jurisprudence · v1.0.0
ATSJAD ANDORRA, a 18 de novembre del 2013 - ROJ: ATSJAD 108/2013
Résumé
# ATSJAD 108/2013 (Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala penal, 18 novembre 2013) > Décision commentée : ATSJAD 108/2013, Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala penal, 18 novembre 2013 (ECLI:AD:TSJADAD:2013:108A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure Le condamné, M. Olmo, avait été reconnu coupable par le Tribunal de Corts, par sentence ferme, d'un délit majeur continu d'agression sexuelle constitutive de viol, la victime étant particulièrement vulnérable. Il a été condamné à quinze ans de prison, à l'expulsion du Principat et à une interdiction de contact avec la victime pendant douze ans. Il a également été condamné à indemniser la victime, Mme Bueno, à hauteur de 30 000 euros, et sa mère, Mme Vall, à hauteur de 6 000 euros. La décision relève que le condamné n'a effectué aucun paiement volontaire, même partiel, au titre de cette responsabilité civile. Par ordonnance (*aute*) du 27 juin 2013, le Tribunal de Corts a ratifié la saisie portant sur les biens et droits du condamné, ainsi que sur ses comptes bancaires, à concurrence de 30 000 euros. Il a spécialement ordonné la saisie de 40 % de la rémunération que le condamné perçoit au centre pénitentiaire pour son travail. Le condamné a interjeté appel. Il soutenait que la saisie était infondée, qu'il avait besoin d'environ cent euros pour ses dépenses de consommation et ses besoins élémentaires, et que la retenue ne devait pas excéder le montant nécessaire à la couverture de ses besoins et de ses obligations alimentaires les plus élémentaires. Il invoquait l'insaisissabilité du salaire minimum, qu'il fixait à 155 euros mensuels. Il demandait en conséquence une réformation partielle, limitant la saisie à la fraction de la rémunération excédant ce seuil. Le ministère public s'est opposé à l'appel. Il a rappelé que les mesures ordonnées étaient conformes au droit et adaptées à l'exécution de la sentence, le condamné n'ayant volontairement versé aucune somme. Les parties civiles se sont également opposées au recours, estimant que la saisie de 40 % ne représentait pas la moitié de la somme perçue en numéraire. ## Question de droit La question posée était double. Il s'agissait, d'une part, de savoir si la saisie d'une fraction de la rémunération du détenu, perçue au titre d'un travail pénitentiaire, peut garantir le paiement d'une responsabilité civile fixée par une sentence pénale ferme. D'autre part, il fallait déterminer si le maintien au détenu d'un montant minimal pour ses besoins personnels s'impose au juge, et si l'insaisissabilité invoquée fait obstacle à la mesure. ## Solution et dispositif La Sala penal rejette l'appel et confirme l'ordonnance du Tribunal de Corts. Elle fonde sa décision sur deux motifs principaux. Le premier tient à la finalité de la responsabilité civile en matière pénale. La juridiction
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