ATSJAD ANDORRA, a 20 de gener del 2017 - ROJ: ATSJAD 3/2017
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé20 janvier 2017
Numéro223/16
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 3/2017 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 20 janvier 2017)
> Décision commentée : ATSJAD 3/2017, ECLI:AD:TSJADAD:2017:3A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est établie à partir des mentions figurant dans le texte intégral (recours n° 223/16, NIG 5300542120140001396).*
## Faits et procédure
Par jugement du 22 septembre 2008, rendu dans le cadre des actes B-0843-1/2008, le Tribunal unipersonnel, section civile, a prononcé la séparation de corps des époux Coll et Agulló et approuvé le convention régulatrice signée par les parties le 4 juin 2008. Une seule stipulation a été écartée : celle relative à la pension alimentaire à la charge du père (pacte quatrième), fixée à 600 euros mensuels au profit de l'enfant commun.
Le 8 juillet 2014, la mère a demandé l'exécution de cette décision et réclamé le paiement d'une somme de 3 000 euros au titre des pensions arriérées correspondant aux mois de mars à juillet 2014, actualisée selon l'IPC, majorée des intérêts légaux et assortie des dépens. Une providence d'exécution a été rendue le 14 juillet 2014.
Le débiteur, M. Coll, a formé un incident d'exécution le 9 septembre 2014. Il soutenait que son salaire moyen annuel (environ 1 300 euros) ne lui permettait pas de régler l'arriéré, ni les dépens, compte tenu de la pension de 600 euros et de la moitié des dépenses extraordinaires de l'enfant. La créancière s'est opposée à cet incident en faisant valoir que la situation du débiteur n'était pas précaire, qu'il disposait de plusieurs activités rémunérées et ne supportait pas de loyer.
Par un aute du 8 avril 2016, le juge de première instance a rejeté l'incident, a enjoint à M. Coll de satisfaire à la providence dans un délai de quinze jours et l'a averti des mesures d'exécution forcée prévues par la Llei 44/2014, du 18 décembre, de l'embargament, ainsi que des conséquences pénales d'un incompliment réitéré (le texte ne précise pas l'article visé).
M. Coll a interjeté appel, sollicitant la révocation de l'aute, son exonération du paiement ou, subsidiairement, la réduction de la pension à 200 euros mensuels, en invoquant un changement radical et soudain de ses possibilités économiques.
## Question de droit
La Sala Civil devait trancher deux questions :
1. Un débiteur d'aliments peut-il être exonéré du paiement de pensions échues, ou voir son obligation réduite, en invoquant une dégradation de sa situation économique, par le moyen d'un incident d'exécution ?
2. La précarité alléguée du débiteur fait-elle obstacle à l'exécution de l'obligation alimentaire envers l'enfant, lorsque le débiteur a par ailleurs la possibilité de réduire d'autres dépenses ?
Le recours soulevait ainsi une double difficulté : la recevabilité de la modification d'une mesure alimentaire par la voie de l'exécution, et le contrôle de la proportionnalité entre les capacités financières du débiteur et ses charges personnelles.
## Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel et confirme l'aute dans son intégralité. Le raisonnement repose sur trois points.
**a) Inapplicabilité de la clause *rebus sic stantibus*.** Le débiteur invoquait cette clause pour obtenir l'adaptation de la pension. La Cour écarte cette analyse : l'obligation alimentaire envers un mineur n'est pas fixée
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 20 de gener del 2017 - ROJ: ATSJAD 3/2017
ATSJAD 3/2017 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 20 janvier 2017)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est établie à partir des mentions figurant dans le texte intégral (recours n° 223/16, NIG 5300542120140001396).
Faits et procédure
Par jugement du 22 septembre 2008, rendu dans le cadre des actes B-0843-1/2008, le Tribunal unipersonnel, section civile, a prononcé la séparation de corps des époux Coll et Agulló et approuvé le convention régulatrice signée par les parties le 4 juin 2008. Une seule stipulation a été écartée : celle relative à la pension alimentaire à la charge du père (pacte quatrième), fixée à 600 euros mensuels au profit de l'enfant commun.
Le 8 juillet 2014, la mère a demandé l'exécution de cette décision et réclamé le paiement d'une somme de 3 000 euros au titre des pensions arriérées correspondant aux mois de mars à juillet 2014, actualisée selon l'IPC, majorée des intérêts légaux et assortie des dépens. Une providence d'exécution a été rendue le 14 juillet 2014.
Le débiteur, M. Coll, a formé un incident d'exécution le 9 septembre 2014. Il soutenait que son salaire moyen annuel (environ 1 300 euros) ne lui permettait pas de régler l'arriéré, ni les dépens, compte tenu de la pension de 600 euros et de la moitié des dépenses extraordinaires de l'enfant. La créancière s'est opposée à cet incident en faisant valoir que la situation du débiteur n'était pas précaire, qu'il disposait de plusieurs activités rémunérées et ne supportait pas de loyer.
Par un aute du 8 avril 2016, le juge de première instance a rejeté l'incident, a enjoint à M. Coll de satisfaire à la providence dans un délai de quinze jours et l'a averti des mesures d'exécution forcée prévues par la Llei 44/2014, du 18 décembre, de l'embargament, ainsi que des conséquences pénales d'un incompliment réitéré (le texte ne précise pas l'article visé).
M. Coll a interjeté appel, sollicitant la révocation de l'aute, son exonération du paiement ou, subsidiairement, la réduction de la pension à 200 euros mensuels, en invoquant un changement radical et soudain de ses possibilités économiques.
Question de droit
La Sala Civil devait trancher deux questions :
Un débiteur d'aliments peut-il être exonéré du paiement de pensions échues, ou voir son obligation réduite, en invoquant une dégradation de sa situation économique, par le moyen d'un incident d'exécution ?
La précarité alléguée du débiteur fait-elle obstacle à l'exécution de l'obligation alimentaire envers l'enfant, lorsque le débiteur a par ailleurs la possibilité de réduire d'autres dépenses ?
Le recours soulevait ainsi une double difficulté : la recevabilité de la modification d'une mesure alimentaire par la voie de l'exécution, et le contrôle de la proportionnalité entre les capacités financières du débiteur et ses charges personnelles.
Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel et confirme l'aute dans son intégralité. Le raisonnement repose sur trois points.
a) Inapplicabilité de la clause rebus sic stantibus. Le débiteur invoquait cette clause pour obtenir l'adaptation de la pension. La Cour écarte cette analyse : l'obligation alimentaire envers un mineur n'est pas fixée
Aute
TSJC.- 0000223/2016 ORIGEN: 4001675/2010 - 01
NIG: 5300542120140001396
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 20 de gener del 2017.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats M.I. Sr. Vincent Anière i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- Mitjançant Sentència de data 22 de setembre del 2008 dictada en el marc dels autes B-0843-1/2008, l'Hble. Tribunal Unipersonal, Secció Civil declarava la separació matrimonial dels consorts Coll i Agullo i aprovava el Conveni Regulador de la separació signat per ells en data 4 de juny del 2008 en tots els seus pactes, excepció feta de l'import relatiu a la pensió d'aliments a sufragar pel pare (pacte quart) que s'establia en la suma de 600EUR mensuals.
II.- En data 8 de juliol del 2014 la Sra. Agullo va formular demanda d'execució de la dita Sentència, sol·licitant que es requerís al Sr. Coll per tal que abonés la suma de 3.000 euros en concepte de pensió d'aliments a favor del fill comú, corresponent als mesos de març a juliol del 2014, que havia deixat a deure, actualitzades en funció dels increments de l'IPC, més els interessos legals meritats, tot imposant les costes a l'adversa, inclosos els honoraris d'advocat i de procurador.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 223/16 — Décision commentée
III.- En data 14 de juliol del 2014 es va dictar Providència d'execució de Sentència i per escrit de data 9 de setembre del 2014 el Sr. Coll va formular incident d'execució, manifestant que no es podia fer càrrec del pagament de les pensions d'aliments del seu fill corresponents als mesos de març a juliol del 2014 i quines ascendien a 3.000EUR, ni per extensió a les despeses del procediment, ja que el seu salari mig anyal oscil·lava al voltant dels 1.300EUR i havia de satisfer una pensió alimentosa de 600EUR, més la meitat de les despeses extraordinàries del seu fill.
IV.- Per escrit de data 6 d'octubre del 2014 la Sra. Agullo contestava a les pretensions del Sr. Coll i manifestava que la situació econòmica del Sr. Coll no podia considerar-se precària, doncs el mateix disposava de diverses ocupacions laborals i no havia de satisfer despeses concernents al lloguer d'habitatge i que a l'extracte de comptes bancaris figuraven nombrosos reintegraments en efectiu, transferències i traspassos de compte confosos, doncs mancaven d'una identificació clara i precisa.
V.- L'Aute dictat per l'Hble. Batlle en data 8 d'abril del 2016 va decidir:
PRIMER.- Desestimar l'incident d'execució formulat pel Sr. Coll per escrit de data 9 de setembre del 2014.
SEGON-. Requerir al Sr. Coll per tal que en el termini de QUINZE (15) DIES doni estricte compliment a la providència d'execució de data 14 de juliol del 2014.
TERCER.- Advertir-lo de que en cas d'incompliment és procedirà a l'execució forçosa dels seus béns, d'acord amb les disposicions contingudes en la Llei 44/2014, del 18 de desembre, de l'embargament, sense perjudici de les conseqüències penals a què en dret hi hagi lloc, per l'incompliment reiterat del pagament de les pensions alimentàries.
QUART.- Notificar la present resolució als Srs. Agullo i Coll, així com al Magnífic Ministeri Fiscal.
VI.- Contra l'esmentada resolució formula recurs d'apel·lació el Sr. Coll i, en virtut dels arguments que exposa en les seves conclusions, demana la seva revocació i que, atesa la seva situació econòmica, se l'exoneri del pagament de la suma deguda en concepte d'aliments del seu fill o, en el seu defecte, se la condemni a satisfer un import no superior als 200 euros mensuals, atès el canvi radical i sobtat de les seves possibilitats econòmiques.
Ha actuat com a magistrat ponent la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari
FONAMENTS DE DRET
I.- No és objecte de debat en les presents actuacions que la Sentència de data 22 de setembre del 2008 va declarar la separació matrimonial dels consorts Coll i Agullo, fixant a càrrec del primer i en benefici del fill comú una pensió d'aliments de 600 euros mensuals. Consta igualment a les actuacions que en data 14 de juliol del 2014 es va dictar Providència d'execució requerint al Sr. Coll per tal que abonés a la Sra. Agullo l'import de 3.000 euros, corresponents a la pensió d'aliments del seu fill dels mesos de març a juliol del 2014, que no li havia estat abonada.
En resposta a aquest requeriment, el Sr. Coll presentà un escrit de contesta a la citada Providència en el què manifestava la seva impossibilitat de fer-se càrrec del citat pagament per raons econòmiques i pretenia, a més, modificar l'import de la pensió que abonava en benefici del seu fill reduint-la a 200 euros mensuals, la Sra. Agullo s'hi va oposar argumentant que l'adversa tenia menys despeses i més ingressos del què manifestava i l'Aute objecte del present recurs va desestimar la petició formulada per l'agent, requerint-lo per tal que donés estricte compliment a la Providència d'execució de data 14 de juliol del 2014.
Contra aquesta resolució s'alça el Sr. Coll sol·licitant la seva revocació en el sentit d'exonerar-lo del pagament que se li reclama, o reduir a 200 euros mensuals la pensió que està obligat a pagar en favor del seu fill.
II.- Per tal d'oposar-se a la decisió de l'Aute objecte del present recurs el Sr. Coll reitera els arguments que ja exposava al plantejar l'incident, argumentant que, com es dedueix de les proves aportades a les actuacions, la seva situació econòmica no li permet satisfer les sumes que se li reclamen relatives a la pensió en favor del seu fill dels mesos de març a juliol del 2014, ni per extensió les despeses de procediment, en tant que des del mes de maig no té ocupació laboral, o quan ha pogut desenvolupar algun tipus de treball aquest ha estat només de forma puntual i esporàdica, havent acreditat a les actuacions els seus ingressos i despeses que justifiquen la petició de que se l'exoneri de la seva obligació o, subsidiàriament que aquesta es redueixi a 200 euros mensuals, tenint en compte el canvi de circumstàncies que s'ha produït en la seva situació econòmica, però aquests arguments no es poden estimar.
En efecte, el Sr. Coll s'oposa a abonar l'import de les pensions endarrerides corresponents als mesos de març a juliol del 2014 entenent que s'ha produït un canvi en les circumstàncies que van donar lloc a la fixació d'una pensió en favor del seu fill de 600 euros mensuals, de tal manera que, en aplicació de la clàusula rebus sic stantibus, procedeix modificar l'import que ell està obligat a pagar en aquest concepte. No obstant, cal tenir en compte, per un cantó, que no ens trobem dins de l'àmbit contractual en el què cal entendre implícita aquesta clàusula, ja que els aliments deguts a un menor no es fixen per contracte, ni deriven de la voluntat de les parts, sinó que, encara que els progenitors poden arribar a un acord en aquest sentit, aquest sempre ha de ser aprovat per l'òrgan judicial tenint en compte els ingressos reals dels progenitors i les necessitats dels menors.
Per un altre cantó, tampoc es pot estimar la petició del recurrent de que se l'exoneri del pagament de les pensions vençudes i no abonades, en quan allò que aquest pretén és que es deixi sense efecte una decisió judicial que l'obligava a pagar una determinada suma mensual en benefici del seu fill, quan el que calia, en tot cas, era que formulés una demanda de modificació de mesures, si realment considerava que la seva situació econòmica havia canviat respecte d'aquella en la què s'havia trobat anteriorment, però sempre en relació a les pensions futures i no pas a les passades.
D'altra banda, s'ha d'entendre que la discussió sobre la necessitat d'abonar una determinada quantia en concepte de pensió d'aliments no es pot resoldre en un incident d'execució en el què, en tot cas, sols es podria debatre sobre si la quantia reclamada per la Providència corresponent és aquella establerta en la resolució que s'executa.
III.- Per últim, cal recordar al recurrent que l'obligació de pagar la pensió d'aliments en favor del seu fill, que ha negligit i discutit reiteradament des del moment en que els consorts es van separar sense que els Tribunals emparessin les seves pretensions, ha de passar per davant de les seves pròpies necessitats sempre que aquestes no siguin vitals, de tal manera que no es pot negar al seu abonament al·legant, per exemple, que té dos vehicles, encara que siguin vells, i que ha de pagar l'assegurança corresponent perquè el cost d'aquesta li permetria satisfer la pensió del seu fill puntualment, o que ha d'abonar una assegurança de vida, perquè aquesta despesa tampoc resulta imprescindible, fins i tot resulta estrany que, si la seva situació econòmica és la que descriu, presenti contínues demandes i recursos abonant els honoraris d'advocat corresponents, sense presentar una sol·licitud de justícia gratuïta.
En qualsevol cas, és precís recordar-li també al recurrent que si amb els seus ingressos no pot atendre les seves necessitats i les del seu fill, allò procedent és que cerqui un altre feina complementaria de les que té, que, pel que sembla, li deixen molt temps lliure, per tal de poder així complir amb les seves obligacions.
IV.- En desestimar-se el recurs i atès que en el present procediment es discuteixen exclusivament qüestions de caire econòmic, procedeix imposar les seves costes a la part recurrent de conformitat amb allò que disposa el Codi 7,51,5.
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas.-
Decisio
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat pel Sr. Coll contra l'Aute dictat per l'Hble. Batlle en data 8 d'abril del 2016 que CONFIRMEM íntegrament, imposant les costes d'aquesta alçada a la part recurrent.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.-