I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD, Civil, 17 décembre 2013 (ROJ : ATSJAD 127/2013 ; ECLI:AD:TSJADAD:2013:127A)
Décision commentée : ATSJAD, Civil, 17 décembre 2013, ROJ : ATSJAD 127/2013, ECLI:AD:TSJADAD:2013:127A (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par acte du 8 mai 2013, M. Alfaro, par l'intermédiaire de son représentant processuel, a assigné la société Vilar devant le Tribunal de Batlles. Il réclamait le paiement de la somme de 13 305,78 euros, à titre principal pour inexécution, subsidiairement pour vices cachés, et plus subsidiairement pour enrichissement injuste, avec intérêts légaux et dépens.
Par écrit du 13 mai 2013, la société défenderesse a sollicité la mise en cause de la société Bermudez au titre d'une litis denuntiatio ou crida en garantia. Le demandeur a présenté des observations le 4 juin 2013 et a conclu au rejet de cette demande.
Par un aute du 4 juillet 2013, le Tribunal de Batlles a rejeté la demande de crida en garantia. Il a ordonné la communication à Vilar de l'écrit du demandeur du 4 juin 2013, et a mis à la charge de Vilar les dépens afférents à l'incident.
Vilar a interjeté appel. Elle soutenait, d'une part, que le rejet de la mise en cause ne pouvait être justifié par l'allongement de la procédure résultant de l'établissement du domicile de la société appelée hors de la Principauté, et, d'autre part, que la société Bermudez, fabricante du parquet litigieux, était seule concernée par les défauts allégués. Elle demandait la révocation de l'aute. La partie intimée concluait à la confirmation et à la condamnation de l'appelante aux dépens.
Le magistrat rapporteur était M. Joan Manel Abril Campoy. La formation était composée de la Sala Civil du Tribunal superior de justícia d'Andorre, présidée par Mme Eulàlia Amat Llari, avec M. Pere Pastor Vilanova.
Les faits de fond, tels que résumés dans la décision, sont les suivants : Vilar a fourni un parquet fabriqué par Bermudez, lequel a été posé à l'Hôtel S. par l'installateur. Des problèmes de qualité sont apparus après la pose. Le fabricant, informé, a préconisé un traitement qui n'a pas produit l'effet escompté. La décision ne précise pas l'état final du litige au fond.
Question de droit
La question posée était de savoir si la crida en garantia, que la décision relève « malgré son absence de prévision dans la législation andorrane », peut être admise lorsque la partie appelée en garantie est une personne mor
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència de la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sr. Pere Pastor Vilanova, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 17 de desembre del 2013 - ROJ: ATSJAD 127/2013 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- La representació processal del Sr. Alfaro va interposar demanda, de data 8-05-2013, envers la mercantil Vilar, segons la qual sol·licitava la condemna de la defenent al pagament de la quantitat de 13.305,78 euros per incompliment i, de forma subsidiària per vicis ocults i, més subsidiàriament per enriquiment injust, amb més els interessos legals des de la data de contesta i costes processals. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.- »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 17 décembre 2013 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-262/13
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 17 de desembre de 2013.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència de la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sr. Pere Pastor Vilanova, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La representació processal del Sr. Alfaro va interposar demanda, de data 8-05-2013, envers la mercantil Vilar, segons la qual sol·licitava la condemna de la defenent al pagament de la quantitat de 13.305,78 euros per incompliment i, de forma subsidiària per vicis ocults i, més subsidiàriament per enriquiment injust, amb més els interessos legals des de la data de contesta i costes processals.
La representació processal de la defenent va articular, mitjançant escrit de 13-05-2013, petició de litis denuntiatio o crida en garantia de la mercantil Bermudez.
En data 4-06-2013 la representació processal de la part agent va efectuar al·legacions en relació a la petició de crida en garantia i va sol·licitar la seva desestimació.