I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD, Civil, 13 septembre 2012 (ROJ : ATSJAD 88/2012 ; ECLI:AD:TSJADAD:2012:88A)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Civil, 13 septembre 2012, ROJ ATSJAD 88/2012 – ECLI:AD:TSJADAD:2012:88A (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par sentence du 16 juin 2009, le tribunal unipersonnel (section civile) de la Principauté a fait droit en totalité à la demande de M. Anaya contre Mme Cano. Il a décidé que l'autorité parentale sur la fille mineure des parties serait partagée, a attribué la garde et la « custodia » au père, et a fixé à la charge de la mère une pension alimentaire de 300 euros mensuels. L'enfant devait demeurer auprès de sa mère selon sa propre volonté, quant au moment, à la durée et à la périodicité.
Mme Cano a interjeté appel. Par aute du 15 octobre 2009, la Sala Civil a déclaré cet appel désert et a mis les dépens de la seconde instance à la charge de l'appelante.
Le 20 octobre 2009, M. Anaya a introduit une demande d'exécution pour un montant de 2 700 euros au titre des pensions échues de février à octobre 2009, outre les sommes à échoir et les dépens. Par providence du 5 juillet 2010, le juge d'exécution a enjoint à la débitrice de verser, dans un délai de quinze jours, 3 600 euros au titre des pensions, ainsi que 203,70 euros au titre des dépens d'appel.
Mme Cano a formé opposition le 1er septembre 2010. Elle soutenait que les pensions ne devaient courir qu'à compter du caractère définitif et exécutoire de la sentence, qu'il convenait de déduire deux montants de 1 050 euros, l'un pour la période antérieure à l'exécution, l'autre pour la période postérieure à la majorité de l'enfant survenue le 12 avril 2010, et surtout que l'enfant n'avait jamais résidé chez son père, de sorte qu'aucune somme n'était due.
Par aute du 5 décembre 2011, le juge de l'exécution a partiellement fait droit à l'incident. Il a réduit la somme exigible à 3 300 euros, correspondant aux mois de juillet 2009 à avril 2010 inclus, et a mis les dépens de l'incident, honoraires d'avocat compris, à la charge de la débitrice.
Mme Cano a interjeté appel de cette décision. Elle soll
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 13 de setembre del 2012 - ROJ: ATSJAD 88/2012 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_partielle), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- En data 16 de juny del 2009 l'Hble. Tribunal Unipersonal, Secció Civil, va dictar Sentència estimant íntegrament la demanda interposada pel Sr. Anaya contra la Sra. Cano i decidint que la pàtria potestat sobre la filla menor dels litigants, de nom Ribes, seria compartida pels dos progenitors, atribuint la seva guarda i custòdia al Sr. Anaya i fixant a càrrec de la Sra. G. una pensió alimentosa a favor de la menor de 300 euros mensuals i establint que la seva mare romandria en companyia de la nena de conformitat amb la voluntat d'aquesta, tant pel que fa al moment, com a… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.- »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 13 septembre 2012 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-107/12
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 13 de setembre de 2012.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 16 de juny del 2009 l'Hble. Tribunal Unipersonal, Secció Civil, va dictar Sentència estimant íntegrament la demanda interposada pel Sr. Anaya contra la Sra. Cano i decidint que la pàtria potestat sobre la filla menor dels litigants, de nom Ribes, seria compartida pels dos progenitors, atribuint la seva guarda i custòdia al Sr. Anaya i fixant a càrrec de la Sra. G. una pensió alimentosa a favor de la menor de 300 euros mensuals i establint que la seva mare romandria en companyia de la nena de conformitat amb la voluntat d'aquesta, tant pel que fa al moment, com a la durada i a la periodicitat.
II.- La representació processal de la Sra. Cano va formular recurs d'apel·lació contra la dita Sentència que va ser declarat desert mitjançant l'Aute d'aquesta Sala de data 15 d'octubre del 2009, imposant les costes de la segona instància a la part apel·lant.