ATSJAD 220/2017 (ECLI:AD:TSJADAD:2017:220A)
Décision commentée : ATSJAD 220/2017 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La présente décision émane de la Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre. Il s'agit d'un aute d'aclariment, c'est-à-dire d'une décision rectificative, rendu le 10 avril 2017 dans le cadre du rouleau TSJP-0000004/2017 (cause n° 6000140/2016, recours A004/17). Elle a pour objet la correction d'une erreur affectant le dispositif de la sentence n° 16-2017, prononcée le 27 mars 2017.
Le recours d'appel avait été formé par le Ministerio Fiscal contre le jugement du Tribunal de Corts rendu dans la même affaire. La date de ce jugement est diversement mentionnée dans le texte : le corps de l'ordonnance indique le 21 novembre 2017 (antécédent I), tandis que le résumé automatique et l'antécédent II retiennent le 21 novembre 2016. Cette divergence est vraisemblablement une coquille ; la date du 21 novembre 2016 apparaît la plus cohérente, mais le texte ne permet pas de la confirmer avec certitude.
M. Pastor, partie intimée à l'appel, avait été déclaré auteur responsable de plusieurs contraventions pénales : coactions (coaccions), menaces légères (amenaces lleus) et dommages dolosifs (danys dolosos). La sentence du 27 mars 2017 a accueilli l'appel du ministère public et réformé partiellement le jugement de première instance. Son dispositif prévoyait une peine identique pour chacune des trois contraventions, à savoir quinze jours d'arrêt nocturne conditionnel, assortis d'un délai de suspension de quinze jours.
Le tribunal relève, dans son antécédent III, qu'une erreur matérielle affecte cette partie dispositive : la contravention de dommages dolosifs devait donner lieu à une amende de 300 euros et non à la peine d'arrêt nocturne conditionnel.
Le texte ne précise pas si la rectification a été ordonnée d'office ou à la demande d'une partie (non précisé dans la décision).
Question de droit
La question posée est celle de l'étendue du pouvoir de rectification de la juridiction d'appel après le prononcé de sa décision. Plus précisément, il s'agissait de déterminer si une erreur affectant la nature de la peine infligée pour une infraction déterminée relève de la simple correction matérielle, ou si elle excède ce pouvoir et ne peut être corrigée que par une voie de réformation.
Le fondement invoqué est l'article 182 du Codi de Procediment Penal, aux termes duquel le tribunal peut, d'office ou à la demande d'une partie, « rectifier toute erreur matérielle, éclaircir les notions obscures ou suppléer d'éventuelles omissions observées dans la décision ».
Solution et dispositif
Le tribunal retient que l'erreur constatée est une erreur matérielle au sens de l'article 182 et procède à la rectification. Son raisonnement tient en un considérant unique, dépourvu de développement : la
Aute
Rotlle núm. TSJP-0000004/2017 Causa núm. 6000140/2016
AUTE 32-2017
Andorra la Vella, deu d'abril de dos mil disset.
Antecedents de fet
I.- RESULTANT: que en data 11 de gener de 2017 es registrà l'expedient de recurs d'apel·lació sota el número de rotlle TSJP- 0000004/2017, interposat pel MINISTERI FISCAL contra la sentència dictada pel Tribunal de Corts en data 21 de novembre de 2017 en el marc de la causa 6000140/2016, essent el Sr. Pastor la part recorreguda.
II.- RESULTANT: que en el marc del rotlle de referència, el 27 de març de 2017 la Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia va dictar la sentència 16-2017 amb la següent part dispositiva:
"1.- Estimar el recurs d'apel·lació interposat pel Ministeri Fiscal.
2.- Revocar parcialment la sentència dictada pel Tribunal de Corts en data 21 de novembre de 2016 en la causa de referència, en el sentit de condemnar a Pastor com a autor responsable de les contravencions penals de coaccions, d'amenaces lleus i danys dolosos a una pena per cadascuna de les contravencions penals de 15 dies d'arrest nocturn condicional, amb un termini de suspensió de la pena de 15 dies, confirmant els altres pronunciaments condemnatoris de la sentència recorreguda.
3.- Declarar les despeses d'ofici les despeses processals causades en aquesta instància."