ATSJAD ANDORRA, a 24 d'octubre del 2017 - ROJ: ATSJAD 201/2017
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé24 octobre 2017
NuméroA281/17
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 201/2017
> Décision commentée : ATSJAD 201/2017, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 24 octobre 2017 (ECLI:AD:TSJADAD:2017:201A ; recours A281/17) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note éditoriale : le champ « référence canonique » fourni (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplet, la référence retenue ci-dessus est celle figurant dans le texte intégral. Les extraits de la décision, rédigée en catalan, sont traduits par nos soins.*
## Faits et procédure
Le requérant, M. Coll, a sollicité le bénéfice de la justice gratuite (défense et assistance techniques gratuites par avocat). Par une décision (*Aute*) du 20 juin 2017, le juge de la Batllia (« l'Hble. Batlle ») a rejeté cette demande.
M. Coll a interjeté appel devant la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia. Lors de l'enregistrement de son recours, le 15 septembre 2017, il a réitéré sa demande en invoquant sa situation économique. Il soutenait que ses ressources ne lui permettaient pas de faire face aux honoraires d'un avocat et a produit des pièces relatives à sa situation économique et familiale.
Selon le texte, la juridiction d'appel relève que :
- l'unité familiale se compose du seul requérant ;
- ce dernier déclarait des revenus salariaux d'environ 1 500 euros par mois ;
- l'examen de ses cotisations sociales (CASS) et de ses relevés bancaires révèle des bases de cotisation mensuelles d'environ 1 973,43 euros pour l'année 2016 et supérieures à 2 000 euros pour 2017, ainsi que des crédits réguliers, dont un versement de 12 000 euros qualifié de « feina » (travail) ;
- le requérant perçoit une pension de 500 euros et acquitte un loyer du même montant ;
- il est titulaire de trois véhicules, acquis en 2014 (deux) et en 2017 (un).
## Question de droit
La question posée est de savoir si la situation économique du requérant lui ouvre droit à la justice gratuite au regard du dispositif réglementaire andorran. Le tribunal formule ainsi le problème : « il appartient donc aux tribunaux de déterminer si la personne sollicitante se trouve dans une situation économique qui ne lui permet pas de payer les honoraires d'un avocat ».
Cette question appelle un examen à trois niveaux :
1. **Le cadre normatif.** L'article 100 de la Llei transitòria de procediments judicials du 21 décembre 1993, dans sa rédaction issue de la loi 16/2014 du 24 juillet 2014, renvoie à la procédure de constatation de la situation économique défavorable ou de l'insolvabilité. Le Reglament regulador del dret a la defensa i l'assistència tècnica (décret du 17 décembre 2014) en précise les critères.
2. **Le critère de l'insuffisance de ressources.** Selon l'article 19.1 du Reglament, sont calculés les revenus bruts annuels, par unité familiale, qui ne doivent pas dépasser les seuils prévus. Pour une personne isolée, le seuil est le salaire minimum interprofessionnel annuel. L'article 19.3 précise que les revenus pris en compte sont ceux de l'année civile précédant la demande, sauf modification substantielle justifiant de retenir la moyenne mensuelle depuis le 1er janvier de l'année de la demande.
3. **Le critère patrimonial et les mécanismes dérogatoires.** L'article 18 subordonne le bénéfice à l'absence de patrimoine suffisant. L'article 20 impose de prendre en compte l'ensemble des biens et droits, à l'exception de la résidence habituelle, ainsi que les « signes externes » de capacité économique réelle. L'article 21 prévoit enfin un octroi exceptionnel, lorsque le demandeur dispose de revenus supérieurs aux seuils mais justifie de charges très importantes ou de frais prévisibles très élevés, à condition que ses revenus n'excèdent pas trois fois les seuils et que la condition d'insuffisance patrimoniale soit remplie.
## Solution et dispositif
Le tribunal retient que, le seuil applicable étant le salaire minimum interprofessionnel 2016, fixé dans la décision à 11 710,44 euros, les revenus effectifs du requérant le dépassent largement. Il relève en outre l'absence de justification de charges « très importantes » au sens de l'article 21. Le loyer et la pension mentionn
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 24 d'octubre del 2017 - ROJ: ATSJAD 201/2017
ATSJAD 201/2017
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 201/2017, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 24 octobre 2017 (ECLI:AD:TSJADAD:2017:201A ; recours A281/17) (Lire sur source officielle)
Note éditoriale : le champ « référence canonique » fourni (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplet, la référence retenue ci-dessus est celle figurant dans le texte intégral. Les extraits de la décision, rédigée en catalan, sont traduits par nos soins.
Faits et procédure
Le requérant, M. Coll, a sollicité le bénéfice de la justice gratuite (défense et assistance techniques gratuites par avocat). Par une décision (Aute) du 20 juin 2017, le juge de la Batllia (« l'Hble. Batlle ») a rejeté cette demande.
M. Coll a interjeté appel devant la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia. Lors de l'enregistrement de son recours, le 15 septembre 2017, il a réitéré sa demande en invoquant sa situation économique. Il soutenait que ses ressources ne lui permettaient pas de faire face aux honoraires d'un avocat et a produit des pièces relatives à sa situation économique et familiale.
Selon le texte, la juridiction d'appel relève que :
l'unité familiale se compose du seul requérant ;
ce dernier déclarait des revenus salariaux d'environ 1 500 euros par mois ;
l'examen de ses cotisations sociales (CASS) et de ses relevés bancaires révèle des bases de cotisation mensuelles d'environ 1 973,43 euros pour l'année 2016 et supérieures à 2 000 euros pour 2017, ainsi que des crédits réguliers, dont un versement de 12 000 euros qualifié de « feina » (travail) ;
le requérant perçoit une pension de 500 euros et acquitte un loyer du même montant ;
il est titulaire de trois véhicules, acquis en 2014 (deux) et en 2017 (un).
Question de droit
La question posée est de savoir si la situation économique du requérant lui ouvre droit à la justice gratuite au regard du dispositif réglementaire andorran. Le tribunal formule ainsi le problème : « il appartient donc aux tribunaux de déterminer si la personne sollicitante se trouve dans une situation économique qui ne lui permet pas de payer les honoraires d'un avocat ».
Cette question appelle un examen à trois niveaux :
Le cadre normatif. L'article 100 de la Llei transitòria de procediments judicials du 21 décembre 1993, dans sa rédaction issue de la loi 16/2014 du 24 juillet 2014, renvoie à la procédure de constatation de la situation économique défavorable ou de l'insolvabilité. Le Reglament regulador del dret a la defensa i l'assistència tècnica (décret du 17 décembre 2014) en précise les critères.
Le critère de l'insuffisance de ressources. Selon l'article 19.1 du Reglament, sont calculés les revenus bruts annuels, par unité familiale, qui ne doivent pas dépasser les seuils prévus. Pour une personne isolée, le seuil est le salaire minimum interprofessionnel annuel. L'article 19.3 précise que les revenus pris en compte sont ceux de l'année civile précédant la demande, sauf modification substantielle justifiant de retenir la moyenne mensuelle depuis le 1er janvier de l'année de la demande.
Le critère patrimonial et les mécanismes dérogatoires. L'article 18 subordonne le bénéfice à l'absence de patrimoine suffisant. L'article 20 impose de prendre en compte l'ensemble des biens et droits, à l'exception de la résidence habituelle, ainsi que les « signes externes » de capacité économique réelle. L'article 21 prévoit enfin un octroi exceptionnel, lorsque le demandeur dispose de revenus supérieurs aux seuils mais justifie de charges très importantes ou de frais prévisibles très élevés, à condition que ses revenus n'excèdent pas trois fois les seuils et que la condition d'insuffisance patrimoniale soit remplie.
Solution et dispositif
Le tribunal retient que, le seuil applicable étant le salaire minimum interprofessionnel 2016, fixé dans la décision à 11 710,44 euros, les revenus effectifs du requérant le dépassent largement. Il relève en outre l'absence de justification de charges « très importantes » au sens de l'article 21. Le loyer et la pension mentionn
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000281/2017 ORIGEN: 2001937/2010 - 00
NIG: 5300542120170001775
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 24 d'octubre del 2017.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats M.I. Sr. Vincent Anière i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- L'Hble. Batlle va dictar Aute, de data 20 de juny de 2017, segons el qual denegava al Sr. Coll el benefici de justícia gratuïta.
II.- La part sol·licitant del benefici va presentar recurs contra la resolució d'instància i, en data de registre 15-09-2017, i va sol·licitar que se li atorgués el benefici de justícia gratuïta, atesa la seva situació econòmica.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A281/17 — Décision commentée
I.- Els motius en els que la part sol·licitant de l'assistència jurídica gratuïta fonamenta la viabilitat de la seva pretensió són els següents.
Argumenta que la seva situació econòmica no li permet fer front a les despeses d'un lletrat i acompanya junt amb l'escrit la documentació que acredita el seu estat econòmic i familiar.
II.- La normativa aplicable a la resolució del present supòsit consisteix en l'article 100 de la Llei transitòria de procediments judicials, del 21 de desembre de 1.993, reformat per la Llei 16/2014, del 24 de juliol, de modificació de la Llei transitòria de procediments judicials, que desenvolupa succintament el procediment per declarar la situació econòmica desfavorable o d'insolvència i per atorgar el dret a la defensa i l'assistència lletrades gratuïtes que en dimana.
Així mateix, l'article 19.1 del Reglament regulador del dret a la defensa i l'assistència tècnica lletrades, aprovat per Decret de 17.12.2014 (BOPA 21.1.2015), disposa: "Per tal de determinar la insuficiència d'ingressos de les persones físiques es calculen els ingressos econòmics bruts anyals que percebin directament o indirectament, per tots els conceptes i per unitat familiar, els quals no han de superar els llindars següents [...]" i concretament en la seva lletra a) El salari mínim interprofessional anyal si es tracta d'una persona no integrada en una unitat familiar.
Quan la persona sol·licitant no arribi al límit mínim d'ingressos que li pertoquin, es considerarà que es troba en situació econòmica desfavorable o insolvència, sempre que no disposi d'un patrimoni suficient a aquest efecte (article 18 del mateix Reglament).
Segons l'article 20 del Reglament, per tal de valorar la insuficiència de patrimoni de les persones físiques o jurídiques, es té en compte la titularitat de tot tipus de béns mobles i immobles i de drets, tant a Andorra com a l'estranger, fins i tot si aquests béns i drets no produeixen rendiments, llevat que constitueixin l'habitatge habitual de la persona sol·licitant. També se n'exceptuen els béns i els drets que no puguin ser venuts o bé donats en garantia sense provocar una pertorbació greu a la persona sol·licitant.
A aquest efecte, també es tenen en compte els signes externs que posin de manifest la capacitat econòmica real de la persona sol·licitant, i es denega el benefici de la defensa i l'assistència tècnica lletrades gratuïtes si aquests signes desmenteixen la declaració efectuada i evidencien que la persona sol·licitant disposa d'un patrimoni suficient o d'uns ingressos que superen els llindars establerts a l'article 19.
Finalment, l'article 21 del Reglament relatiu a l'atorgament excepcional disposa que, excepcionalment, es pot atorgar el benefici de la defensa i l'assistència tècnica lletrades gratuïtes a les persones que ho sol·liciten i tenen uns ingressos que superen els llindars establerts a l'article 19, si acrediten unes despeses o unes càrregues molt importants que així ho justifiquin, o quan les despeses previsibles del procés en el marc o en atenció al qual presenten la sol·licitud siguin molt elevades d'acord amb els ingressos dels quals disposen.
El mateix article precisa que, no obstant això, per tal d'atorgar el benefici de la defensa i l'assistència tècnica lletrades gratuïtes a l'empara de l'apartat anterior, els ingressos de les persones que ho sol·liciten no poden en cap cas superar tres vegades els llindars establerts a l'article 19, les quals han de complir d'altra banda el requisit de la insuficiència de patrimoni.
II.- Pertoca doncs als tribunals determinar si la persona sol·licitant es troba en una situació econòmica que no li permet pagar els honoraris d'un lletrat.
En el present supòsit, el topall s'ha de determinar en el salari mínim interprofessional per l'any 2016 (11.710,44 euros), atès que la unitat familiar està solament composada pel recurrent.
El Reglament regulador del dret a la defensa i a l'assistència tècnica, de data 17-12-2014, determina, en el seu article 19.1, que "Per tal de determinar la insuficiència d'ingressos de les persones físiques, es calculen els ingressos econòmics bruts anyals que percebin directament o indirectament, per tots els conceptes i per unitat familiar, els quals no han de superar els llindars següents". I l'apartat 3 del referit precepte clarament exposa que "3. Els ingressos que es tenen en compte a l'hora de valorar la situació econòmica de les persones físiques són els ingressos relatius a l'any civil anterior a la data en què es presenta la sol·licitud. Tanmateix, es pot tenir en compte la mitjana mensual dels ingressos percebuts des de l'1 de gener de l'any en què es presenta la sol·licitud si s'ha produït una modificació del nivell d'ingressos que així ho justifiqui".
Si es procedeix a l'estudi dels ingressos, el propi recurrent exposava a la data de la seva petició que comptava amb uns ingressos provinents de salaris d'uns 1.500 euros mensuals. Si s'analitza l'extracte de punts de la CASS apareix que durant l'any 2016, excepte el mes d'abril que es va situar entorn als 1.500 euros, la base de cotització de tots els altres mesos de l'any es va determinar en 1.973,43 euros, essent superior als 2.000 euros l'any 2017. I aquesta situació es reflecteix en els moviments del compte corrent del sol·licitant, tota vegada que el mes de gener presenta un ingrés de 2.677,03 i un altre de "feina" per 12.000 euros; el mes de febrer de 2.216,16 i un altre de 1.000 euros; el març de 2.094,87 i de 600 euros; l'abril de 1.925,02 i de 500 euros; el maig de 1.790,57 i de 500 euros i fins el dia 13 del mes de juny de 1.696,04 euros.
Si a aquests ingressos que en còmput anual superen amb escreix el topall màxim que determina el Reglament, sense que s'hagi acreditat la concurrència de càrregues molt importants (es reflecteix també en el compte una pensió de 500 euros i un lloguer del mateix import), s'afegeix, com ha indicat la Batlle d'instància, que és titular de tres vehicles adquirits, dos d'ells, l'any 2014 i el darrer el 2017, s'ha de confirmar la resolució d'instància i desestimar el recurs interposat.
III.- No procedeix efectuar imposició de les costes processals del present procediment, atesa la seva natura d'expedient de jurisdicció voluntària.
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas.- La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs interposat pel Sr. Coll contra l'Aute, de data 20-06-2017, dictat per l'Hble. Batlle i confirmar íntegrament la seva part decisòria. No procedeix efectuar imposició de les costes d'aquesta alçada.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.