ATSJAD ANDORRA, a 18 de juliol del 2013 - ROJ: ATSJAD 93/2013
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé18 juillet 2013
NuméroA056/13
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD, Civil, 18 juillet 2013 (ROJ : ATSJAD 93/2013 ; ECLI:AD:TSJADAD:2013:93A)
> Décision commentée : ATSJAD, Civil, 18 juillet 2013, ROJ : ATSJAD 93/2013 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note de méthode : la référence canonique fournie dans la requête (« Juridiction andorrane, — ») est incomplète. Le titre est reconstitué à partir des mentions figurant dans le texte intégral (Tribunal superior de justícia, Sala Civil, recours A056/13, référence TSJC-056/13).*
## Faits et procédure
Le litige s'inscrit dans une succession. Mme Anaya, qui se prévaut d'une qualité d'héritière ou de prétendante à la succession, a introduit une action en pétition d'hérédité et en partage successoral, assortie de demandes annexes en nullité de déclarations d'héritiers *ab intestat*. Elle a sollicité des mesures conservatoires consistant en l'inventaire et en l'interdiction de disposer des biens du défendeur, M. Vives.
Par un aute du 14 décembre 2012, le Tribunal de batlles a rejeté une demande incidente formée par un écrit de « manifestacions i insistiment » du 11 décembre 2012 et a ordonné la poursuite de la procédure sur le fond et dans le cadre du incident. La requérante a interjeté appel. Les écritures d'appel ont été déposées le 20 mars 2013 et la réponse de l'intimé le 16 avril 2013, l'intimé sollicitant la confirmation de la décision de première instance et la condamnation de l'appelante aux dépens.
La formation de jugement était composée de Mme Eulàlia Amat Llari (présidente) et de MM. Joan Manel Abril Campoy (magistrat rapporteur) et Pere Pastor Vilanova. La décision a été rendue le 18 juillet 2013.
## Question de droit
La Sala Civil devait trancher plusieurs questions :
1. La demande de mesures conservatoires pouvait-elle être examinée alors qu'elle était formulée comme devant être ordonnée « en sentència », c'est-à-dire après le jugement au fond ?
2. Les mesures d'inventaire et d'interdiction de disposer pouvaient-elles porter sur l'ensemble du patrimoine du défendeur, et non sur la seule masse successorale ?
3. La requérante avait-elle démontré les deux conditions classiques de la mesure conservatoire, le *fumus boni iuris* et le *periculum in mora* ?
4. L'exigence d'une caution était-elle justifiée ?
5. Quel est le sort des dépens d'appel lorsque la décision est confirmée pour des motifs différents ?
## Solution et dispositif
La Sala Civil a rejeté l'appel. Elle a d'abord jugé que la demande devait être interprétée comme tendant à des mesures *avant* le jugement, afin d'assurer l'effectivité de celui-ci, en application du droit à la juridiction (art. 10 de la Constitution andorrane, C.A.), lu en conformité avec les propres affirmations de la demanderesse dans ses fondements de droit.
Sur le fond, le raisonnement repose sur quatre motifs :
- **Le périmètre des mesures** : les mesures sollicitées portaient sur l'ensemble du patrimoine du défendeur, alors que l'action exercée ne visait que la masse héréditaire. Le *fumus boni iuris* ne pouvait donc se projeter que sur le *cabal relicte* (la masse successorale) et non sur les biens personnels du défendeur.
- **L'absence de *periculum in mora*** : la demanderesse n'a ni exposé ni établi le risque réel de disparition ou de dilapidation des biens héréditaires. La charge de la preuve lui incombait, et son défaut d'établissement justifiait le rejet de la mesure.
- **La caution** : même si le périmètre avait été correct, une caution aurait été nécessaire pour couvrir les dommages susceptibles de résulter d'une interdiction de disposer affectant les facultés dispositives de l'héritier.
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Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 18 de juliol del 2013 - ROJ: ATSJAD 93/2013
Note de méthode : la référence canonique fournie dans la requête (« Juridiction andorrane, — ») est incomplète. Le titre est reconstitué à partir des mentions figurant dans le texte intégral (Tribunal superior de justícia, Sala Civil, recours A056/13, référence TSJC-056/13).
Faits et procédure
Le litige s'inscrit dans une succession. Mme Anaya, qui se prévaut d'une qualité d'héritière ou de prétendante à la succession, a introduit une action en pétition d'hérédité et en partage successoral, assortie de demandes annexes en nullité de déclarations d'héritiers ab intestat. Elle a sollicité des mesures conservatoires consistant en l'inventaire et en l'interdiction de disposer des biens du défendeur, M. Vives.
Par un aute du 14 décembre 2012, le Tribunal de batlles a rejeté une demande incidente formée par un écrit de « manifestacions i insistiment » du 11 décembre 2012 et a ordonné la poursuite de la procédure sur le fond et dans le cadre du incident. La requérante a interjeté appel. Les écritures d'appel ont été déposées le 20 mars 2013 et la réponse de l'intimé le 16 avril 2013, l'intimé sollicitant la confirmation de la décision de première instance et la condamnation de l'appelante aux dépens.
La formation de jugement était composée de Mme Eulàlia Amat Llari (présidente) et de MM. Joan Manel Abril Campoy (magistrat rapporteur) et Pere Pastor Vilanova. La décision a été rendue le 18 juillet 2013.
Question de droit
La Sala Civil devait trancher plusieurs questions :
La demande de mesures conservatoires pouvait-elle être examinée alors qu'elle était formulée comme devant être ordonnée « en sentència », c'est-à-dire après le jugement au fond ?
Les mesures d'inventaire et d'interdiction de disposer pouvaient-elles porter sur l'ensemble du patrimoine du défendeur, et non sur la seule masse successorale ?
La requérante avait-elle démontré les deux conditions classiques de la mesure conservatoire, le fumus boni iuris et le periculum in mora ?
L'exigence d'une caution était-elle justifiée ?
Quel est le sort des dépens d'appel lorsque la décision est confirmée pour des motifs différents ?
Solution et dispositif
La Sala Civil a rejeté l'appel. Elle a d'abord jugé que la demande devait être interprétée comme tendant à des mesures avant le jugement, afin d'assurer l'effectivité de celui-ci, en application du droit à la juridiction (art. 10 de la Constitution andorrane, C.A.), lu en conformité avec les propres affirmations de la demanderesse dans ses fondements de droit.
Sur le fond, le raisonnement repose sur quatre motifs :
Le périmètre des mesures : les mesures sollicitées portaient sur l'ensemble du patrimoine du défendeur, alors que l'action exercée ne visait que la masse héréditaire. Le fumus boni iuris ne pouvait donc se projeter que sur le cabal relicte (la masse successorale) et non sur les biens personnels du défendeur.
L'absence de periculum in mora : la demanderesse n'a ni exposé ni établi le risque réel de disparition ou de dilapidation des biens héréditaires. La charge de la preuve lui incombait, et son défaut d'établissement justifiait le rejet de la mesure.
La caution : même si le périmètre avait été correct, une caution aurait été nécessaire pour couvrir les dommages susceptibles de résulter d'une interdiction de disposer affectant les facultés dispositives de l'héritier.
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Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-056/13
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 18 de juliol de 2013.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència de la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sr. Pere Pastor Vilanova ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- L'Hble. Tribunal de Batlles va dictar Aute, de data 14-12-2012, amb la següent part decisòria: "DECIDEIX: desestimar la petició de trava objecte de l'escrit de "manifestacions i insistiment" de data 11 de desembre de 2012 i continuar la tramitació de la causa amb l'objecte i contingut en la demanda introductòria d'instància i el procés incidental".
II.- La representació processal de la Sra. Anaya va interposar recurs contra l'Aute d'instància i, en data 20-03-2013, va articular llur escrit de conclusions, en virtut del qual i pels motius continguts en el mateix, demanava la revocació de la resolució d'instància. Pel contrari, la part recorreguda, el Sr. Vives, va presentar escrit de contesta a les conclusions, de data 16-04-2013, en el que interessava la confirmació de la resolució d'instància, amb imposició a la part recurrent de les costes processals.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A056/13 — Décision commentée
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy.
FONAMENTS DE DRET
I.- Els motius o greuges en els quals la part recurrent fonamenta el seu recurs són, en essència, els següents. En primer terme, fa referència la recurrent a la consideració extemporània i impertinent de fer constar en el I Considerant que és inconciliable l'ajornament d'un tràmit i formular insistiment. En segon terme, entén que el tribunal a quo com que entra en el fons a l'anàlisi dels pressupòsits per l'adopció de la mesura cautelar per Aute, és perquè ha apreciat l'errada en la formulació de la demanda, en la qual es sol·licitava l'adopció d'una mesura cautelar d'assegurament de béns i drets hereditaris en sentència, quan s'interessava la seva adopció abans del dictat de la sentència. En tercer terme, l'Aute recorregut aprecia l'existència de fumus boni iuris per la filiació, però no ho fa en relació a l'acció de petició i divisió d'herència demanades. En quart terme, no comprèn la desestimació derivada de l'asseveració que efectua la sentència respecte de que no té dret a obtenir la meitat dels béns del Sr. F. ni que el patrimoni del Sr. F. inclou el que prové del seu causant i altres béns i drets que l'integren. En cinquè terme, pel que es refereix a l'exigència de fiança, indica que es parteix d'una sentència ferma, no coneix el cabal relicte, per la qual cosa es sol·licita l'inventari com a mesura cautelar i per quant no es demana l'embargament preventiu sinó la prohibició de disposar sense autorització judicial. I, en darrer terme, respecte de la consideració de la resolució judicial que s'ultrapassa el cabal relicte del de cuius, són mesures informatives i precautòries i correspon a l'adversa indicar el cabal relicte i al tribunal decidir l'abast objectiu de la trava.
II.- Cal resoldre, com a qüestió prèvia, la viabilitat de la pretensió de mesures cautelars per la part agent. En aquest sentit, si s'analitza la demanda interposada per la representació processal de la Sra. Anaya, s'observa que s'intitula "de mesures cautelars d'assegurament de béns i drets hereditaris, de nul·litat de l'Aute de declaració d'hereus abintestat, de declaració d'hereva abintestat, de petició d'herència i de divisió d'herència. I cal afegir també que en la pètita de la referida demanda es sol·licita que les mesures cautelars que interessa (inventari i prohibició de disposar) siguin adoptades en sentència. Nogensmenys el que afirma la part agent, i en ares del dret a la jurisdicció (art. 10 C.A.), s'ha d'entendre, en consonància amb les pròpies afirmacions de l'agent en els fonaments de dret de la seva demanda, que sol·licita l'adopció de les mesures cautelars d'inventari i prohibició de disposar abans del dictat de la sentència i, precisament, per a assegurar l'efectivitat de la mateixa.
III.- Establert així, l'objecte de debat, el present recurs no pot ésser estimat, per les consideracions següents. En primer lloc, les mesures cautelars d'inventari i de prohibició de disposar es sol·liciten sobre tot el patrimoni del defenent (cfr. foli 13), quan l'efectivitat de la sentència solament pot abastar al patrimoni hereditari, però no al patrimoni personal del defenent, ja que el que s'exercita és una acció de petició i de divisió d'herència. Per tant, el fumus boni iuris, entès com a aparença de bon dret, solament es podria projectar en relació al cabal relicte, però no als béns i drets que integren el patrimoni del defenent i que no formen part de la massa hereditària. Per això, les mesures cautelars han de limitar el seu abast objectiu a la massa hereditària i no ultrapassar la mateixa i estendre's respecte del patrimoni personal del defenent. Precisament en el sentit indicat s'ha d'entendre l'argumentari de la resolució d'instància, que l'agent pot ostentar el dret a obtenir, en el seu cas, la meitat dels béns hereditaris, però no del defenent.
En segon lloc, argumenta la part recurrent sobre la innecessarietat de la fiança, atès que estem davant d'una sentència ferma, que no es pot determinar el cabal relicte, i que les mesures van adreçades a obtenir el coneixement del cabal relicte i no es demana l'embargament preventiu sinó la prohibició de disposar. La recurrent obvia en aquest punt no solament que les mesures cautelars que es sol·liciten van més enllà de garantir la futura efectivitat de la sentència que es dicti respecte del fons, atès que ja s'ha posat de relleu com es sol·liciten sobre el patrimoni propi del defenent, mentre que la demanda té per objecte la petició i divisió d'herència, sinó també que, fins i tot, si l'abast objectiu del que es sol·licita com a mesura cautelar hagués estat correcte, la fiança garanteix els possibles danys i perjudicis que l'adopció de la mesura cautelar ha pogut generar. I des d'aquesta darrera òptica, esdevé adequat indicar que una mesura de prohibició de disposar del patrimoni hereditari, per part del seu hereu, afecta clarament les facultats dispositives del mateix en el temps i, per tant, és susceptible de produir danys i perjudicis que han de ser garantits mitjançant fiança.
IV.- Però malgrat tot el que s'ha indicat fins ara, és doctrina reiterada d'aquesta Sala (cfr. TSJC-189/07, aute de data 17-01-2008) que la part que insta l'adopció de mesures cautelars ha d'acreditar la concurrència dels dos pressupòsits essencials: fumus boni iuris i periculum in mora. En el cas que ens ocupa i, en relació a l'exigència del periculum in mora; és a dir, el perill que pugui afectar als béns i drets hereditaris de desaparèixer o d'ésser malbaratats, cap acreditació d'aquest perill real existeix a la demanda. En aquesta s'assevera (foli 14) que existeix un risc real que la sentència que es dicti "s'hagi d'executar en unes condicions inadequades a la realitat" i en l'escrit, de data 11-12-2012, insistia en que existia un seriós risc que la sentència pugui esdevenir estèril si no s'adoptaven les mesures demandades, però la recurrent no exposava ni acreditava l'existència del periculum in mora, per la qual cosa, i tota vegada que constitueix una càrrega probatòria que li pertoca, la manca d'acreditació d'aquest pressupòsit de la mesura cautelar a ella perjudica i explica la desestimació de la seva adopció.
V.- La desestimació del recurs no s'ha de traduir, en matèria de costes processals, en la imposició a la recurrent de les costes d'aquesta alçada, perquè si bé la resolució judicial ha estat confirmada, ho ha estat amb ple respecte a les pretensions articulades i a l'objecte del procés (causa petendi i petitum), però amb arguments diferents en part als emprats per la resolució d'instància.
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas.-
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
DESESTIMEM el recurs interposat per la representació processal de la Sra. Anaya contra l'Aute, de data 14-12- 2012, dictat per l'Hble. Tribunal de Batlles i confirmem la seva part decisòria. No procedeix efectuar imposició de les costes processals d'aquesta alçada.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.