ATSJAD ANDORRA, a 28 de febrer del 2014 - ROJ: ATSJAD 21/2014
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé28 février 2014
NuméroA0316/13
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD, Civil, 28 de febrer de 2014 (ROJ : ATSJAD 21/2014 – ECLI:AD:TSJADAD:2014:21A)
> Décision commentée : ATSJAD, Civil, 28 de febrer de 2014, recours n° A0316/13 (ROJ : ATSJAD 21/2014 – ECLI:AD:TSJADAD:2014:21A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La présente décision émane de la Sala Civil du Tribunal superior de justícia d'Andorre (TSJA). Elle s'inscrit dans une procédure d'exécution de sentence née de la séparation de deux parents, Mme Yuste et M. Porras, dont les mesures relatives aux enfants communs avaient été fixées par un convenio regulador (convention réglant les mesures paterno-filiales) signé le 2 mars 2011.
Par demande d'exécution enregistrée le 17 janvier 2013, Mme Yuste réclamait à M. Porras le paiement de 250,25 euros, correspondant à la moitié des dépenses des enfants communs qu'elle avait acquittées directement, ainsi que 149,60 euros au titre des frais de la fête d'anniversaire de l'un des enfants. Elle sollicitait en outre que chaque parent effectue des versements suffisants sur le compte bancaire des mineurs, et la condamnation aux dépens.
Par providencia du 13 février 2013, le juge a requis M. Porras de satisfaire les trois premiers chefs de la demande. Celui-ci s'est opposé à l'exécution et a formé un incident tendant à ce que la providencia soit partiellement privée d'effet, notamment en ce qu'elle portait sur la somme de 250 euros, et à ce que la mère acquitte les cotisations de l'école de ski déjà prélevées sur le compte commun.
Par aute du 10 septembre 2013, le Batlle (juge de première instance) a :
- requis Mme Yuste de régulariser la position du compte courant joint destiné aux besoins des enfants mineurs, en assumant personnellement la cotisation de l'école de ski pour la saison 2012-2013 ;
- requis les deux parents d'effectuer des versements suffisants sur ce compte pour couvrir les besoins fixés par le pacte 8 de la convention de 2011 ;
- ne pas prononcer de condamnation aux dépens.
Mme Yuste a interposé appel, concluant à la révocation partielle de l'aute. M. Porras a sollicité la confirmation, avec condamnation de l'appelante aux dépens, tandis que le ministère public a conclu à l'accueil du recours. Par aute du 30 janvier 2014, la Sala a refusé d'admettre les mesures probatoires sollicitées en appel, jugées inutiles à la solution du litige. Le magistrat rapporteur était M. Joan Manel Abril Campoy.
## Question de droit
La Sala devait trancher principalement deux questions :
1. **Question substantielle** : une activité extrascolaire mentionnée dans la convention comme « consensuée » (l'école de ski) doit-elle être supportée par les deux parents comme dépense ordinaire lorsque l'un d'eux refuse son accord, et une modification des mesures relatives à la crise conjugale est-elle nécessaire pour en décider autrement ?
2. **Questions accessoires** : la décision du Batlle est-elle congruente avec les prétentions des parties (au regard de la somme de 250,25 euros) ? Y a-t-il lieu à condamnation aux dépens en appel ?
S'agissant de la première question, la Cour devait interpréter la clause du pacte 8, selon laquelle les dépenses ordinaires comprennent, notamment, les « activités extrascolaires consensuées », énumérées à titre indicatif et au nombre desquelles figuraient alors le football, le « batllet » et le Sky Club.
## Solution et dispositif
La Sala rejette le recours et confirme la partie décisoire de l'a
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 28 de febrer del 2014 - ROJ: ATSJAD 21/2014
ATSJAD, Civil, 28 de febrer de 2014 (ROJ : ATSJAD 21/2014 – ECLI:AD:TSJADAD:2014:21A)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD, Civil, 28 de febrer de 2014, recours n° A0316/13 (ROJ : ATSJAD 21/2014 – ECLI:AD:TSJADAD:2014:21A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La présente décision émane de la Sala Civil du Tribunal superior de justícia d'Andorre (TSJA). Elle s'inscrit dans une procédure d'exécution de sentence née de la séparation de deux parents, Mme Yuste et M. Porras, dont les mesures relatives aux enfants communs avaient été fixées par un convenio regulador (convention réglant les mesures paterno-filiales) signé le 2 mars 2011.
Par demande d'exécution enregistrée le 17 janvier 2013, Mme Yuste réclamait à M. Porras le paiement de 250,25 euros, correspondant à la moitié des dépenses des enfants communs qu'elle avait acquittées directement, ainsi que 149,60 euros au titre des frais de la fête d'anniversaire de l'un des enfants. Elle sollicitait en outre que chaque parent effectue des versements suffisants sur le compte bancaire des mineurs, et la condamnation aux dépens.
Par providencia du 13 février 2013, le juge a requis M. Porras de satisfaire les trois premiers chefs de la demande. Celui-ci s'est opposé à l'exécution et a formé un incident tendant à ce que la providencia soit partiellement privée d'effet, notamment en ce qu'elle portait sur la somme de 250 euros, et à ce que la mère acquitte les cotisations de l'école de ski déjà prélevées sur le compte commun.
Par aute du 10 septembre 2013, le Batlle (juge de première instance) a :
requis Mme Yuste de régulariser la position du compte courant joint destiné aux besoins des enfants mineurs, en assumant personnellement la cotisation de l'école de ski pour la saison 2012-2013 ;
requis les deux parents d'effectuer des versements suffisants sur ce compte pour couvrir les besoins fixés par le pacte 8 de la convention de 2011 ;
ne pas prononcer de condamnation aux dépens.
Mme Yuste a interposé appel, concluant à la révocation partielle de l'aute. M. Porras a sollicité la confirmation, avec condamnation de l'appelante aux dépens, tandis que le ministère public a conclu à l'accueil du recours. Par aute du 30 janvier 2014, la Sala a refusé d'admettre les mesures probatoires sollicitées en appel, jugées inutiles à la solution du litige. Le magistrat rapporteur était M. Joan Manel Abril Campoy.
Question de droit
La Sala devait trancher principalement deux questions :
Question substantielle : une activité extrascolaire mentionnée dans la convention comme « consensuée » (l'école de ski) doit-elle être supportée par les deux parents comme dépense ordinaire lorsque l'un d'eux refuse son accord, et une modification des mesures relatives à la crise conjugale est-elle nécessaire pour en décider autrement ?
Questions accessoires : la décision du Batlle est-elle congruente avec les prétentions des parties (au regard de la somme de 250,25 euros) ? Y a-t-il lieu à condamnation aux dépens en appel ?
S'agissant de la première question, la Cour devait interpréter la clause du pacte 8, selon laquelle les dépenses ordinaires comprennent, notamment, les « activités extrascolaires consensuées », énumérées à titre indicatif et au nombre desquelles figuraient alors le football, le « batllet » et le Sky Club.
Solution et dispositif
La Sala rejette le recours et confirme la partie décisoire de l'a
Aute
TSJC-316/13
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 28 de febrer de 2014.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència de la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sr. Vincent Anière, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La Sra. Yuste va interposar demanda d'execució de sentència, en data de registre 17-01-2013, en virtut de la qual reclamava la suma de 250,25 euros, corresponents al 50% d les despeses dels fills comuns sufragades directament per ella, la suma de 149,60 euros, per la despesa de la festa d'aniversari del fill comú, efectuar els ingressos adients en el compte dels menors per a poder cobrir les despeses i la imposició de les costes processals.
En data 13-02-2013 es va dictar Providència d'execució, en la qual es requeria al Sr. Porras per a complir els tres primers extrems sol·licitats a la demanda executiva.
El Sr. Porras es va oposar a la demanda, per escrit de 4-03-2013, i va formular incident d'execució, per tal que es deixés parcialment sense efecte la providència de data 13-02-2013, quant al requeriment de l'import de 250 euros i que l'adversa abonés al compte comú totes les quotes de l'esquí club que s'hagin carregat fins a l'actualitat.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A0316/13 — Décision commentée
El Ministeri Fiscal, per escrit de 18-03-2013, es va oposar a l'incident d'execució i també la Sra. Yuste, segons escrit de 21-03-2013.
II.- Per Aute de 10-09-2013 l'Hble. Batlle va decidir: "1r.- Requerir a la Sra. Yuste per tal que regularitzi la posició del compte corrent mancomunat destinat a satisfer les necessitats dels fills menors F. i C., devent assumir personalment la quota de l'escola d'esquí de la temporada 2012-2013.
2n.- Requerir als Srs. Yuste i Porras per tal que efectuïn ingressos suficients en el compte indicat precedentment per a cobrir les necessitats establertes en el pacte 8è del conveni regulador de les mesures paterno- filials de data 02-03-2011.
3r.- No fer especial condemna en costes".
III.- La Sra. Yuste va interposar recurs contra la resolució dictada a la instància i, en data 19-11-2013, va articular llur escrit de conclusions, en virtut del qual demanava la revocació parcial de l'Aute dictat.
Pel contrari, el Sr. Porras, per escrit de contesta a les conclusions, de data 12-12-2013, sol·licitava la confirmació de l'Aute dictat amb imposició de les costes processals a la part recurrent.
El Ministeri Fiscal, per informe de data 12-12-2013, interessava que es dictés resolució que estimés el recurs interposat.
IV.- Per Aute de data 30-01-2014 aquesta Sala decidí: "No donar lloc a les pretensions adduïdes pels Srs. Yuste i Porras, mitjançant els seus escrits presentats en tràmit d'apel·lació en dates 04-11-2013 i 12-12-2013, atesa la innecessarietat dels mitjans probatoris esmentats per a la resolució del present recurs."
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy.
FONAMENTS DE DRET
I.- El primer extrem que ha de ser objecte de resolució és la protesta que efectua per la denegació de la prova de confessió en judici. Així, si bé la recurrent formula protesta per no haver-se practicat l'esmentada prova no sol·licita en el seu escrit de conclusions la pràctica en segona instància. Consegüentment, la mateixa no pot ésser portada a terme. Però, encara que entenguéssim que junt amb la protesta es troba implícita la petició en aquesta alçada, el criteri del Batlle conforme la prova esdevé innecessària per a la resolució del present litigi ha de ser mantingut (Cf. Aute 30-01- 2014). En efecte, el recurs es centra en l'abonament de les despeses dels fills comuns que comporta assistir a l'esquí club i la decisió de si aquesta activitat ha de ser sufragada o no per ambdós progenitors, atesa la negativa del pare a que desenvolupin la present activitat extraescolar, ha de ser resolta en funció de les previsions contemplades al conveni regulador signat pels mateixos en data 2-03-2011.
II.- L'anàlisi del conveni regulador signat entre els progenitors en data 2-03-2011 conté un pacte vuitè, en el qual s'estableix que "Els progenitors obriran un compte conjunt i mancomunat per a operar els afers dels menors, i carregar les seves despeses ordinàries (escola, menjador, material, transport i vestuari escolar, APA, activitats extraescolars consensuades, com les que realitzen actualment, football, batllet i Sky Club, assegurances dels menors, equips esportius, despeses mèdico-farmacèutiques i similars) així com les extraordinàries (són aquelles imprevistes o que excedeixen el grau, la mesura o el nivell habitual de les despeses ordinàries)".
Segons el referit pacte, es conceptuen com a despeses ordinàries les activitats extraescolars consensuades i s'enumeren com a tal les que realitzaven els menors en el moment de la signatura del conveni. Ara bé, transcorregut el temps, el pare, per correu electrònic de data 10-12-2012 manifesta la seva negativa a que portin a terme aquesta activitat extraescolar. Consegüentment, i atès al caire enunciatiu de les activitats extraescolars, no esdevé necessari, com indica el Ministeri Públic, procedir a una modificació de les mesures que regulen la crisi de parella esdevinguda, tota vegada que això seria així si s'haguessin establert com a activitats extraescolars per als menors l'esqui club, sense necessitat que ho consensuessin els progenitors. En canvi, en el present cas, s'estableix que les activitats extraescolars hauran de consensuar-se entre els progenitors i que aquestes constituiran despeses ordinàries que hauran de ser abonades amb el compte comú.
I, en darrer terme, indica que la resolució del Batlle no esdevé congruent amb el que es demanava en la demanda d'execució ni amb l'oposició a l'execució. Tampoc aquesta al·legació pot prosperar perquè l'Aute recorregut no dóna lloc a la pretensió d'abonament de la quantitat de 250,25 euros i ho fonamenta en que la provisió de fons disponible en el compte bancari comú era insuficient atès que s'havia carregat una despesa no consensuada. I des d'aquesta òrbita d'idees, la resolució judicial esdevé perfectament congruent amb les pretensions de les parts, perquè desestima la petició de la part executant i ho fonamenta en les al·legacions realitzades per la part que s'oposa a l'execució.
Per tant, el recurs interposat ha de ser desestimat.
III.- Malgrat la desestimació del recurs, atesa l'especial natura dels interessos en conflicte, no procedeix efectuar imposició de les costes processals d'aquesta alçada (arg. Novel·la 82, cap. X).
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas.-
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs interposat per la representació processal de la Sra. Yuste contra l'Aute, de data 10-09- 2013, dictat per l'Hble. Batlle i confirmar la seva part decisòria. No procedeix efectuar imposició de les costes processals d'aquesta alçada.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.