I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD, Civil, 26 mars 2013, ROJ ATSJAD 32/2013 (ECLI:AD:TSJADAD:2013:32A)
Décision commentée : ATSJAD, Civil, 26 mars 2013, ROJ ATSJAD 32/2013 – ECLI:AD:TSJADAD:2013:32A (Lire sur source officielle). Référence canonique indiquée dans les métadonnées de transmission : « Juridiction andorrane, — » (incomplète ; la référence ROJ et l'identifiant ECLI ci-dessus figurent dans le texte de la décision).
Faits et procédure
Le litige porte sur un contrat de bail d'habitation portant sur un appartement situé à Escaldes-Engordany. Les bailleurs, la société « Bermudez » et Mme Moliner, ont introduit, le 29 mars 2012, une action en expulsion, en paiement de loyers impayés et en indemnisation pour occupation indue, selon la procédure prévue par la Llei d'arrendaments de finques urbanes (LAFU).
La locataire, Mme Ferrer, a répondu le 11 juin 2012 en opposant une exception de défaut de qualité à agir, subsidiairement en contestant le fond. Par jugement du 23 octobre 2012, le tribunal unipersonnel de la section civile a rejeté l'exception, déclaré résolu le contrat de bail, ordonné la libération des lieux et condamné la locataire au paiement de sommes au titre des loyers, de l'indemnité d'occupation et des charges.
La locataire a interjeté appel le 16 novembre 2012. Elle soutenait que, sa situation d'insolvabilité ou de pauvreté ayant été reconnue par un Aute du 10 mai 2012, elle n'était pas soumise à l'exigence de consignation des loyers préalable au recours. Les intimés ont soulevé une fin de non-recevoir fondée sur l'absence de paiement ou de consignation des loyers, au visa de la disposition additionnelle n° 12 LAFU.
La Sala Civil du Tribunal supérieur de justice d'Andorre (recours A016/13, rapporteur Mme Eulàlia Amat Llari) statue par un Aute, avec les magistrats Joan Manel Abril Campoy et Vincent Anière. Une consignation de 4 décembre 2012 et une diligence du 23 janvier 2013 sont mentionnées dans la décision.
Observations sur le texte. Le résumé généré automatiquement par la base (« Resum I.A. ») n'émane pas de la juridiction et ne doit pas être cité comme tel. Le texte présente en outre des incohérences matérielles : la date du bail est indiquée comme « 1er avril 2001 » dans les antécédents et « 01-04-2011 » dans le récit du jugement de première instance ; l'appelante est désignée tantôt « Mme Ferrer », tantôt « Mme E. » dans les motifs. La présente fiche retient les dates et désignations les plus fréquentes et signale les divergences lorsqu'elles affectent la compréhension.
Question de droit
La question soumise à la Sala Civil peut être formulée ainsi : l'exigence légale de paiement ou de consignation des loyers, posée comme condition de recevabilité de l'appel par la disposition additionnelle n° 12 LAFU, est-elle écartée lorsque le locataire appelant se trouve dans une situation d'insolvabilité ou de pauvreté régulièrement constatée ?
Cette question comporte un second volet : le régime de l'aide juridictionnelle (justícia gratuïta), régi par l'article 99 de la Llei qualificada de la justícia (LQJ), permet-il d'étendre le bénéfice de la gratuité à une dispense de consignation ?
Le texte de la décision ne reproduit p
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència de la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sr. Vincent Anière, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 26 de març del 2013 - ROJ: ATSJAD 32/2013 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- En data 29 de març del 2012 la representació processal de la societat "Bermudez" i de la Sra. Moliner va formular demanda en desnonament i reclamació de quantitat i danys i perjudicis pel procediment previst en la Llei d'Arrendaments de Finques Urbanes contra la Sra. Ferrer sol·licitant que es dictés Sentència ratificant, o subsidiàriament, declarant la resolució del contracte d'arrendament signat entre les parts en data 1 d'abril del 2001 i que tenia per objecte l'apartament situat al pis 3er, planta 2ª, de l'edifici X., de l'avinguda X., núm. X d'Escaldes-Engorda… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 26 mars 2013 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-016/13
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 26 de març de 2013.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència de la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sr. Vincent Anière, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 29 de març del 2012 la representació processal de la societat "Bermudez" i de la Sra. Moliner va formular demanda en desnonament i reclamació de quantitat i danys i perjudicis pel procediment previst en la Llei d'Arrendaments de Finques Urbanes contra la Sra. Ferrer sol·licitant que es dictés Sentència ratificant, o subsidiàriament, declarant la resolució del contracte d'arrendament signat entre les parts en data 1 d'abril del 2001 i que tenia per objecte l'apartament situat al pis 3er, planta 2ª, de l'edifici X., de l'avinguda X., núm. X d'Escaldes-Engordany, condemnant a la defenent a deixar el pis d'autes lliure, vacu i a la lliure disposició de la part agent, so pena de llançament i desnonament, a satisfer a la seva mandant l'import de 4.611,90 euros segons es relacionava en l'apartat segon de la demanda, a abonar-li un indemnització mensual de 461,19 euros a comptar de data 1 d'abril del 2012 (inclòs), i fins a execució efectiva de la Sentència a dictar, en concepte de danys i perjudicis per ocupació il·legal de l'immoble, així com els interessos legals corresponents, a satisfer els imports que la seva mandant acreditaria en període d'execució de Sentència en concepte de despeses que anessin vencent a comptar d'aquell dia i fins l'efectiu retorn de la possessió de la cosa arrendada a la part agent, així com en concepte de desperfectes o danys que s'haguessin pogut causar a la unitat immobiliària, en unió dels interessos legals corresponents, més les costes del procediment.