jurisprudence · v1.0.0
ATSJAD ANDORRA, a 20 de setembre del 2016 - ROJ: ATSJAD 125/2016
Résumé
# ATSJAD, Civil, 20 septembre 2016 (ROJ : ATSJAD 125/2016) > Décision commentée : ATSJAD 125/2016, ECLI:AD:TSJADAD:2016:125A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure Par un aute (ordonnance) du 30 novembre 2015, le Batlle (juge de première instance, dit « Hble. Batlle » dans la décision) a déclaré M. Castrillo désistant de l'instance. Il a en outre mis à sa charge les dépens exposés par M. Gibert, « avec mention expresse des honoraires d'avocat et de procureur », à liquider au stade de l'exécution. M. Castrillo a interjeté appel contre cette décision. Par écrit de conclusions enregistré le 10 mars 2016, il a demandé la révocation partielle de l'aute de première instance. La partie adverse a conclu, le 8 avril 2016, au rejet de l'appel avec condamnation de l'appelant aux dépens d'appel. Le magistrat rapporteur est M. Joan Manel Abril Campoy, la formation étant composée de ce dernier, de Mme Eulàlia Amat Llari et de M. Vincent Anière. Le litige sur le fond et sa nature ne sont pas précisés dans la décision (non précisé dans la décision). Le texte ne détaille pas davantage l'identité du conseil ayant signé ou non la demande initiale, ni les motifs exacts de l'exception soulevée par le défendeur. L'appelant soutient que son désistement n'avait pas de cause tenant au fond du litige, mais résultait d'une tramitation inadéquate de la procédure, voire d'une erreur judiciaire. Selon lui, lorsqu'il a demandé une régularisation, le greffe s'y est opposé en faisant état d'une exception soulevée par le défendeur. Il estime que le juge aurait dû soit déclarer la demande irrecevable, soit permettre la régularisation, mais non poursuivre la procédure et statuer sur l'exception. ## Question de droit La question posée est la suivante : un demandeur qui se désiste d'une instance engagée par une demande dépourvue de la signature requise d'un avocat peut-il se voir mettre à sa charge les dépens de la procédure lorsque ce défaut aurait dû être relevé par la juridiction avant toute admission de la demande ? Plus précisément, la Cour doit déterminer : 1. quels sont les éléments de l'examen préalable de recevabilité qui incombent à l'organe judiciaire lors de la réception d'une demande ; 2. si le désistement consécutif à une admission irrégulière peut être imputé à la partie demanderesse aux fins de la condamnation aux dépens. ## Solution et dispositif Le Tribunal supérieur de justice retient que le recours est recevable. Sur le fond, il juge que la demande aurait dû faire l'objet d'un contrôle préalable. Le raisonnement repose sur les points suivants : - la demande avait été présentée sans la signature d'un avocat ; or, en vertu de l'article 97 de la LQJ (loi qualifiée de la justice, dont le sigle seul figure dans la décision), la demande doit être signée par un avocat inscrit au barreau des Valls d'Andorra ; - l'absence de ce requis imposait soit d'accorder un délai de régularisation, soit, à défaut, de procéder à l'archivage du dossier ; - l'admission de la demande et la citation du défendeur en vue de conclure constituaient en rev
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