jurisprudence · v1.0.0
ATSJAD ANDORRA, a 22 de març del 2012 - ROJ: ATSJAD 31/2012
Résumé
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 22 mars 2012 (ATSJAD 31/2012) > **Décision commentée :** Juridiction andorrane, — (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 22 mars 2012, ROJ ATSJAD 31/2012, ECLI:AD:TSJADAD:2012:31A, recours n° 400/11) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure Le 8 avril 2002, un véhicule conduit par M. Salcedo, assuré auprès de la société XXXX SA, s'engage sur la route générale n° 1 en direction de La Seu d'Urgell et coupe la trajectoire d'un véhicule Seat immatriculé en Espagne, propriété de Mme Galan. La collision entraîne des lésions corporelles pour le passager du véhicule Seat et la destruction totale de ce dernier. La procédure pénale engagée contre M. Salcedo a connu deux issues distinctes. Par un *Aute* du 30 janvier 2007, la juridiction pénale prononce un sobreseïment définitif partiel, pour cause de prescription, à l'égard de la contravention de dommages par imprudence. Par une sentence du 20 juin 2007, elle condamne le prévenu pour le délit mineur de lésions par imprudence grave, à six mois d'interdiction de conduire sur le territoire andorran et à une amende de 1 000 EUR, et indemnise le passager blessé. Mme Galan saisit le Tribunal de batlles selon la procédure abrégée d'une demande de 10 125,50 EUR, correspondant à la valeur vénale de son véhicule, contre M. Salcedo et son assureur, solidairement. Les défendeurs opposent notamment l'exception de prescription de l'action. Par sentence du 27 octobre 2011, le tribunal unipersonnel de batlles accueille cette exception, absout les défendeurs et condamne la demanderesse aux dépens. Mme Galan interjette appel. Devant la Sala Civil, l'appelante soutient que l'action doit être regardée comme une action *ex delicto*, soumise à un délai de prescription de trente ans à compter de la condamnation pénale. ## Question de droit La question posée est la suivante : quel délai de prescription s'applique à l'action civile en réparation d'un dommage résultant d'une infraction pénale lorsque la poursuite de cette infraction s'est éteinte par un sobreseïment définitif pour prescription, alors que l'auteur a été condamné pour une autre infraction issue du même accident ? Plus précisément, il s'agit de déterminer si le délai est celui de l'*Usatge omnes causae* (trente ans) ou celui de la *Llei Aquília* (un an), et à partir de quel événement il court. ## Solution et dispositif La Sala Civil rappelle d'abord le principe qui régit l'articulation entre les deux actions. Lorsque l'action civile est exercée devant la juridiction pénale, elle est soumise au délai général de trente ans de l'*Usatge omnes causae*, sauf renonciation ou réserve de l'exercer après l'issue du procès pénal. En cas de sentence absolutoire ou de s
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