ATSJAD 77/2014, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 27 mars 2014
Décision commentée : ATSJAD 77/2014, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), 27 mars 2014, ECLI:AD:TSJADAD:2014:77A, recours n° A361/13 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie dans la demande étant incomplète, elle a été reconstituée à partir de l'en-tête du texte intégral.
Faits et procédure
Le litige porte sur l'exécution d'une pension alimentaire fixée dans le cadre d'une procédure matrimoniale. Un conventon régulateur de séparation, daté du 4 juin 2008, avait été homologué par jugement du 22 septembre 2008. Il prévoyait une pension alimentaire de 300 euros mensuels, indexée sur l'IPC, ainsi que la prise en charge de 50 % des dépenses extraordinaires du mineur.
Par demande du 11 novembre 2010, M. Soriano sollicita le divorce, le maintien des accords homologués, à l'exception de la pension alimentaire qu'il entendait ramener à 300 euros. Mme Pérez accepta le divorce, mais s'opposa à la réduction. Par sentence du 10 mars 2011, le tribunal prononça le divorce, dissout le régime matrimonial et rejeta la demande de réduction de la pension.
Mme Pérez saisit ensuite le tribunal, le 8 juillet 2013, afin d'obtenir le paiement des pensions impayées des mois de juin et juillet 2013, soit 1 200 euros, majorés des intérêts légaux, ainsi qu'une actualisation selon l'IPC. Une provisión d'exécution fut rendue le 16 juillet 2013. Par auto du 4 octobre 2013, le juge unique (Batlle) déclara d'office son incompétence pour connaître de la demande et laissa sans effet la provisión d'exécution.
Le ministère public forma recours contre cet auto et sollicita sa révocation. M. Soriano conclut à la confirmation de la décision de première instance, sans condamnation aux dépens. Mme Pérez s'en remit à l'appréciation de la Sala.
Question de droit
La question posée était de savoir quelle juridiction est compétente pour connaître de l'exécution d'arriérés de pension alimentaire fixée par un convenio homologué, lorsque cette pension a été maintenue par un jugement de divorce ultérieur. Deux juridictions étaient en concurrence : celle qui avait homologué le convenio régulateur de séparation, et celle qui avait prononcé le divorce.
Le ministère public soutenait que la compétence appartenait au tribunal ayant homologué le convenio, faute pour la procédure de divorce d'avoir modifié ou expressément ratifié cet accord. Il admettait toutefois que la sentence de divorce avait validé tacitement le convenio, dès lors qu'elle n'avait pas modifié les mesures relatives aux enfants, notamment la pension alimentaire.
La Sala devait donc déterminer si le jugement de divorce, en statuant sur la demande de réduction de la pension, avait absorbé l'objet de la compétence d'exécution.
Solution et dispositif
La Sala estime le recours. Elle retient que la sentence de divorce doit contenir les mesures définitives prévues aux articles 52 à 57 de la Llei qualificada del matrimoni. Elle relève que, en rejetant la demande de réduction de la pension fixée par la sentence de sépar
Aute
TSJC-361/13
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 27 de març del 2014. Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sr. Vincent Anière, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La Sra. Pérez va presentar escrit, de data 8- 07-2013,en virtut del qual sol·licitava que es portessin a terme els tràmits necessaris per tal que el Sr. Soriano regularitzés els imports pendents de les pensions d'aliments del seu fill menor dels mesos de juny i juliol del 2013 per un import de 1.200 euros, més els interessos legals, així com se'l requeria per a l'actualització de l'import de la pensió conforme a l'IPC.
En data 16-07-2013 es va dictar providència d'execució, segons la qual es requeria al Sr. Soriano al pagament de 1.200 euros i interessos legals.
II.- Per Aute, de data 4-10-2013, l'Hble. Batlle va establir: "DECIDEIX: Primer.- Declarar d'ofici la incompetència d'aquest Tribunal per a conèixer de la petició d'execució del pagament de la pensió d'aliments formulada per la Sra. Pérez en data 8-7-2013.
Segon.- Deixar sense efecte la providència d'execució de sentència de data 16-7-2013.