ATSJAD ANDORRA, a 20 de juliol del 2017 - ROJ: ATSJAD 130/2017
Rejet du pourvoi
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé20 juillet 2017
NuméroA111/17
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Juridiction andorrane, — (ATSJAD 130/2017)
> Décision commentée : Juridiction andorrane, — (ATSJAD 130/2017, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, Aute du 20 juillet 2017, recours n° A111/17) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par une demande du 15 juillet 2016, M. Olmo a assigné la société B., SA, ainsi que plusieurs autres personnes physiques, aux fins de récupérer des avoirs bancaires bloqués. Le 9 novembre 2016, il s'est désisté de son action, au motif qu'il avait recouvré ses avoirs.
Par un Aute du 20 janvier 2017, le juge de première instance a tenu le demandeur pour désisté, a décidé qu'il n'y avait pas lieu à statuer sur les dépens, puis a ordonné l'archivage définitif de la procédure.
Plusieurs défendeurs ont interjeté appel. Les époux Palomo et Esteban ont soutenu qu'il existait une « justa causa » pour litiger, au sens de la Novel·la 82, chapitre X, et que la non-condamnation aux dépens ne pouvait être justifiée sans préjuger du fond. Les consorts Bueno, Machado, Roda, Montenegro et Vendrell ont demandé la révocation partielle de l'Aute, en faisant valoir que l'absence de décision sur le fond ne permettait pas de fonder la non-condamnation sur la témérité ou la succombance. D'autres défendeurs se sont bornés à s'en remettre à la Cour ou à solliciter la condamnation du demandeur aux dépens.
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre (composée de MM. Joan Manel Abril Campoy, président et rapporteur, Vincent Anière et Carles Cruz Moratones) a statué le 20 juillet 2017.
## Question de droit
La question posée était de savoir si, lorsque le demandeur se désiste de l'instance sans que la juridiction se prononce sur le fond, le juge peut s'abstenir de mettre les dépens à sa charge, ou si le désistement doit entraîner la condamnation du demandeur aux frais de l'instance, indépendamment des motifs qui l'ont conduit à se désister.
Subsidiairement, la décision précise l'étendue de la révocation en appel : la révocation profite-t-elle à l'ensemble des défendeurs ou seulement à ceux qui ont interjeté appel ?
## Solution et dispositif
La Cour distingue deux hypothèses. Lorsque le désistement est consenti par les parties, il n'entraîne pas, selon sa jurisprudence antérieure (Aute du 27 mai 2010), la condamnation aux dépens. En revanche, lorsque le désistement émane du demandeur et que le défendeur accepte ce désistement tout en sollicitant la condamnation aux dépens, la Cour applique une « doctrine fondée sur des critères objectifs » (fondement de droit 10), sans examiner les motifs du désistement (Autes des 28 septembre 2006 et 27 mai 2014).
Selon cette doctrine, les frais exposés par le défendeur du fait de l'action du demandeur doivent être supportés par celui-ci. La Cour relève que la circonstance de la perte d'objet (le recouvrement des fonds) ne suffit pas à écarter ce principe, dès lors que la demande comportait aussi une prétention indemnitaire pour préjudice moral, à laquelle le demandeur a également renoncé et qui aurait pu donner lieu à la poursuite de l'instance (fondement de droit 13).
Elle en conclut que « le désistement non consenti ou consenti de manière conditionnée avec imposition des dépens doit conduire à la condamnation de la
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 20 de juliol del 2017 - ROJ: ATSJAD 130/2017
Juridiction andorrane, — (ATSJAD 130/2017)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (ATSJAD 130/2017, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, Aute du 20 juillet 2017, recours n° A111/17) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une demande du 15 juillet 2016, M. Olmo a assigné la société B., SA, ainsi que plusieurs autres personnes physiques, aux fins de récupérer des avoirs bancaires bloqués. Le 9 novembre 2016, il s'est désisté de son action, au motif qu'il avait recouvré ses avoirs.
Par un Aute du 20 janvier 2017, le juge de première instance a tenu le demandeur pour désisté, a décidé qu'il n'y avait pas lieu à statuer sur les dépens, puis a ordonné l'archivage définitif de la procédure.
Plusieurs défendeurs ont interjeté appel. Les époux Palomo et Esteban ont soutenu qu'il existait une « justa causa » pour litiger, au sens de la Novel·la 82, chapitre X, et que la non-condamnation aux dépens ne pouvait être justifiée sans préjuger du fond. Les consorts Bueno, Machado, Roda, Montenegro et Vendrell ont demandé la révocation partielle de l'Aute, en faisant valoir que l'absence de décision sur le fond ne permettait pas de fonder la non-condamnation sur la témérité ou la succombance. D'autres défendeurs se sont bornés à s'en remettre à la Cour ou à solliciter la condamnation du demandeur aux dépens.
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre (composée de MM. Joan Manel Abril Campoy, président et rapporteur, Vincent Anière et Carles Cruz Moratones) a statué le 20 juillet 2017.
Question de droit
La question posée était de savoir si, lorsque le demandeur se désiste de l'instance sans que la juridiction se prononce sur le fond, le juge peut s'abstenir de mettre les dépens à sa charge, ou si le désistement doit entraîner la condamnation du demandeur aux frais de l'instance, indépendamment des motifs qui l'ont conduit à se désister.
Subsidiairement, la décision précise l'étendue de la révocation en appel : la révocation profite-t-elle à l'ensemble des défendeurs ou seulement à ceux qui ont interjeté appel ?
Solution et dispositif
La Cour distingue deux hypothèses. Lorsque le désistement est consenti par les parties, il n'entraîne pas, selon sa jurisprudence antérieure (Aute du 27 mai 2010), la condamnation aux dépens. En revanche, lorsque le désistement émane du demandeur et que le défendeur accepte ce désistement tout en sollicitant la condamnation aux dépens, la Cour applique une « doctrine fondée sur des critères objectifs » (fondement de droit 10), sans examiner les motifs du désistement (Autes des 28 septembre 2006 et 27 mai 2014).
Selon cette doctrine, les frais exposés par le défendeur du fait de l'action du demandeur doivent être supportés par celui-ci. La Cour relève que la circonstance de la perte d'objet (le recouvrement des fonds) ne suffit pas à écarter ce principe, dès lors que la demande comportait aussi une prétention indemnitaire pour préjudice moral, à laquelle le demandeur a également renoncé et qui aurait pu donner lieu à la poursuite de l'instance (fondement de droit 13).
Elle en conclut que « le désistement non consenti ou consenti de manière conditionnée avec imposition des dépens doit conduire à la condamnation de la
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000111/2017 ORIGEN: 5000100/2016 - 00
NIG: 5300542120160000812
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 20 de juliol del 2017.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats M.I. Sr. Vincent Anière i M.I. Sr. Carles Cruz Moratones, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La representació processal del Sr. Olmo contra B.,SA i els Srs. Bueno, Palomo, Esteban, Machado, Roda, Giner, Montenegro, Gálvez, Nuñez, Vendrell i Mercader va interposar demanda, de data 15-07-2016, adreçada a la recuperació dels seus havers bancaris bloquejats.
En data 9-11-2016 la part agent desistia de la seva demanda, atès que manifestava que havia recuperat els seus havers bancaris.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A111/17 — Décision commentée
"DECIDEIX: 1r.- Tenir per desistit de les presents actuacions al Sr. Olmo..
2n.- Que no hi ha lloc a fer cap pronunciament respecte a les costes processals.
3r.- L'arxiu definitiu de les presents actuacions."
III.- La representació processal dels Srs. Palomo I Esteban ha recorregut en apel·lació l'Aute d'instància i, en data de registre 4-05-2017, han presentat el seu respectiu escrit de conclusions, en el qual es contenen els greuges contra l'Aute de 20-01-2017.
La representació processal dels Srs. Bueno, Machado, Roda, Montenegro i Vendrell ha interposat recurs contra la resolució d'instància i, en data de registre 10-05-2017, ha articulat escrit de conclusions, en virtut del qual i pels motius exposats demana la revocació parcial de l'Aute d'instància.
Pel contrari, la representació processal de la part agent, per escrit de contesta a les conclusions, de data 6-06-2017, es va oposar al recurs interposat i va sol·licitar la seva desestimació amb imposició de les costes processals a la part recurrent.
Per escrits, de data 6-06-2017, la Sra. Nuñez i els Srs. Palomo I Esteban, van presentar escrits de contesta a les conclusions, en els que demanaven que s'estimés el recurs interposat contra l'Aute d'instància.
La representació processal de la part agent, per escrit de contesta a les conclusions, de data 6-06-2017, es va oposar al triomf del recurs i va explicitar els arguments que, al seu criteri, justifiquen la desestimació del recurs i la imposició de les costes processals.
En data 6 de juny la representació processal dels Srs. Bueno, Machado, Roda, Montenegro i Vendrell presenten escrit de contesta a les conclusions dl recurs interposat pels Srs. Palomo I Esteban. A i s'adhereixen al recurs.
La representació processal del Sr. Giner ha presentat escrit de contesta a les conclusions, de data 7-06-2017, dels dos recursos i, malgrat deixar a la Sala la decisió respecte del recurs, comparteix plenament l'argumentació dels recurrents.
La representació processal de B.,S.A. i dels Srs. Gálvez, i Mercader va presentar escrit, de data 7-06-2017, en el que efectua manifestacions i demana la imposició a la part agent de les costes processals originades en aquest procés.
Ha actuat com a magistrat ponent la M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy.
FONAMENTS DE DRET
I.- Els motius o greuges es fonamenten en la impugnació de la no imposició de les costes processals per part de l'Aute dictat a la instància.
Així, en primer terme, manifesta la representació processal dels Srs. Palomo I Esteban que l'Aute d'instància accepta el desistiment i acorda l'arxiu definitiu. I no imposa costes processals perquè entén que concorre una justa causa per a litigar, invocant la Novel·la 82, cap. X.. Considera que afirmar en l'estadi de les present actuacions l'existència d'una justa causa i absència de mala fe significa prejutjar el fons de la discussió.
En segon terme, afegeix que la part agent ha rebut els seus diners de l'A., de manera que era aquesta entitat qui els tenia. Aleshores, la part agent ha demandat indegudament contra tercers.
En l'Aute d'aquesta Sala de 28-09-2006 es recull que l'actuació processal de la part agent de demanar l'emplaçament motiva unes despeses processals que ha d'assumir la defenent i que han de ser rescabalades.
El recurs dels Srs. Bueno, Machado, Roda, Montenegro i Vendrell es fonamenta, en primer terme, que la no imposició de les costes processals no es pot justificar sobre si concorre o no temeritat o venciment, ja que no hi ha pronunciament sobre el fons de l'afer.
En segon terme, conforme a la jurisprudència de la Sala (SSTSJA de 28-09-2006 i 27-05-2014) les despeses processals derivades de l'actuació de la part actora han de ser rescabalades. Afegeix que la STSJA de 30-06-2016 també es pronuncia en el mateix sentit.
II.- La resolució d'instància motiva la no imposició en que la part agent ha actuat amb justa causa i no s'aprecia mala fe, alhora que en les presents circumstàncies esdevé aplicable la Novel·la 82, cap. X i no efectuar imposició de les costes processals.
Aquesta Sala ha tingut ocasió d'establir un criteri doctrinal al respecte del desistiment i de la imposició de costes en les seves resolucions de 27-05- 2010, 28-09-2006 i 27-05-2014.
Així, ha posat en relleu que el desistiment que resulta consentit per les parts litigants no ha de comportar imposició de les costes processals, com ressurt de la lectura de la sentència d'aquesta Sala de 27-05-2010.
En canvi, quan es formula el desistiment per la part agent i la part defenent accepta aquest, però sol·licita la imposició de les costes processals, aquesta Sala ha establert una doctrina fonamentada en criteris objectius, sense que el Tribunal hagi d'estudiar o examinar els motius pels quals s'ha produït el desistiment.
En aquesta línia, els nostres Autes de 28-09-2006 i 27-05-2014, sense analitzar quines són les raons o els motius pels quals es desisteix del procés i, per tant, sense poder raonar, encara que solament als efectes del desistiment, si la demanda interposada es trobava emparada en una justa o raonable causa per a litigar o, pel contrari, es podia entendre que la demanda era notablement infundada o temerària, s'han posicionat en la línia objectiva.
L'aute de 27-05-2014, amb cita de l'Aute de 28-09-2006, conclou que "fou l'actuació processal de la part agent... el que va motivar que aquests compareguessin amb representació processal i consultessin un lletrat i aquestes despeses, derivades directament de l'actuació de la part actora, constitueixen costes processals que han de ser rescabalades. Així, quan la part agent decideix desistir del procés, sense que sigui transcendent a aquests efectes determinar per quins motius ho va fer, les despeses que la seva actuació processal ha causat en els defenents han de ser suportades per la mateixa".
Es podria pensar que es tracta d'un supòsit excepcional, derivat de la carència sobrevinguda d'objecte, a l'haver recuperat la part agent el seu numerari, però no es pot oblidar que la demanda contenia també una pretensió d'indemnització per dany moral, fonamentada en l'existència de manca de diligència en la gestió, de la que també s'ha desistit i en relació a la qual es podria haver continuat el procés.
En definitiva, sense que el Tribunal pugui entrar a valorar el fons de l'afer, per tal de decidir respecte de la imposició de les costes, segons si l'acció exercitada esdevé raonable o fonamentada o, pel contrari, resulta temerària (al marge de posar en relleu l'existència d'un gran nombre de casos en els que cal estudiar amb detall el fons de l'afer per a decidir la prosperabilitat o no de la demanda), el desistiment no consentit o consentit de manera condicionada amb imposició de les costes processals, ha de portar a la imposició a la part agent de les costes processals de la instància, de conformitat amb la doctrina d'aquesta Sala.
Resta per afegir que l'abast de la revocació de la no imposició de les costes processals d'instància només pot beneficiar a les concretes persones que van impugnar el pronunciament judicial i no a aquelles que es van aquietar amb aquell.
I s'ha de cenyir a les actuacions derivades de la interposició de la demanda, atès que el plantejament d'una qüestió de prejudicialitat penal o de crides en garantia s'han de resoldre, quant a les costes processals, en els Autes que les resolen, i, de no haver-se assolit aquest estadi, no poden ésser traslladades a la part agent.
III.- L'estimació dels recursos interposats justifica la no imposició de les costes processals d'aquesta alçada.
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas.-
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
ESTIMAR els recursos interposats per la representació processal dels Srs. Palomo I Esteban i dels Srs. Bueno, Machado, Roda, Montenegro i Vendrell contra l'Aute, de data 20-01-2017, que revoquem exclusivament quant a les costes processals, en el sentit d'imposar les costes processals de primera instància a la part agent, amb les precisions indicades en el fonament de dret segon in fine. No s'escau efectuar imposició de les costes processals d'aquesta alçada.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.-