge de la preuve du lien de causalité incombait au demandeur, lequel n'aurait pas démontré que la défaillance était imputable à l'installation de « E SA ». La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia est saisie de cet appel.
Question de droit
La décision soulève, à travers le premier moyen de l'appelante, la question de la charge et de l'établissement du lien de causalité entre l'installation réalisée par un sous-traitant et un dommage survenu après réception provisoire de l'ouvrage. Lorsque l'expertise demeure indécise sur l'origine technique de la rupture (défaut de fabrication ou manipulation), le juge peut-il retenir la responsabilité de l'installateur et de l'entreprise générale en se fondant sur un faisceau d'indices ?
Le texte ne précise pas le fondement juridique précis de l'action (responsabilité contractuelle, délictuelle ou décennale) : (non précisé dans la décision). Il ne précise pas davantage les disp
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Pere Pastor Vilanova i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 28 de febrer del 2012 - ROJ: ATSJAD 24/2012 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- En data 28 de gener del 2010 la representació processal de la companyia “X SA” va formular demanda contra la societat “C SL”, contra la mercantil “E SA” i contra la companyia “Y SA”, malgrat posteriorment va desistir de la demanda interposada contra aquesta darrera entitat, en reclamació de la suma de 10.349,59 euros, import de la reparació del danys que van patir els pisos 2n 2ª, 1er 1ª, 1er 2ª i 1er 3ª de l’edifici “X”, de la Parròquia de Canillo, com a conseqüència d’una fuita… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l’Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 28 février 2012 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-349/11
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d’Andorra la Vella, el 28 de febrer de 2012.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Pere Pastor Vilanova i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 28 de gener del 2010 la representació processal de la companyia “X SA” va formular demanda contra la societat “C SL”, contra la mercantil “E SA” i contra la companyia “Y SA”, malgrat posteriorment va desistir de la demanda interposada contra aquesta darrera entitat, en reclamació de la suma de 10.349,59 euros, import de la reparació del danys que van patir els pisos 2n 2ª, 1er 1ª, 1er 2ª i 1er 3ª de l’edifici “X”, de la Parròquia de Canillo, com a conseqüència d’una fuita d’aigua de la què entenia responsables a les defenents. Per aquesta raó, sol·licitava que se les condemnés solidàriament a abonar a la seva mandant la citada quantitat, més interesso i costes.
II.- La representació processal de la societat “E SA” va contestar a la demanda en data 11 de març del 2010, plantejant l’excepció de manca de legitimació ad causam de l’actora i, respecte del fons de la mateixa, negant tota responsabilitat de la seva mandant en la producció del sinistre d’autes, raó per la qual sol·licitava la desestimació de la demanda formulada contra ella, imposant a l’adversa les costes del procediment.