ATSJAD 34/2013 (Tribunal superior de justícia d'Andorre, Sala civil, 18 avril 2013)
Décision commentée : ATSJAD 34/2013, ECLI:AD:TSJADAD:2013:34A, recours TSJC-250/12 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La société Carranza a formé, le 21 février 2012, une action contre la société Ricart, S.A. et plusieurs personnes physiques (MM. Coll, Sanç, Campillo et Cano). Elle demandait la condamnation solidaire au paiement de 91 571,79 euros, avec intérêts et commissions, ainsi que la limitation subsidiaire de la responsabilité de M. Campillo à 21 455,96 euros, le tout assorti des dépens.
Le 24 avril 2012, MM. Sanç et Coll ont soulevé, à titre principal, des exceptions dilatoires d'inadéquation de la procédure, de défaut de formulation de la demande et d'accumulation indue d'actions. À titre subsidiaire, ils ont invoqué la litispendance et la préjudicialité concursale. Par un Aute du 18 septembre 2012, le Tribunal de batlles (tribunal de première instance) a rejeté les exceptions principales et la litispendance. Il a en revanche accueilli partiellement l'exception de préjudicialité concursale, en suspendant la procédure à l'égard de la seule société Ricart, S.A. jusqu'à la clôture de la procédure de cessation de paiements et de faillite la visant. Il a néanmoins condamné la partie demanderesse à l'incident aux dépens de cet incident, y compris les honoraires d'avocat et d'avoué.
MM. Sanç et Coll ont interjeté appel le 18 février 2013, en limitant leur critique à la condamnation aux dépens. La partie intimée a conclu à la confirmation de la décision de première instance, avec condamnation aux dépens.
Le rapport de la décision désigne comme magistrat rapporteur M. Joan Manel Abril Campoy. Les métadonnées indiquent en revanche Mme Eulàlia Amat Llari comme rapporteur, celle-ci présidant la formation. Cette divergence figure dans la source et n'affecte pas la solution.
Question de droit
La question posée était de savoir si le succès partiel d'une exception dilatoire, en l'espèce la préjudicialité concursale, suffit à écarter la condamnation aux dépens de l'incident prononcée contre la partie qui a échoué sur les autres exceptions. Le recourant soutenait qu'un succès, même partiel, de l'incident faisait obstacle à une telle condamnation.
Le Tribunal supérieur devait donc arbitrer entre deux régimes de répartition des dépens que la décision mentionne expressément :
- la règle du succombant, fondée sur le Codi 7,51,5, selon laquelle la partie qui perd supporte les dépens ;
- le critère de non-imposition des dépens en cas de succès partiel, prévu par la Novel·la 82, chapitre X.
Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur retient que, la préjudicialité concursale ayant été accueillie, la règle du succombant objectif « décau » (cesse de s'appliquer). Le critère de non-imposition pour succès partiel entre alors en jeu. Il relève en outre que la décision de première instance ne contient aucune motivation justifiant, malgré ce succès partiel, la condamnation aux dépens. Il cite à titre d'exemples possibles la tém
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-250/12
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 18 d'abril de 2013.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència de la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sr. Vincent Anière, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La representació processal de la mercantil Carranza va interposar demanda, en data 21-02-2012, envers la mercantil Ricart, S.A. i els Srs. Coll, Sanç, Campillo i Cano, segons la qual demanava la condemna solidària de 91.571,79 euros, amb més els interessos i comissions liquidats trimestralment al tipus corresponent a la data 10-09-2011 i fins al seu total pagament, així com les costes processals, i que es limités, subsidiàriament, la responsabilitat del Sr. Campillo a la suma de 21.455,96 euros o a la quantitat superior que resulti acreditada a la fase probatòria, amb abonament de les costes processals.
En data 24-04-2012 la representació processal dels Srs. Sanç i Coll van formular amb caire principal excepcions dilatòries d'inadequació de procediment, d'indeguda formulació de la demanda i d'indeguda acumulació d'accions. I de forma subsidiària plantejaven excepció de litispendència i de prejudicialitat concursal.