jurisprudence · v1.0.0
ATSJAD ANDORRA, a 19 de maig del 2014 - ROJ: ATSJAD 69/2014
Résumé
# Juridiction andorrane, — > **Décision commentée : Juridiction andorrane, — (ATSJAD 69/2014, ECLI:AD:TSJADAD:2014:69A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))** ## Faits et procédure Par sentence du 26 juin 2013, le Tribunal de Corts a condamné MM. Agullo et Sevillano, ainsi que M. Cañete, comme auteurs d'un délit majeur continu de vol avec escalade, prévu par l'article 199.1.b) du Code pénal, issu de la loi qualifiée 9/2005 du 21 février 2005. La juridiction retenait la circonstance aggravante tirée de l'âge des prévenus (moins de vingt et un ans à la date des faits). M. Agullo était condamné en situation de rébellion processuelle. La peine prononcée était de dix-huit mois d'emprisonnement, dont la partie ferme était déjà couverte par la détention préventive, le surplus étant assorti d'un sursis de trois ans. Les condamnés étaient en outre tenus solidairement aux dépens, et les dommages-intérêts devaient être liquidés en phase d'exécution. Les faits, tels que constatés par la sentence, concernent plusieurs entrées nocturnes dans un entrepôt de la société Vendrell, SA, entre mars et avril 2011. Les prévenus y auraient soustrait un total de 376 pneumatiques et jantes, pour une valeur de 37 501 euros. Une note manuscrite saisie chez M. Agullo, émanant de M. Cañete, listait les dimensions et quantités à dérober. Le produit de la revente devait être partagé à parts égales entre MM. Agullo et Cañete. Dans la phase d'exécution de la responsabilité civile, le Tribunal de Corts, par aute du 2 décembre 2013, a fait droit à la demande de la société Vendrell, SA et lui a alloué la somme de 33 725,22 euros. Les défenseurs de MM. Agullo et de Mme Sevillano ont interjeté appel. Ils contestaient que la disparition de 400 pneumatiques fût établie, soutenaient qu'il était matériellement impossible que les deux prévenus en aient été les auteurs dans le laps de temps retenu, et contestaient la valeur probante des factures d'achat et des déclarations du représentant de la société. À titre subsidiaire, ils acceptaient une indemnisation de 15 123 euros, correspondant à un vol maximal de 160 pneumatiques. Le ministère public s'est opposé au recours, en relevant que la sentence définitive fixait à 376 le nombre de pneumatiques soustraits. M. Cañete, qui n'avait pas lui-même interjeté appel, a fait connaître son soutien aux moyens des autres appelants. La Sala Penal du Tribunal supérieur de justice a statué par aute du 19 mai 2014 (recours n° 2/14, rouleau TSJP-02/14). ## Question de droit La Cour devait trancher deux questions. La première tient à l'étendue du contrôle exercé, en phase d'exécution, sur la liquidation des dommages-intérêts : les appelants peuvent-ils remettre en cause le nombre de biens soustraits, alors que ce nombre a été fixé par une sentence devenue définitive ? La seconde porte sur la situation d'un condamné qui n'a pas interjeté appel de l'aute de liquidation, mais qui entend se prévaloir des moyens formés par ses coprévenus : peut-il obtenir la révocation de la décision qui le concerne ? ## Solution et dispositif La Sala Penal a d'abord
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