Juridiction andorrane, —
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (Lire sur source officielle)
Référence de la décision dans les bases consultées : ATSJAD 63/2014 (ROJ), ECLI:AD:TSJADAD:2014:63A. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, aute du 26 juin 2014, incident de recusation TSJ-002-14.
Faits et procédure
La décision porte sur un incident de recusation dans la procédure pénale TC-002-3/11. Dans cette cause, MM. Morales et Duque étaient poursuivis pour un délit majeur de lésions dolosives ayant nécessité un traitement médical postérieur à la première assistance, un délit mineur de menaces non conditionnelles et une contravention pénale de vexations légères.
Le Tribunal constitutionnel, par sentence du 5 mai 2014, a accueilli le recours d'amparo formé par la défense de M. Morales. Il a annulé la décision du Tribunal de Corts du 2 octobre 2012, la sentence du 24 mai 2013 et l'aute du 19 septembre 2013 rendus par la Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia.
Le 19 mai 2014, la défense de M. Morales a déposé un écrit de recusation visant trois personnes : la batlle instructrice, Mme Bonet, la magistrate du Tribunal de Corts, Mme Caro, et le Fiscal General, M. Canales. Mme Caro a répondu par un rapport du 21 mai 2014 contestant la recusation la concernant. Par acord du 30 mai 2014, le président du Tribunal Superior de Justícia a désigné la présente Sala Penal pour statuer sur ce seul incident.
Le fondement de la recusation tenait à une prétendue relation d'amitié entre la magistrate et M. Bonet, partie lésée (perjudicat) dans la cause. Cette relation était déduite de la circonstance que M. Bonet avait exercé les fonctions de secrétaire d'État à l'Intérieur du 13 janvier 1995 au 2 mars 1996, période pendant laquelle Mme Caro exerçait comme secrétaire judiciaire.
Deux points de la décision appellent une précision. Le résumé et l'en-tête désignent comme auteur de la recusation tantôt la défense de M. Morales, tantôt la représentation de M. Alvarado, avocat de M. Morales selon le corps du texte ; le texte ne permet pas de trancher cette divergence (non précisé dans la décision). Par ailleurs, M. Bonet est qualifié de batlle (juge d'instruction) dans les antécédents, alors que le résumé et les motifs le présentent comme partie lésée ; la décision ne mentionne pas non plus la date exacte de l'éventuel recours constitutionnel distinct de l'incident.
Question de droit
La question posée à la Sala Penal est la suivante : un ancien rapport professionnel entre un magistrat et une partie, tel que l'exercice de fonctions publiques à des périodes concomitantes, suffit-il à caractériser le motif de recusation tiré de l'« amitié ou inimitié manifeste » avec une partie, au sens de l'article 73 de la Llei qualificada de la Justícia et de l'article 7.1 du Codi de procediment penal ?
Le cadre normatif est celui d'une liste limitative de causes d'abstention et de recusation. Le texte énumère les cas de mariage ou de situation de fait équivalente, de parenté jusqu'au quatrième degré, d'ancienne fonction de tuteur, avocat ou procureur, de dénonciation, de relation juridique, commerciale ou économique, de procès civil pendant, d'« amitié ou inimitié manifeste » avec une partie ou ses avocats, d'intérêt direct dans l'objet du litige et de lien hiérarchique.
Solution et dispositif
Le tribunal écarte la recusation par des motifs qui tiennent à l'appréciation de la situation alléguée. Il
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Penal
RECUSACIÓ:TSJ-002-14
AUTE 28-2014
M. I. Sr. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, vint-i-sis de juny del dos mil catorze.
En l'expedient de recusació de la magistrada de Tribunal de Corts, M.I. Sra. Caro, en el marc de la causa de referència, plantejat per la representació lletrada del Sr. Alvarado. És ponent la M. Il·ltre. Sra. Marie Conte, la qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
I.-RESULTANT: Que en la causa Núm. TC-002-3/11 seguida contra els Srs. Morales i Duque per un presumpte delicte major de lesions doloses que han requerit per a la seva curació tractament mèdic posterior a la primera assistència, un delicte menor d'amenaces no condicionals i una contravenció penal de vexacions lleus, el Tribunal Constitucional, mitjançant sentència de data 05 de maig de 2014 va estimar el recurs d'empara presentat per la representació processal del Sr. Morales, anul·lant la sentència dictada el 02-10-2012 pel Tribunal de Corts, la sentència del 24-05-2013 i l'aute del 19-09-2013 dictats per la Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia.
II.-RESULTANT.- Que la defensa d' Morales, en data 19- 05-2014 va formular escrit de recusació de la Sra. Bonet, Batlle Instructora, de la Sra. Caro, Magistrada del Tribunal de Corts i del Sr. Canales, Fiscal General.