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ATSJAD ANDORRA, a 28 de febrer del 2017 - ROJ: ATSJAD 16/2017
Sources citées
1 référenceJurisprudence (1)
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Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 77/16 — Décision commentée
🏛 Tribunal Superior de Justícia d’Andorra
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Doctrine juridique scientifique
Document exporté
5 novembre 2026
Jurisprudence
Cassation partielle
Résumé éditorial
# ATSJAD, Civil, 28 février 2017 (ROJ : ATSJAD 16/2017) > Décision commentée : ATSJAD, Civil, 28 février 2017, ROJ : ATSJAD 16/2017, ECLI:AD:TSJADAD:2017:16A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure La décision émane de la Sala Civil du Tribunal superior de justícia d'Andorre, composée des magistrats Joan Manel Abril Campoy (président), Vincent Aniére (rapporteur) et Carles Cruz Moratones. Elle porte sur le recours n° 77/16, issu du dossier d'origine n° 2000536/2014, et prend la forme d'une résolution de type « aute ». Le litige trouve son origine dans une action introduite par M. Morillo, ancien directeur général de la société Vilar, SA, à la suite de la cessation de ses fonctions. Par jugement du 14 janvier 2016, le Tribunal unipersonnel del Batlle avait statué sur cette demande dans le cadre d'une procédure qualifiée de laborale. Par sentence du 20 décembre 2016, la Sala Civil a fait droit au recours formé par la société Vilar. Elle a révoqué intégralement le jugement de première instance, accueilli l'exception péremptoire d'incompétence de la juridiction civile et mis à la charge de M. Morillo les dépens des deux instances. Le 3 janvier 2017, M. Morillo a formé un incident de nullité. Il soutenait que la sentence du 20 décembre 2016 avait méconnu l'article 10 de la Constitution andorrane, en ce qu'elle le condamnait aux dépens sans motivation suffisante, et demandait que soit prononcée la nullité partielle de la décision, la modification de celle-ci en ce sens qu'aucune condamnation aux dépens ne soit prononcée en première ni en seconde instance. La société Vilar sollicitait le rejet de l'incident, avec condamnation de son auteur aux dépens. ## Question de droit La question posée à la Sala Civil était double. **En premier lieu**, il s'agissait de savoir si la condamnation de M. Morillo aux dépens de première instance, prononcée après l'accueil d'une exception d'incompétence, portait atteinte à son droit à la juridiction, tel que garanti par l'article 10 de la Constitution, au motif que la décision ne serait pas suffisamment fondée en droit. La partie demanderesse à l'incident soutenait, en substance, que la juridiction civile aurait dû être regardée comme incertaine compétente et qu'une *iusta causa litigandi* existait, au regard du caractère prétendument laboral de la relation. **En second lieu**, il fallait déterminer si le critère du vaincu objectif, qui avait fondé la condamnation aux dépens d'appel, devait être écarté au profit de l'exception prévue par la Novel·la applicable en cas d'accueil du recours, qui conduit à ne prononcer aucune condamnation aux dépens. ## Solution et dispositif La Sala Civil a **estimé partiellement** l'incident de nullité. Sur le premier point, elle a écarté la violation alléguée. Elle rappelle que le droit à la juridiction implique que toute prétention rejetée soit motivée de manière suffisante, sans que la décision doive être nécessairement favorable au demandeur. Elle estime que la sentence du 20 décembre 2016 satisfait à cette exigence : la compétence administrative pour connaître des conditions de cessation des fonctions de M. Morillo y est tenue pour « indubitable », les textes
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Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 77/16 — Décision commentée
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