ATSJAD, Sala Civil, 28 juin 2013 (ROJ ATSJAD 82/2013)
Décision commentée : Tribunal supérieur de justice d'Andorre, Sala Civil, Aute du 28 juin 2013, ROJ ATSJAD 82/2013, ECLI:AD:TSJADAD:2013:82A, recours n° A098/13 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte intégral a été retenue.
Faits et procédure
La société « Campillo » était créancière dans une procédure d'exécution forcée (expédient abrégé n° B-1111-6/2010) engagée à l'encontre du Sr Oller et de la société « Tamarit ». Cette exécution faisait suite à une procédure d'expulsion, au cours de laquelle le Sr Oller avait été condamné au paiement de loyers impayés et d'une indemnité pour occupation indue, sans avoir jamais comparu, le litige ayant été conduit par défaut (en rebeldia processal).
Le 21 mars 2012, le juge de la Batllia s'est transporté dans le local commercial objet de la procédure d'expulsion, où ont été découverts trois chandeliers (canelobres) en cristal de Bohême. Le juge a restitué la possession du local à la société bailleresse, qu'il a désignée dépositaire des biens. Il a également désigné un expert judiciaire chargé d'évaluer les chandeliers et exigé de la société « Campillo » une consignation de 100 EUR au titre de la provision sur les honoraires de l'expert.
La société « Campillo » s'est opposée à cette consignation, faisant valoir le faible prix de marché des biens. Elle a sollicité la levée de la saisie, l'offre des biens à d'éventuels autres créanciers, au Sr K. ou à la société « Tamarit », ainsi qu'une autorisation de destruction en l'absence de réclamation.
Par Aute du 30 novembre 2012, le Tribunal unipersonnel de la Batllia a déclaré la partie poursuivante désistée de la demande d'exécution pécuniaire, a ordonné l'offre des chandeliers aux créanciers éventuels et au débiteur, et a refusé la destruction des biens en cas de non-réclamation. La société « Campillo » a interjeté appel. Le magistrat rapporteur est le Sr Pere Pastor Vilanova, la formation étant présidée par M^me^ Eulàlia Amat Llari, avec le Sr Joan Manel Abril Campoy.
Question de droit
Le litige posait, en substance, deux questions :
- Le juge de l'exécution pouvait-il, face à l'inutilité économique prétendue de la saisie mobilière, déclarer le créancier désisté de l'exécution forcée dans son ensemble, alors que d'autres biens du débiteur étaient saisis ?
- Dans quelles conditions des biens mobiliers de faible valeur, abandonnés et placés sous main de justice, peuvent-ils être détruits ou attribués, la destruction étant par ailleurs refusée en première instance ?
Le recours soulevait également la question de la répartition de la charge de la consignation des frais d'expertise et celle de la qualité de dépositaire conférée à la société créancière, moyens que la Cour a examinés de façon sélective.
Solution et dispositif
La Sala Civil a estimé le recours. Elle a d'abord posé le principe d'un « juste équilibre » entre deux exigences : le droit du créancier à l'exécution de la décision judiciaire, « principi inherent al dret a la jurisdicció », et le droit du débiteur à ne pas subir une ingérence disproportionnée dans son droit de propriété (fondement III).
Elle a estimé que la solution du premier juge, consistant à arrêter l'exécution, n'opérait pas ce juste équilibre. Elle
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-098/13
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 28 de juny de 2013.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència de la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sr. Pere Pastor Vilanova, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En el marc de l'execució de la sentència recaiguda dins l'expedient abreujat núm. B-1111-6/2010, instat per la societat "Campillo" contra el Sr. Oller i la societat "Tamarit", en data 30 de novembre de 2012, l'Hble. Tribunal Unipersonal del Batlle va dictar Aute, la part dispositiva del qual va decidir: "Primer.- Tenir per desistida la part agent de la demanda d'execució pecuniària. Segon.- Oferir als eventuals creditors del Sr. K. així com a la societat Tamarit SL i al propi Sr. K. els tres canelobres que es van trobar al local d'autes. Tercers.- No donar lloc a la petició de destrucció dels béns cas que cap de les persones abans mencionades reclami els béns".
II.- La societat "Campillo" ha interposat recurs d'apel·lació contra aquesta resolució.